DN GAZ ÉTANT DONNÉ, EN RECONNAÎTRE LA NATDRE
très soluble dans l’eau ; il a une odeur vive particulière, détone sous l’influence de la chaleur, et n’est pas entièrement absorbé par la potasse, après avoir été chauffé. La dissolution de ce gaz dans l’eau dégage abondamment du chlore, lorsqu’on la mêle avec l’acide chlorhydrique.
c. Acide chloreux. — Il est jaune verdâtre, moins soluble dans l’eau que l’acide hypochloreux, détone par la chaleur et produit 2 volumes de chlore et 3 volumes d’oxygène.
d. Acide hypochlorique. — Ce gaz est jaune foncé, a une odeur qui rappelle le caramel, n’attaque pas le mercure et détone violemment par la chaleur.
2" Gaz qui répandent des vapeurs blanches à l’air.
a. Acide chlorhydrique. — 11 répand des vapeurs blanches au contact de l’air, est très soluble dans l’eau, et donne lieu à un dégagement de chlore par le bioxyde de manganèse. Sa dissolution ne laisse point de résidu, quand on l’évapore; elle n’est pas décomposée par le chlore, et donne avec l’azotate d’argent un précipité blanc, qui devient violet par l’action de la lumière, qui est insoluble dans les acides, et très soluble dans l’ammoniaque.
b. Acide bromhydrique. — 11 est décomposé par le chlore qui le rend rutilant, en séparant le brome. Sa dissolution aqueuse donne avec l’azotate d’argent un précipité d’un blanc légèrement jaunâtre, beaucoup moins soluble dans l’ammoniaque que le chlorure d’argent.
c. Acide iodhydrique. — 11 est décomposé par le Chlore, qui en dégage des vapeurs violettes d’iode ; aussi si l’on y ajoute de l’eau amidonnée, la liqueur prend-elle une belle couleur bleue. Une solution d’azotate d’argent produit un précipité blanc-jaunâtre, presque insoluble dans l’ammoniaque. L’acide iodhydrique est décomposé par le mercurCi
MÉLANGES GAZEUX
d. Fluorure de silicium. — Il donne avec l’eau un dépôt abondant d’acide silicique gélatineux.
e. Fluorure de bore. — Ce gaz répand des vapeurs très épaisses à l’air et carbonise le papier.
f. C hlorure de bore . — Précipite les sels d’ argent comme l’acide chlorhydrique. Si l’on fait évaporer jusqu’à siccité sa dissolution aqueuse, et si l’on dissout dans l’alcool le résidu formé d’acide borique, la liqueur alcoolique brûle avec une flamme verte.
g. Bromure de bore. — • L’eau le décompose en acide bromhydrique et en acide borique , dont on peut constater la présence par les moyens que nous venons d’indiquer.
3° Gaz incolores.
a. Acide sulfureux. — Ce gaz a l’odeur caractéristique du soufre qui brûle ; il est absorbé par le bioxyde de manganèse, le bioxyde de plomb et le borax. Sa dissolution traitée par l’acide azotique précipite les sels de baryte. Dissous dans l’eau et mêlé avec l’acide chlorhydrique et le zinc, il produit de l’acide suif hydrique.
b. Acide carbonique. — Il est sans odeur, rougit faiblement le tournesol, donne avec l’eau de chaux un précipité blanc soluble dans un excès d’acide carbonique et produisant avec la plupart des acides une effervescence.
c. Acide chloroxy carbonique. — Il a une odeur piquante. L’eau le transforme en acide chlorhydrique et en acide carbonique. Le zinc se combine à chaud avec le chlore et dégage de l’oxyde de carbone.
d. Chlorure de cyanogène. — Il est neutre aux réactifs colorés, a une odeur piquante et forme avec la potasse du cyanate de potasse et du chlorure de potassium, qui précipite en bimane par les sels d’argent.