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Lorsque l’alliage contient du enivre, du plomb et du fer, les deux premiers sont précipités par le zinc, et le fer est converti en prolochlorure qui n’exerce aucune influence sur l’opération. Si l’étain renferme en outre de l’arsenic, on le chauffe d’abord dans un creuset brasqué pour volatiliser
por.oiAt.K.
ÉTAIN
celui-ci, et on le dissout ensuite dans le mélange d’acide azotique et d’acide chlorhydrique.
La coloration jaunâtre imprimée au liquide par le perchlorure de fer n’est pas assez prononcée pour avertir l’opérateur que l’essai est terminé. IL faut donc employer un réactif doué d’un pouvoir colorant plus énergique ; aussi M. Saint-Léger a-t-il eu la pensée d’appliquer au dosage de l’étain le permanganate de potasse, si heureusement employé par M. Margueritte pour la détermination du fer.
Le permanganate de potasse étant préparé par le procédé que nous avons indiqué, on le dissout dans l’eau et l’on y ajoute une quantité suffisante d’acide azotique, afin d’obtenir une liqueur d’un rouge violacé. Cette dissolution est ensuite titrée, comme celle de M. Margueritte, de manière que 1 gramme d’étain corresponde à environ 30 centimètres cubes de liqueur normale.
Pour faire l’analyse des composés d’étain, on en introduit i gramme dans un ballon d’un demi-litre, avec 25 centimètres cubes d’acide chlorhydrique pur contenant une petite quantité d’acide azotique. On chauffe, et après la dissolution de l’étain, on le ramène à l’état de protochlorure par le zinc distillé et en présence d’un excès d’acide chlorhydrique, pour redissoudre l’étain qui se précipite. Cela fait, on verse la liqueur titrée de permanganate de potasse qui est décolorée par le protochlorure d’étain ; mais lorsque le sel d’étain est parvenu au maximum de chloruration, une seule goutte de caméléon communique au liquide une coloration rose très facile à apprécier. On remarque que dans le dosage de l’étain la liqueur incolore prend une teinte rose plus tranchée que dans le dosage du fer. On trouve ensuite, par un simple calcul, la proportion d’étain contenue dans la substance analysée.
Cette méthode permet de déterminer dans un mélange
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les proportions de sel d’étain au minimum et au maximum.
II faut pour cela faire deux opérations. Dans la première, on transforme le sel de protoxyde d’étain en sel de peroxyde, et le volume du permanganate de potasse employé fait connaître le poids du protochlorure d’étain.
Dans une seconde opération, on réduit le perchlorure d’étain d’une nouvelle quantité de liqueur, et l’on y verse également la dissolution titrée de permanganate de potasse.' La lecture des divisions de la burette permettra de calculer la quantité de perchlorure ramené à l’état de protochlorure.
On réduit le perchlorure d’étain à l’aide du zinc ou bien de la grenaille d’étain, après avoir chassé l’excès d’acide c% la dissolution. On fait bouillir et l’on obtient deux équivalents de protochlorure d’étain avec un équivalent de perchlorure. 11 faut donc, dans ce cas, deux fois plus de permanganate de potasse pour reproduire du perchlorure d’étain, qu’il n’en faut pour transformer un seul équivalent de protochlorure d’étain. Il suffit par conséquent de prendre dans la deuxième opération la moitié des divisions de là burette, et l’on aura ainsi un nombre proportionnel à la totalité du perchlorure d’étain.
On emploie dans les arts des quantités considérables de sels d’étain pour obtenir les couleurs d’application dont on se sert dans la préparation des toiles destinées à recevoir l’impression des couleurs, etc. 11 est donc important poulies fabricants d’impression de tissus de bien connaître la composition de ces sels.
Si la dissolution contenait du cuivre et de l’antimoine, ces deux métaux seraient précipités par le zinc et séparés ensuite par filtration ; quant au fer, après avoir fait un essai par le procédé ordinaire, on dissoudrait encore 1 gramme de matière dans l’acide chlorhydrique, et l’on précipiterait le fer par le zinc pur, en ayant le soin de ne pas laisser un
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excès d’acide chlorhydrique. Après avoir séparé l’étain, on dose le fer avec la dissolution titrée de M. Margueritte, et l’on retranche le poids du fer de celui des deux métaux fourni par le premier essai.
L’arsenic se dégage à l’état d’arséniure d’hydrogène pendant la dissolution des métaux.
En opérant d’une manière inverse, on peut appliquer ce procédé au dosage des manganèses du commerce ; en effet, si l’on transforme en permanganate de potasse un poids connu de minerai, et si l’on reconnaît la quantité de protochlorure d’étain acidifié par l’acide chlorhydrique nécessaire pour décolorer un volume déterminé de permanganate de potasse, on trouve le poids de ce sel et par conséquent celui du peroxyde de manganèse. On a en effet :
Mn2Q7,KO + 5C18n -f 8C1H = CIK -f 2CIMn + 8HO + 5Cl2Sn.
SClSn : Mn20’’'K0 y. p : æ.
P indique le poids de protochlorure d’étain employé, et x le poids cherché de permanganate de potasse.
ARTICLE PREMIER. — Action du bichromate de potasse sur le protochlorure d’étain.
Un chimiste allemand, M. Streng, a fondé une méthode volumétrique générale sur la réduction des corps par le protochlorure d’étain et leur oxydation par le bichromate de potasse. Si l’on fait intervenir l’iode et l’amidon en présence des corps réducteurs, l’iodure bleu d’amidon ne se forme que lorsque ceux-ci sont entièrement oxydés par l’acide chromique.
Lorsqu’on veutdosep des corps qui cèdent facilement une partie de leur oxygène^ on les réduit par le protochlorure d’étain, et la couleur bleue ne se manifeste dans la liqueur
DISSOLUTIONS TlTllÊliS DE PROTOCULÜUURE u’ÉTAiN, ETC. .Vil
qu’aprèsla décomposition complète du protoclilorure d’étain par l’acide chromiqiie. Les corps qui agissent comme l’oxygène, tels que l’iode, le brome et le chlore, donnent lieu aux mêmes phénomènes.
Par l’emploi combiné du protochlorure d’étain, du bichromate de potasse, de l’acide chlorhydrique, de l’empois d’amidon et de l’iodure de potassium, on pourra doser les éléments qui absorbent ou qui cèdent l’oxygène. De tous les corps réducteurs, tels que les sels de fer et de cuivre au minimum, l’acide sulfureux, l’acide arsénieux, le protochlorure d’étain est le plus convenable, suivant M. Streng. Le bichromate de potasse présente de son côté des avances incontestables.
ARTICLE II. — Dissolutions titrées de protochlorure d’étain