DOSAGE DE L'EAU
tement; on ouvre un peu le robinet du gazbmètce, afin que Tair bien sec de Z> et de c passe lentement à travers d, puis on chauffe le tube d vers f au moyen d'une lampe à alcool, jusqu'à la température d'ébuUition de l'eau (en ayant soin bien entendu de ne pas brûler le bouchon), et enfin en maintenant cette température en /", on chauffe au rouge faible la boule contenant la substance. Toute l'eau étant chassée, on laisse toujours passer Pair lentement jusqu'à complet refroidissement ; on démonte l'appareil, et Ton pèse le tube ao, dont l'augmentation de poids donne la quantité d'eap abandonnée par la substance. La boule vide a, dans laquelle se rassemble la plus grande partie de l'eau condensée, n'a pas seulement pour but d'empêcher que le chlorure de calcium ne toipbe trop vite en déliquescence, mais elle permet encore de recueillir l'eau et d'essayer sa réaction et sa pureté. ,
On peut naturellement modifier cet appareil de bien des manières. On peut remplacer les tubes à chlorure de calcium et le flacon par des tubes en U remplis de fragments de pierre ponce imbibée d'acide sulfurique, et substituer au gazomètre un aspirateur (fig. 34) que l'on adaptera en o. — 11 faut avoir bien soin de faire passer dans un tube à chlorure de calcium parfaitement desséché Tair desséché avec de l'acide sulfurique concentré, avant de le faire arriver dans le tube à boule. — J'ai constaté en effet par de nombreuses expériences que Tair mêlé avec de l'acide sulfurique prend un peu d'humidité au chlorure de calcium calciné, c'est-à-dire que l'air séché par l'acide sulfurique se change en quelque sorte en air séché au chlorure. Si donc on enlevait ce tube c, la quantité d'eau trouvée dans la substance serait un peu trop faible, de la petite quantité que Tair séché à l'acide enlèverait au chlorure de calcium du tube af : mais en mettant le tube c, il entre dans le tube a et il en sort de l'air séché au chlorure et la perte de poids de ao donne bien l'eau de la substance.
Au lieu de déterminer le courant d'air avec un gazomètre ou un aspirateur, on peut, pour faire passer l'eau dans le tube-récipient, chauffer la substance au rouge dans un tube sec avec un carbonate de plomb, dont l'acide carbonique, chassé par la chaleur, entraînera la vapeur d'eau. On emploie surtout cette méthode lorsqu'il s'agit de retenir un acide qui pourrait se volatiliser avec l'eau, par exemple, pour le dosage direct de l'eau dans le sulfate acide de potasse, etc.
La figure 45 représente la disposition de l'appareil.
ab est un fourneau ordinaire à combustion, cf le tube fermé à un bout qu'il faut chauffer : de c en d il est rempli de carbonate de plomb qu'on a préalablement chauffé jusqu'à commencement de décomposition, et. qu'on a laissé refroidir dans un tube bien fermé; de d en e est la substance intimement mélangée avec du carbonate de plomb, et de e en f du carbonate de plomb pur. A l'aide du bouchon bien sec /*' on réunit le tube à chlorure de calcium pesé d'avance. Pour opérer, on chauffe graduellement de f en c, en entourant le tube de charbons incandescents. La partie antérieure du tube doit être maintenue assez chaude pour qu'on puisse à peine la tenir un instant entre les doigts. Pour plus de détails, on peut voir plus loin l'analyse organique élémentaire. On peut faire le mélange dans le tube avec un fil métallique. Le tube peut être court et assez étroit.
L'oxyde de plomb ne peut pas dans tous les cas arrêter la volatilisation
eO CHAPITRE 1. — DES OPERATIONS. [g 37
d'un acide. Ainsi on ne pourrait pas de cette façon doseï' la proportion d'eau de l'acide jjorique cristallisé : mais on y parviendra en chautlant cet acide mêlé à du carbonate de soude anhydre dans un lube fermé par une pointe recourbée, recevant l'eau dans un tube à chlorure de calcium, el
Fis. iï.
faisant arriver les dernières traces de vapeur dans ce tube en aspirant après avoir cassé la pointe. (V. les analyses organiques.)
Les moyens que nous venons d'indiquer pour le dosage direct de l'eau ne sont touterois pas applicables dans lous les cas, pour lesquels les méthodes décrites au g 3S ne peuvent être employées : on ne pourra évidemment s'en servir qu'autant que les principes qui se dégageraient avec l'eau ne seraient pas absorbables par le chlorure de calcium (ou l'hydrale de potasse ou l'acide sutfurique imbibant la pierre ponce] ; on dosera de cette façon l'eau du carbonate basique de zinc, mais pas celle du sulfate double de soude et d'ammoniaque. D.ins des cas analogues au dernier, il faut ou bien opérer comme pour faire une analyse organique élémentaire {V. plus loin), ou se conlenler de déterminer la quantité d'eau d'une manière indirecte.