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COMB. COMPLEXES. - RECHERCHE DES ACIDES

1. Les acides de V arsenic y V acide carhcmque^ le soufre uni à des 172 métaux ou à de l'hydrogène, Vacide chromique et Vacide sUiciquCy auront été trouvés en général dans le cours des essais faits pour chercher les bases, n<» (20), n° (67) et n« (68). En outre on reconnaît facilement la présence de lacide chromique à la couleur jaune ou jaune rougeâtre de la dissolution. Dans le cas où Ton douterait, on essayerait avec Tacétate de plomb et addition d'acide acétique

(g 138, 8), ou bien, s'il s'agit de très-faibles quantités, avec la décoction de bois de Campêche (§ 138, 12).

2. On verse dans une portion de la dissolution du chlorure de baryum, ou de l'azotate de baryte, si l'on a trouvé du plomb, de l'argent ou du protoxyde de mercure ; si le liquide est acide, on ajoutera de Tammoniaque jusqu'à ce que la réaction soit neutre ou faiblement alcaline.

a. // ne se forme pas de précipite' : absence d'acide sulfurique, 173 phosphorique, chromique, silicique, oxalique, arsénieux et arsénique, ainsi que d'une quantité notable d'acide borique et d'acide fluorhydrique*. On passe au n° 175.

b. // se forme un précipité : On étend la liqueur et on ajoute de 1 74 lacide chlorhydrique ou, selon les cas, de l'acide azotique; si le précipité ne se dissout pas ou se dissout incomplètement, c'est qu'il y a de Vacide sulfurique.

5. On ajoute à une portion de la dissolution de l'azotate d'argent. Si 175 cela ne produit pas de précipité, on verse avec précaution, et de manière que les liquides ne se mélangent pas, un peu d'ammoniaque étendu, si la réaction primitive est acide, et au contraire un peu d'acide azotique étendu, si la liqueur était d'abord alcaline, puis on examine avec attention si à la couche de contact des deux liquides il se forme un précipité on un trouble.

a. Il ne se produit un précipité ni de suite ^ ni plus tard^ à la 176 surface de séparation des deux liquides. On passe au n<* (181); il n'y a pas de chfore, brome, iode, cyanogène*, ferro et ferricyanogène, ni de soufre, pas plus que d'acide phosphorique, arsénique, arsénieux, chromique, oxalique et silicique, et, si le

^ En présence d'une grande quantité d'un sel ammoniacal dans la dissolution, cette conclusion perd de sa rigueur, parce que les sels d'ammoniaque facilitent plus ou moins la solubilité des sels de baryte de la plupart des acides énumérés plus haut (sauf le sulfate).

* Nous avons déjà dit au n*» (73) que le nitrate d'argent ne peut pas déceler le cyan(^ène dans le cyanure de mercure.

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liquide n'était pag trop étendu, il n y a pas non plus d'acide borique.

b. il se forme un précipité. On examine sa couleur*, puis on 177 ajoute de Tacide azotique et on secoue.

a. Le précipité se dissout complètement : on passe au n» (181), car il n'y a ni chlore, ni brome, iode, cyanogène, ferro et ferricyanogène, ni soufre.

^. lly a un résidu : il peut provenir du chlore, du brome, •^'^ de riode, du cyanogène, du ferro et du ferricyanogène, et si ce résidu est noir ou noirâtre, il indique de Yhydrogène sulfuré ou un sulfure métallique. — La présence du soufre peut, si cela est nécessaire, se constater en ajoutant à une portion de la dissolution un peu de sulfate de cuivre ou d'une dissolution d'oxyde de plomb dans de la lessive de soude.

aa. Dans un nouvel essai de la liqueur primitive, on cherche Yiode^ puis le brome^ d'après les méthodes données au

bb. Dans une nouvelle portion, on cherche le ferrocyanogène i i^ avec le perchlorure de fer, et dans un troisième essai (autant que la couleur du précipité d'argent le fait soupçonner) on cherche le ferricyanogène avec le sulfate de protoxyde de fer, fraîchement préparé en dissolvant à chaud quelques morceaux de fil de fer dans l'acide sulfurique étendu. (Dans les deux essais, il faut ajouter un peu d'acide chlorhydrique, si le liquide primitif est alcalin.)

ce. Le cyanogène, dans le cas où il serait à l'état de cyanure alcalin simple soluble dans l'eau, se reconnaît ordinairement à l'odeur d'acide cyanhydrique que la substance dégage naturellement et que l'on rendra plus forte en ajoutant un peu diacide sulfurique étendu. — Dans le cas où il n'y a ni ferrocyanogène ni ferricyanogène, on découvrira le cyanogène d'après le g 155, 6. Si les deux premiers composés se trouvaient avec le cyanogène, voir, g %S6, le moyen de reconnaître celui-ci.

* Le chlorure, le bromure, le cyanure, le ferrocyanure, Toxalate, le silicate et le borate d'argent, sont blancs ; l'iodure, le phosphate tribasi<jue et l'arsénite d'argent, sont jaunes; Tarséniate et le ferricyanure d'argent sont rouge brun; le chromate d'argent est rouge pourpre, le sulfure est noir.

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