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II. Acide organique

1 . V cupide formique ne peut pas se rencontrer, car tous ses sels sont o\i solubles dans Teau.

2. L'acide acétique se reconnaît facilement dans les essais préliminaires par le dégagement d'acétone. On s*en assure* au moyen de Tacide sulfuriqueet deTalcool (§ tYi).

*3. On reconnaît Yadde henzdique à ce qu*il se dépose en général quand on traite par l'acide chlorhydrique ou quand la solution chlorlndrique se refroidit. On contrôle en sublimant le précipité lavé et séché.

4. On maintient ^ssez longtemps un essai en ébullition avec un excès 97 de carbonate de soude et Ton filtre chaud ; alors dans la plupart des cas Facide organique sera en dissolution à Télat de sel de soude. On acidulé faiblement la solution avec de Tacide chlorhydrique, on chasse l'acide carbonique en chaulTant et on essaye le liquide ainsi qu'il est dit au g 184. Avec les bases du groupe IV ainsi qu'avec Toxy^ie de plomb, cette séparation n'est pas complète. Dans ces cas exceptionnels, après rébullition avec le carbonate de soude, on ajoute au liquide filtré du sulfhydrate d'ammoniaque jusqu'à ce que l'oxyde métallique soit précipité, on filtre et on opère comme il a été dit plus haut.

COMBINAISONS SIMPLES

C. CORPS INSOLUBLES OU PEU SOLUBLES DANS l'eaU, L'ACIDE AZOTIQUE, l'acide CHLORHYDRIQUE ET l'eaU RÉGALE.

Reoherohe de la base ei de laoîde.

Sous ce titre nous comprenons le sulfate de baryte, le mlfate de 98 strontiane, le sulfate de chavix, le fluorure de calcium, les silicates terreux, V alumine fortement calcinée ou naturelle, le sulfate de plomb.

§188] GOMBIN. SIMPLES INSOLDB. DJklIS L'EAU ET LES ACIDES. 311

les composés du plomb avec le chlore et le brome^ ceux de Yargent avec le chlore, le brome^ Yiode et le cyanogènej Y oxyde d'étain calciné ou naturel, Yoxyde de chrome calciné, et enfin le soufre et le charbon; ce sont les combinaisons qui se rencontrent le plus fréquemment. Pour les silicates simples, je renvoie au g t05, pour les ferrocyanures et les ferricyanures métallique^, au § t04. C'est Fessai préliminaire qui apprend si Ton a de pareils composés.

Le sulfate de chaux et le chlorure de plomb ne sont pas tout à fait insolubles dans Teau : le sulfate de plomb peut se dissoudre dans l'acide chlorhydrique. Toutefois nous, parlerons encore jci. de ces composés, parce qu'ils sont si difficilement solubles qu'on en obtient rarement une dissolution complète et dès lors, s'ils échappaient dans la recherche faite sur une solution aqueuse ou acide^ il faut pouvoir encore les retrouver ici.

1. Le soufre libre doit avoir été déjà découvert dans l'essai préliminaire.

2. Le charbon est généralement noir, insoluble dans l'eau régale, toujours combustible sur une feuille de platine chauffée on dessous à l'aide du chalumeau *■ : il donne du carbonate de potasse si on le tait détoner avec le salpêtre.

0. V oxyde de chrome est vert ou vert noirâtre et a dû être déjà reconnu dans l'essai avec la perle de sel de phosphore (18).

4. On verse du sulfhydrate d'ammoniaque sur une petite partie de la 99 substance.

a. Elle devient noire: cela indique un solde plomb ou un sel d'argent.

a. Elle fond dans un petit tube sans décomposition (3) : chlorure ou bromure de plomb, chlorure, bromure ou iodure d'argent. Dans un petit creuset de porcelaine on fond 1 p. du composé avec 4 p. de carbonate de potasse et de soude mélangés, on laisse refroidir, on fait bouillir le résidu avec de l'eau et dans la liqueur|filtrée on cherche le chlore , le brome et Yiode d'après le n"" (75). On dissout dans l'acide azotique le résidu, qui est de Yargent métallique ou de Yoxyde de plomb, et on essaye la dissolution dans l'acide azotique d'après le n^ (46).

p. Elle dégage au rouge dans le tube du cyanogène et laisse de l'argent métallique : cyanure d'argent.

* Le graphite ne brûle complètement que [lorsqu'on le chauffe fortement dans un courant d'ox^ène.

H2 2- PARTIE. — CllAP. I. — RECMERCHE SPECIALE. (§188

7. Chauffée au rouge dans le tube de verre, elle ne change pas : sulfate de plomba On fait bouillir une petite portion de la substance avec du carbonate de soude, on filtre, on acidulé le liquide filtré avec de Tacide chlorhydrique et on cherche Vacide sulfurique avec le chlorure de baryum, — on dissout le résidu insoluble lavé dans de Tacide. azotique et avec Tacide suif hydrique ou Tacide sulfurique on décèle la présence du plomb.

b. Elle reste blanche : absence de plomb et d'argent. llX'

a. Avec une portion on cherche Voxyde d'étain au moyen de la perle de borax colorée faiblement en bleu par Toxyde de cuivre (§ iS9, 12). Si la perle devient brun rouge ou rouge rubis, on s*assure tout à fait de la présence deToxyded^étain parla réduction d*un essai avec la soude et le cyanure de potassium (g t«9, H).

*p. On broie intimement fine petite portion de Tessai avec du quartz en poudre bien fin, on humecte le mélange dans un petit creuset avec quelques gouttes d'acide sulfurique concentré et Ton chauffe doucement.

aa. // se dégage des fumées blanches, qui rougissent le tournesol et qui troublent une goutte d'eau (§ iSO, 6) : cela indique le fluorure de calcium. On décompose une petite portion de la substance réduite en poudre fine avec de Tacide sulfurique dans un creuset de platine et on reconnaît le fluor à son action sur le verre (§ §46) : on fait bouillir le résidu avec de Tacide chlorhydrique, on filtre, et après avoir neutralisé avec l'ammoniaque, on trouve la chaux dans la dissolution à Taide de Toxalnte d'ammoniaque.

bb. // ne se dégage pas de fumées blanches ou rougissant k tournesol ou troublant une goutte d'eau suspendue au milieu des vapeurs. On mélange une petite portion de la substance finement pulvérisée avec quatre fois autant de . carbonates purs de potasse et de soude et ou fait fondre dans un creuset de platine (ou sur une feuille de platine). On fait bouillir la masse fondue avec de l'eau, on filtre s'il y a un résidu et on lave celui-ci. On acidifie le liquide filtré avec de l'acide chlorhydrique ; dans une portion on cherche Vacide sulfurique avec le chlorure de baryum, et dans le cas oii l'on n'en trouve pas, on cherche Vacide silicique dans l'autre portion en l'évaporant à siccité (g iSO, 2).

S<89] COMB. COMPLEXES. — RECHERCHE DES BASES. 3i3

S*il n'y en a pas non plus, on cherche Valumine avec Tanimoniaque dans la solution chlorhydriquc du résidu de Tévaporation.

Si Vacide silicique était pur, la masse fondue obtenue avec les carbonates alcalins devrait donner une dissolution limpide : mais s*il y a des silicates, les bases de ces derniers restent insolubles et on peut les chercher dans le résidu. En présence de Talumine, la masse fondue ne se dissout complètement dans Teau, qu'autant qu'on aura employé beaucoup de carbonate de soude à une haute température.

Si l'on a trouvé de l'acide sulfurique, la terre alcaline qui lui était combinée est restée sur le filtre à l'état de caibonate. On dissout alors, après lavage, dans de l'acide chlorhydrique et on fait les essais du n* (62) pour trouver la baryte, la strcmtiane ou la chaux.

COMBINAISONS COMPLEXES

A. CORPS SOLCJBLES OU INSOLUBLES DANS l'eAU, MAIS SOLUBLES DANS l'aGIDE

chlorhydrique, l'acide azotique ou l'eau régale.

Becherohe des bases-.

CTrAltCinent par l*«eid« clilovliydrlqae « prëaeaoe de l*«rs*nt« du protoxyde d« mercure, du plomb.)

La méthode systématique pour trouver les bases est la même, que la 101 îjubstance soit soluble dans l'eau ou qu'elle ne le soit que dans les acides. On indiquera avec soin lorsqu'il sera nécessaire de prendre telle ou telle marche particulière suivant la nature différente de la dissolution primitive.

* Nous emploierons ici, et par la suite, cette expression pour indiquer les combinaisdns dans lesquelles on suppose toutes les bases, les acides, les métaux ou les métalloïdes qu'on rencontre le plus fréquemment.

* 11 est boa avant tout de prendre connaissance des explications, données dans le troisième chapitre. — On tient compte dans ce procédé des acides de l'arsenic, et des sels des terres alcalines qui se dissolvent dans l'acide chlorhydrique et que l'ammoniaque précipite sans altération, en neutralisant l'acide.

'* Voir les remarques dans le troisième chapitre.

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