Zinc
Le zinc est devenu dans ces derniers .temps un réactif fréquemment employé dans les analyses quantitatives. Il sert surtout à ramener le peroxyde de fer à rétat de protoxyde, à précipiter le cuivre de ses dissolutions. Dans le premier cas il doit être tout à fait exempt de fer ; dans le second il ne doit contenir ni plomb, ni cuivre, en général aucun métal qui ne se dissoudrait pas lorsqu'on traite le zinc par des acides étendus. — Gomme il n'est pas facile de préparer en quantité sufGsante du zinc qui remplisse en même temps les deux conditions, on préfère, outre le zinc ordinaire servant à préparer rhydrogène, se procurer les deux sortes suivantes :
À. Zinc exempt de fer. Comme la distillation du zinc dans les laboratoires est une opération fastidieuse et coûteuse, on pourra prendre en général du zinc brut, tel qu'il est donné immédiatement par la première distillation. Il contient la plupart du temps de si faibles traces de fer, qu'on peut l'employer immédiatement à la réduction des solutions de peroxyde de fer. Le zinc ordinaire du commerce en renferme plus, parce qu*il a été fondu dans des vases en fer. Parmi les différentes sortes de zinc brut que j'ai eu l'occasion d'examiner, celui de Silésie contient le moins de fer.
B. Zinc exempt de plomba de cuivre, etc. — Pour avoir du zinc qui ne laisse aucun résidu dans l'acide sulfurique étendu , il n'y a pas d'autre moyen de purification que de distiller celui du commerce. .
On opère cette distillation dans une cornue en terre placée dans un bon fourneau à vent. Le col doit être abaissé verticalemeni autant que possible. On y adapte un tube en terre comme ceux qui servent pour le drainage, on lute le raccord à l'extérieur, et on fait plonger à peine la partie inférieure dans de l'eau contenue dans une capsule ou une petite cuve pleine d'eau. La distillation commence quand la cornue est rouge clair. Gomme le col de la cornue pourrait s'obstruer facilement par un dépôt de zinc ou d'oxyde, il faut de temps en temps le dégagera l'aide d'un fil de fer recourbé. On a ainsi du zinc qui ne renferme pas ou peu de plomb, mais bien un peu de fer (à cause du fil de fer). Pour n'avoir pas de fer du tout, on prendra un long tuyau de pipe en terre pour déboucher le col.
Essai. — Le plus simple est de dissoudre le zinc dans l'acide sulfurique étendu : on opère dans un petit ballon, fermé par un tube conducteur dont la branche extérieure plonge dans l'eau : après la dissolution complète l'eau du vase remontera plus ou moins dans le ballon, et après le refroidis* sèment complet on ajoutera goutte à goutte une dissolution convenablement étendue de permanganate de potasse. Si une goutte colore la dissolution en rouge autant qu'elle le ferait dans un égal volume d'eau, on peut regarder le zinc comme exempt de fer. Je préfère cette méthode d'essayer aux autres, car elle donne aussitôt une idée approchée de la quantité de fer, ou même elle en fait connaître exactement la proportion, si l'on a pesé le zinc et si la dissolution de caméléon , qui sera alors très-étendue, a été titrée. S'il y avait du cuivre ou du plomb, ils resteraient à l'état insoluble.
§ 60] CHAPITRE II. w DES RÉACTIFS. iOi