Chauffage an ronge
g ti. Le chauffage au rouge est jusqu'à un certain point, pour les solides, ce que l'évaporation est pour les liquides, en ce sens qu'on arrive par là à séparer des corps solides plus volatils d'autres qui le sont moins ou qui sont fixes, en se proposant d'obtenir ces derniers. Cette opération exige toujours une haute température, et c'est ce qui la distingue de la simple dessiccation. Quant à l'état que prend après le refroidissement la partie chassée par la volatilisation, cela importe peu ; elle peut être gazeuse, comme lorsqu'on calcine du carbonate de chaux; ou liquide comme avec l'hydrate de chaux ; ou enfin solide, ainsi que cela arrive lorsqu'on chauffe fortement un mélange renfermant du sel ammoniac.
Bien que le but le plus général du chauffage au rouge soit celui que nous venons d'indiquer, il arrive cependant qu'on y soumet parfois des substances non pour les vaporiser, mais simplement pour modifier leur
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état physique; c*est ainsi qu'on calcinera l'oxyde de chrome pour le transformer en sa modification insoluble.
' Enfin, dans les recherches analytiques; on chauffe souvent au rouge pour conclure quelque chose sur la nature de la substance, d'après la maftière dont elle se comporte sous l'action de la chaleur ; on examine son plus ou moins de fixité, sa fusibilité, l'absence ou la présence de matières organiques^ etc.
. Cette opération se pratique d'ordinaire dans des creusets. Quand on travaille en grand, ^u prend des creusets de Hesse, ou de graphite, que Ton chauffe au milieu des charbons ; mais pour les recherches analytiques, on choisit, suivant la nature des substances, de plus petits creusets ou de petits têts en porcelaine, en platine, en argent, en fer, ou aussi des tubes de verre fermés à un bout, et Ton chauffe avec la lampe à alcool de Berzelius, ou une bonne lampe à gaz.
1 1 . SablimaClon.
g it. Si par l'action de la chaleur on transforme un solide en vapeurs que l'on condense ensuite par le refroidissement, on fait une sublima' tioTij et le produit de la condensation de la vapeur s'appelle un sublimé. Cette opération est donc, en quelque sorte, la distillation d*un corps solide, et on l'applique à la séparation des substances inégalement volatiles. Elle est très-utile en analyse pour reconnaître certains corps, par exemple, l'arsenic. Les appareils ont des formes qui dépendent de la volatilité de la substance ; dans les analyses on se sert surtout de tubes en verre fermés par un bout.