GÉNÉRALITÉS SUR LA MÉTHODE ANALYTIQUE
Il sera nécessaire, pour établir une marche aussi générale» de considérer tous les cas possibles; mais bien entendu, tout en supposant les corps dans toutes sortes de mélanges, nous les supposerons purs de substances organiques étrangères, car ces dernières souvent masquent complètement les réactions ou les modifient profondément.
Bien que cette méthode soit telle qu'à quelques exceptions près elle puisse s'appliquer toujours, il y aura cependant quelques cas particuliers où il sera commode et même nécessaire de la modifier. Parfois aussi, avant de l'employer, il sera bon de soumettre la substance à un traitement préliminaire : par exemple si elle renfermait des matières organiques colorantes ou mucilagineuses. Pour guider dans ces cas particuliers, j'ai indiqué dans le deuxième chapitre quelques exemples des plus importants et des plus fréquents, et décrit avec détail la manière de procéder dans l'analyse. On verra facilement d'après cela comment se simplifie la marche générale, quand surtout le nombre des substances auxquelles il faut avoir égard est restreint.
Enfin pour qu'une analyse soit profitable et faite avec intelligence, il faut que celui qui la fait sache parfaitement sur quoi reposent la séparation et la détermination de chaque corps, et se rende compte du motif pour lequel, dans la marche [de l'opération, on a employé tel réactif plutôt que tel autre, et pourquoi on a suivi tel ou tel ordre. C'est pour cela que, dans un troisième chapitre^ nous avons donné l'explication de la marche analytique, en ajoutant quelques reniarques sur l'application pratique. Gomme ce chapitre est en définitive la clef du premier et du deuxième, j'engage fortement à s'en bien pénétrer, même avant de commencer les essais. J'ai cru devoir faire un chapitre à part de ces explications théoriques, d'abord parce qu'elles seront plus faciles à comprendre dans leur ensemble, et ensuite parce qu'en les intercalant dans l'indication de la marche pratique à suivre, cela aurait produit des longueurs et des additions qui auraient par. trop nui à la netteté de l'exposition.
Dans ce troisième chapitre, j'ai aussi choisi l'occasion de faire remarquer dans quels résidus, dans quelles dissolutions, dans quels précipités, etc. , obtenus dans le cours de l'analyse, on avait à chercher les éléments qu'on rencontre plus rarement et comment, dans le cas où l'on désirerait les trouver, il faudrait opérer méthodiquement pour reconnaître leur présence avec certitude.
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