MINERAI DE CHROME ET ACIDE CHROMIQUE
chlorhydrique fumant (fig. 111) ; on y adapte le tube de dégagement a à l’aide d’un tube en caoutchouc c, et on introduit dans l’extrémité libre de ce tube de dégagement une boule à pointe très légère^ qui sert de soupape et qui est destinée à empêcher l’absorption. Ce tube est engagé dans le col de la cornue ô, de la capacité d’environ 160 centimètres cubes et contenant une solution d’iodure de potassium. Le col de la cornue présente un renflement h destiné à recevoir le liquide que le dégagement du gaz peut y faire monter.
Si l’on détermine par la méthode de M. Bunsen la quantité d’iode obtenue en décomposant un poids connu de chromate de potasse, on pourra calculer le poids de l’acide chromique contenu dans le chromate.
M. Frésénins a supprimé la soupape de l’appareil de M. Bunsen en étirant le tube en pointe et en y soufflant une boule vers le haut. Par cette disposition l’absorption devient lente et on a le temps de séparer le petit ballon dans lequel la réaction s’est opérée.
M. Mohr emploie un autre appareil distillatoire qui nous semble préférable (fig. 112). Il est formé d’un petit ballon, qui reçoit le mélange de bichromate de potasse et d’acide chlorhydrique fumant, d’un tube très incliné, communiquant, à l’aide d’un tube en caoutchouc, avec un
Fig. 112.
On introduit dans le ballon une dissolution de carbonate de soude pur que l’on verse par le tube rempli de verre cassé, on chauffe et l’on fait marcher l’opération jusqu’à ce que tout le chlore soit dégagé. On serre alors avec un fil le tube en caoutchouc, on laisse refroidir, on lave les fragments de verre avec de l’eau distillée, et on détermine la quantité de chlore contenue dans la liqueur alcaline, au moyen d’une dissolution arsénieuse titrée par la méthode de Gay-Lussac. Le volume de chlore obtenu fera connaître la proportion d’acide chromique.
On emploie aussi pour le dosage du chlore, et par suite de l’acide chromique, deux dissolutions titrées qui agis-
MlNERAl DE CHROME ET ACIDE CilRUMlQUE.
autre tube en verre, dont l’extrémité inférieure effilée plonge jusqu’au fond d’un autre ballon. Ce ballon est fermé par un bouchon auquel est adapté un tube, large à la partie supérieure et rempli de fragments de verre.