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Dosage à Vétat de peroxyde

a. Par précipitation à l'état de peroxyde hydraté.

A la dissolution placée dans une capsule en porcelaine, moins bien dans on vase en verre, on ajoute un excès d'ammoniaque ; on chauffe presque à l'ébullition, on décante plusieurs fois en versant le liquide sur un filtre : on ûHre, on lave avec soin à l'eau chaude, on dessèche complètement (opération pendant laquelle le précipité se contracte considérablement) et on calcine comme il est indiqué au § 58.

Caractères du précipité et du résidu, §81. La méthode n'a pas de causes d'erreur. — On a bien soin de laver complètement le précipité dans tous les cas, même quand il n'y aurait pas de matières fixes à enlever par le lavage ; s'il restait en effet du sel ammoniac, il y aurait une perte, car du fer se volatiliserait à l'état de perchlorure. Il ne faut pas négliger non plus, après avoir pesé le précipité, de le redissoudre tout ou partie dans de l'acide chlorhydrique concentré ou de le fondre avec du bisulfate de potasse, et de

traiter la masse fondue avec de Tacide chlorhydrique, afin de s'assurer s'il n'y a pas de silice qui resterait insoluble. — Si Ton a sous la main un appareil à hydrogène, cet essai se fait facilement en réduisant d'abord Toxyde et en dissolvant dans l'acide chlorhydrique étendu.

b. Par précipitation à l'état de sulfure.

La dissolution étant dans un ballon pas trop grand, on y verse de l'ammoniaque pour neutraliser tout l'acide libre (en l'absence de matières organiques non volatiles, il se précipite un peu d'hydrate de peroxyde, mais cela n^a aucun inconvénient) ; on ajoute du sel ammoniac s'il n'y en a pas en quantité suffisante, puis du sulfhydrate d'ammoniaque incolore ou jaune en excès convenable, enfin de l'eau pour emplir le ballon jusqu'au col. On le ferme, on laisse reposer dans un lieu chaud, jusqu'à ce que tout le précipité soit déposé et que le liquide surnageant soit parfaitement clair et jaunâtre (sans teinte verdàtre). On lave le précipité d'abord par décantation s'il est assez abondant, puis sur le filtre, et on prend pour cela de l'eau renfermant d'abord assez de sel ammoniac, puis de moins en moins, mais toujours un peu de sulfhydrate d'ammoniaque. Dans la décantation on ne verse pas le liquide sur le filtre, mais dans un autre ballon. Quand le lavage par décantation est terminé, on filtre d'abord les liquides décantés, puis on ajoute le précipité sur le filtre et on le lave sans interruption. On a soin de couvrir l'entonnoir avec une lame en verre. — Si l'on néglige ces précautions, on a toujours une perle ; car le sulfure de fer s'oxyde peu à peu aux . dépens de l'oxygène de l'air, et la liqueur filtrée contient du sulfate de fer. Comme ce dernier est de nouveau précipité par le sulfhydrate d'ammoniaque que contient le liquide qui passe, celui-ci se colore dans ce cas-là en vert et ensuite il laisse peu à peu déposer un précipité noir. L'addition du sel ammoniac empêche beaucoup cet inconvénient.

Quand le lavage est terminé, si l'on ne préfère pas peser le sulfure hydraté à l'état de sulfure anhydre d'après 2., on met le précipité humide avec le filtre dans un vase à précipité; on ajoute un peu d'eau, puis de l'acide chlorhydrique jusqu'à la dissolution complète du sulfure. On chauffe jusqu'à ce que l'odeur de l'acide sulfhydrique ait disparu, on filtre dans un ballon, on lave avec soin le papier du premier filtre, que l'on incinère : on chauffe les cendres avec un peu d'acide chlorhydrique fort : si la liqueur est jaunâtre, on l'élend d'eau, on la filtre dans la solution principale, que Ton chauffe enfin avec de l'acide azotique (§ 1 1*. 1), pour opérer la peroxydation, et on précipite d'après a. avec de l'ammoniaque.

Si une dissolution de tartrate double de peroxyde de fer et d'un alcali contient un grand excès de carbonate alcalin, la précipitation du fer à l'état de sulfure sera plus ou moins empêchée, suivant Blumenau. Dans ce cas il faudra presque complètement neutraliser la liqueur avec un acide avant de traiter par le sulfhydrate d'ammoniaque.

c. Par calcination.

Dans un creuset couvert, on chauffe d'abord doucement, puis peu à peu aussi fort que possible, jusqu'à ce que le poids de l'oxyde restant ne change plus.

§ il3] PEROXYDE DE FER. 241

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