a; ... 2X—1QQ
Si l’on divise 700 par 2, on obtient 350, qui représente l’équivalent du fer.
Berzelius a calculé l’équivalent du chrome d’après les l’ésultats fournis par l’action de l’azotate de plomb sur le
chromate neutre de potasse. 100 d’azotate de plomb ont donné 98,772 de chromate de plomb ;
100 : 98,772 :: 2069,75 ôq. de l’azotate do plomb ; œ a: = 204-4,333 de clu’omate de plomb.
On obtient ainsi 349,833 , près de 350, pour l’équivalent du chrome.
Cependant M. P^ligot, qui a déduit l’équivalent du chrome de l’analyse de l’acétate de protoxyde de chrome, n’a trouvé que 328,5.
Équivalent de l'étain.
Berzelius a fait l’expérience suivante pour déterminer l’équivalent de l’étain : 100 parties de ce métal, traitées par l’acide azotique pur, ont produit 127,2 d’acide stan- ! nique. L’équivalent de l’étain est donc 735,296.
: Equivalent du zinc.
I 100 parties de zinc se combinent, d’après Gay-Lussac, avec 24,8 d’oxygène et forment de l’oxyde de zinc.
24,8 : 100 :: 100 : x ... x = 403,20 équivalent du zinc.
Cependant MM. Erdmann et Pelouze adoptent le nombre 406,50, qu’ils ont déduit de la synthèse de l’oxyde de zinc, ou en pesant l’oxyde de zinc qui résulte de la décomposition du lactate de zinc pur et anhydre.
M. Favre a trouvé les nombres 412,630, 412,394, en
■ faisant l’analyse de l’oxalate de zinc. Il a adopté le chiffre 412,500, multiple de l’équivalent de l’hydrogène.
Equivalent de l' antimoine.
Si l’oii traite 100 parties d’antimoine pnr par l’acide azotique fumant, on obtient 12/i,8 d’oxyde d’antimoine SbO^ L’équivalent de l’antimoine est, d’après cette donnée, 806, A52,
Equivalent du bismuth.
100 parties de bismuth se combinent avec 11,275 parties d’oxygène pour donner naissance à l’oxyde BiO. L’équivalent du bismuth est donc 1330,377.
Equivalents du cuivre ^ du 'plomb et du mercure.
Dans une première expérience, Berzelius a réduit par le gaz hydrogène 7‘'%680 d’oxyde de cuivre qui a perdu 1«'',55 d’oxygène. 9”', 611 traités de la même manière ont abandonné, dans une autre expérience, l*'^939 d’oxygène. 100 parties de cuivre produisent donc 125,272 d’oxyde de cuivre.
23,272 : 100 100 : x ... X — 393,695, équivalent du cuivre. .
L’équivalent du cuivre, déterminé par MM. Erdmann et Marchand, est 396,6.
Berzelius a analysé l’oxyde de plomb en le réduisant, comme l’oxyde de cuivre, par le gaz hydrogène, et il a reconnu ainsi que 100 parties de plomb se combinent avec 7,725 parties de gaz oxygène; d’où il résulte que l’équivalent du plomb doit être représenté par le nombre 129A,Û98.
L’oxyde de mercure HgO est formé, d’après l’analyse de MM. Erdmann et Marchand, de 92,596 de mercure et de 7,/iOâ d’oxygène. , L’équivalent du mercure est donc 1250,6, mais nous adoptons 1250 qui est un multiple de l’équivalent de l’hydrogène.
EQUIVALENTS CUIMIQUES.
Equivalent de l'argent.
69,098 de chlorure de potassium précipitent 100 d’argent à l’état de chlorure d’argent. On calcule l’équivalent de ce métal par la proportion :
69,098 : 100 :: 932,14, éq. du cidorurp de potassium : x X = 1349, équivalent de l’argent.
Plusieurs chimistes ont adopté le nombre 1350.
Equivalent de l’ hydrogène jwis pour unité.
Si, au lieu de représenter l’équivalent de l’oxygène par 100, on suppose que celui de l’hydrogène est égal à 1, on remarque, d’après les travaux de Proust, de M. Dumas et d’autres chimistes, que les équivalents d’un certain nombre de corps sont des multiples exacts de l’équivalent de l’hydrogène.
M. Dumas a entrepris, dans un mémoire remarquable (1) par les vues élevées qu’il renferme, une révision générale des équivalents des corps simples; il a étudié en outre, avec un soin extrême, les relations qui se manifestent entre les chiffres représentant les équivalents des corps simples, •celui de l’hydrogène étant pris pour unité.
Les équivalents de tous les corps simples sont-ils des 'multiples de celui de l’hydrogène par des nombres entiers? 'Telle est la première question étudiée par M. Dumas.
Deux équivalents font exception à la règle de Proust : fce sont ceux du chlore et du cuivre. En effet, M. Dumas ^s’est assuré par des expériences d’une grande perfection rque 108 grammes d’argent ont exigé, pour se convertir fen chlorure, 35''",5 de chlore : ce résultat est d’accord avec [ les analyses de MM. Pelouze, Maumené et de Marignac.
(1) Comples rendus de l'Acadctnic des sciences, tome Xl.Y, p. 710.
Les recherches entreprises pour fixer l’équivalent du cuivre le placent entre 31 et 32.
La loi de Proust n’est donc pas absolue, et ne s’applique pas au chlore et au cuivre.
M. Dumas a formulé son opinion sur la théorie de Proust par la proposition suivante : Les équivalents des coi'ps simples sont presque tous des multiples par des nombres entiers de V équivalent de V hydrogène jwis j)our unité; néanmoins^ lorsqu’il s’agit du chlore au moins, l unité à laquelle il convient de le comparer est égcde à 0,5 seulement de l’équivalent de l' hydrogène.
Existe-t-il des corps simples dont les équivalents soient entre eux en poids, comme 1 ! 1, ou comme 1 ; 2? Ces rapports existent d’une manière évidente pour un grand nombre d’équivalents; ainsi, M. Dumas a prouvé, par des expériences difficiles et ingénieuses, que le molybdène et le tungstène, liés par des analogies étroites, ont pour équivalents, le premier, 48, et le second, 92. L’équivalent de l’oxygène étant représenté par 8, celui du soufre est exprimé par 1(5.
Il existe donc entre ces équivalents le rapport simple de
D’autres équivalents sont tout à fait semblables, tels sont le manganèse et le chrome, dont les équivalents sont représentés par 26.
Étant donnés trois corps simples appartenant à la même famille naturelle, ^équivalent du corps intermédiaire est souvent égal à la demi-somme des équivalents des deux corps extrêmes. Ainsi, 16 -j- 64, équivalents du soufre et du tellure, donnent 80, dont la moitié 40 représente à très peu près l’équivalent du sélénium. 20 -f- 68, équivalents du calcium et du baryum, donnent 88, dont la moitié 44 représente l’équivalent du strontium ; mais
: cette comparaison ne donne pas toujours des relations ; aussi nettes, même pour les corps dont les afïinités sont ^ ‘ très étroites, tels que le chlore, le brome et l’iode. En effet, il résulte des expériences de M.. Dumas que l’équivalent ; du brome n’est pas la demi-somme des équivalents du ; chlore et de l’iode.
i Existe-t-il, dans la génération des nombres qui repré- I «sentent les équivalents des corps simples appartenant à la ! même famille naturelle, quelques lois analogues à celles que l’on observe dans la génération des nombres quire- ; présentent les équivalents de certains radicaux organiques de la même série naturelle ? Si l’on considère les radicaux ;i (de la série naturelle des éthers, on établit les relations |i ssuivantes :
Cm'5 99