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PARTICULIERS

I. MÉTHODE PARTICULIÈRE POUR LA DÉCOMPOSITION DES COMPOSÉS DU CYANO- GÈNE, DU FERR0CYAN06ÈNE, ETC., INSOLUBLES DANS l'eAU, ET DES SUB- STANCES INSOLUBLES DANS l'eAU ET RENFERMANT DE CES GOMBINAISOI^S^

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En traitant les composés ferro ou ferricyanurés par la méthode ordi- ^j naire, on observe souvent des réactions si différentes de celles auxquelles on devait s'attendre, que l'on pourrait être facilement induit en erreur: en outre leur dissolution dans les acides est souvent très-incomplète. Aussi pour ces raisons nous conseillons de prendre la marche suivante, lorsqu'on aura entre les mains de pareilles substances.

i . On fait bouillir avec une lessive forte de potasse ou de soude le résidu débarrassé par Feau de toutes les substances solubles : on ajoute,

* Avant d'appliquer cette méthode, il faut bien se pénétrer des explications données sur le § t04 au troisième chapitre de la deuxième partie.

204] ANALYSE DES GOMB. CYANOGÉNÉES INSOLUBLES. 355

après une ébullition de quelques minutes, du carbonate de soude, et l'on fait bouillir encore quelque temps ; on filtre dans le cas où il reste un résidu et on lave ce dernier.

a. Le résidu^ maintenant débarrassé de cyanogène (à moins qu*il ne 21 D renferme du cyanure d'argent), est traité à la manière ordinaire,

en commençant par le u9 (55).

b. La dissolution renferme à l'état de composés alcalins les radi- 217 eaux composés du cyanogène (ferrocyanogène, cobalticyanogène, etc.), dans le cas où la substance en contenait : il peut aussi s'y trouver les acides que Tébullition avec le carbonate de soude a séparés de leurs bases et enfin des oxydes qui sont solubles dans les alcalis caustiques.

On la soumet aux essais suivants :

a. Pour trouver les métaux du quatrième et ceux du cinquième 218 groupe, on ajoute un peu d'une dissolution d'acide sulfbydrique^ au liquide alcalin.

aa. // ne se forme pas de précipité perpianent : absence de zinc et de plomb. On passe au n^ (219).

bb. // se forme un précipité permanent : on ajoute goutte à goutte au liquide du sulfure de sodium, jusqu'à la précipitation complète des métaux des quatrième et cinquième groupes contenus dans la solution alcaline : on chaufie, on sépare le précipité par filtration, on étudie le liquide d'après le n? (219) ; on dissout le précipité lavé dans l'acide azotique, ce qui pourra laisser du bisulfure de mercure, et dans la dissolution on cherche le cuivre, le plomb aussi bien que le zinc et d'autres métaux du quatrième groupe, qui ont pu, comme le cuivre, passer dans la solution alcaline à la faveur des matières organiques.

JS. Pour trouver le mercure, qui pourrait être dans la dissolu- 219 tion parce que son sulfure est soluble dans le sulfure de potassium, et les métaux du sixième groupe, on ajoute au liquide alcalin, qui contient aussi un peu de sulfure alcalin, une suffisante quantité d'eau, puis de l'acide sulfurique

*■ U faut éviter d'ajouter de la dissolution d'acide sulfhyHrique ou de faire passer un courant de ce gaz jusqu'à ce que le liquide en répande l'odeur, par conséquent jusqu'à ce que tout l'alcali soit transformé en sulfhydrate de sulfure : sans cela, l'alumine qui pourrait être dans la liqueur alcaline, ainsi que les sulfures du sixième groupe, seraient précipités, «t cela ne doit pas ôtre.

.■r)(i ± 1»ARTIE. — CHAI», il. — ANALYSES l'ARTICULlÈRES, |^ 205

étendu jusqu'à réaction acide, et de l'acide sulfliydrique, si le liquide n'en répand pas déjà l'odeur d'une manière prononcée.

aa. // ne se forme pas de précipité : absence du mercure et des oxydes du sixième groupe. On passe au n^ (220).

bb. // se forme un précipité. On filtre, ou le lave et on y cherche le mercure et les métaux du sixième groupe d'après le § toi.

y. Le liquide acidifié par l'acide sulfurique peut renfermer main- ^-'J tenant les métaux qui forment avec le cyanogène des radicaux composés (fer, cobalt, manganèse, chrome) et en outre aussi de l'alumine. Il faut y chercher le cyanogène ou le ferrocyanogène, elc, et aussi d'autres acides. On le partage en deux portions aa et hb.

Avec aa, on procède à la recherche des acides d'après le g 199 et le g too ^ (Le cobalticyanogène se reconnaît au précipité vert qu'il forme avec les sels de nickel et aux précipités blancs qu'il donne avec les sels de manganèse et avec ceux de zinc, "et dans ces précipités oh retrouvera le cobalt en les fondant avec le borax.)

On évapore bb. presque à siccité, on ajoute un peu d'acide sulfurique concentré pur et l'on chauffe jusqu'à ce que l'on ait chassé la plus grande partie de l'acide sulfurique libre. On

* dissout le résidu dans l'eau et l'on cherche dans la solution le fer, le manganèse, le cobalt, l'alumine et le chrome d'après le g ilM.

2. On décompose un nouvel essai par une ébullition prolongée avec l'acide sulfurique concentré pur, et dans le i^sidu on cherche les alcalis après avoir éliminé toutes les autres bases.

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