Dosage du plomb à Vétat d'oxyde
a. Par précipitation.
 la dissolution modérément étendue on ajoute du carbonate d'ammoniaque en léger excès, puis un peu d'ammoniaque caustique, on chauffe légèrement, on laisse refroidir et on filtre quelque temps après à travers du papier fin. On lave avec de l'eau pure, on laisse sécher, on met le précipité sur un verre de montre et l'on fait brûler dans un creuset en porcelaine pesé le papier du filtre débarrassé autant que possible du précipité. Après refroidissement on humecte les cendres avec un peu d'acide azotique, on laisse évaporer, on chauffe légèrement au rouge : après refroidissement on ajoute tout le carbonate de plomb dans le creuset, et l'on chauffe modérément au rouge jusqu'à ce que tout le carbonate soit changé en oxyde. Caractères du précipité et du résidu § 8S. Les résultats sont très-satisfaisants ; seulement en général un peu trop faibles. La perte provient de ce que le carbonate de plomb n'est pas complètement insoluble, surtout dans les liquides qui renferment trop de sels ammoniacaux (Exp. n"* 42. b.).
b. Par calcination.
On calcine les combinaisons telles que le carbonate, l'azotate, dans un creuset en porcelaine jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de perte de poids. Il faut avoir soin de bien dessécher l'azotate avant d'élever la température au degré voulu pour la calcination, sans quoi on aurait des pertes produites par la décrépitation du sel. — Nous indiquerons dans ce paragraphe, au Q* 6, comment on oxyde les sels à acides organiques.
2. Dosage du plomb à Vêlai de sulfure. Le plomb peut être complètement précipité à l'état de sulfure par l'acide
264 CHAPITRE lY. — DÉTERUINÂnON DU POIDS DES CORPS. [g 116
sulfhydrique dans les dissolutions neutres, acides ou alcalines, ou par le sulfhydrate d'ammoniaque dans les dissolutions neutres ou alcalines. Fréquemment, surtout pour les séparations, on fait usage de la précipitation dans les liqueurs acides. Dans ces circonstances on évite et un trop grand excès d*acide et l'élévation de la température. Le premier nuit à la complète précipitation (JJ 8S. f.), la seconde favoriserait la dissolution du sulfure de plomb déjà précipité. — Pour s'assurer de la complète précipitation, on cherche avant de filtrer si un essai du liquide clair, surnageant le précipité, ne se trouble plus quand on le mélange avec une quantité relativement considérable d'utie dissolution saturée d'acide sulfhydrique.
Si la liqueur ne contient ni acide chlorhydrique, ni chlorure métallique, le sulfure de plomb est pur. On le sépare alors par filtration, on le lave avec de l'eau froide et on le dessèche : cela fait, on le met avec les cendres du filtre dans un creuset de porcelaine, on y ajoute un peu de soufre en poudre, ou chauffe au rouge dans un courant d'hydrogène jusqu'à ce qu'on ait un poids constant, on laisse refroidir dans le courant d'hydrogène et on pèse. Voir pour l'appareil § t08. 2. fig, 79, et pour les caractères du résidu § 83. f. — Les résultats sont très-bons (H. Rose). Si Ton n'a chauffé qu'au rouge faible, le sulfure de plomb renferme un peu plus de soufre que ne l'indique la formule PbS; si l'on chauffe trop fort, le sulfure commence à se volatiliser et il se forme aussi un sous-sulfure avec dégagement d'hydrogène sulfuré. II n'est pas bon de dessécher ce précipité à 100**
Si le liquide précipité contenait de l'acide chlorhydrique où un chlorure,
le sulfure de plomb serait mélangé de chlorure de plomb, qui ne se transformerait pas, même en faisant bouillir avec du sulfhydrate d'ammoniaque. En traitant ce précipité comme il est dit plus haut, on aurait bien du sulfure pur, mais il y aurait une perte par suite de la volatilisation du chlorure de plomb. 11 faut alors décomposer le précipité avec de l'acide chlorhydrique concentré, évaporer la solution à siccité, dissoudre le résidu en le chauffant avec une dissolution concentrée d'acétate de soude et, après avoir étendu d'eau, verser la solution de plomb en remuant dans un excès d'une dissolution concentrée d'hydrogène sulfuré. Si l'on préfère, on pourra peser directement le chlorure de plomb obtenu après l'avoir chauffé à 200" (Finkener) (*).