‹ Traité d'analyse chimique quantitativeChapitre 73 sur 304 · Permang^anate de potasse (caméléoii · texte numérisé non relu

Permang^anate de potasse (caméléoii

Préparation. — On mélange 8 parties de pyrolusite aussi pure que possible et en poudre fine avec 7 parties de chlorate de potasse, on y ajoute dans un vase en fonte peu profond la dissolution très-concentrée de 10 parties d'hydrate de potasse (K0,1I0) ou 57 parties d'une lessive de potasse de densité 1,27 (celle qu'on emploie dans les analyses organiques), on évapore à siccité en remuant constamment ; on introduit le résidu, avant qu'il ne devienne humide, dans un creuset de fer ou de Hesse, et Ton chauffe au rouge sombre en remuant avec une tige ou une spatule en fer, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de vapeur d'eau et que toute la masse soit légèrement rouge. On retire le creuset du feu et l'on jette la masse poreuse dans une bassine en fer. — Si l'on fait usage d'hydrate de potasse solide, on le fera fondre d'abord avec le chlorate de potasse, puis on le mélangera avec l'oxyde de manganèse. — Quand la masse poreuse aura été réduite en poudre grossière, on la jettera par portions dans une marmite en fer, où l'on aura porté à l'ébuUition 100 parties d'eau et, en remplaçant l'eau qui part par vaporisation, on y fera passer un courant de gaz acide carbonique (Mûlder). La couleur vert foncé du manganate de potasse prend bientôt la teinte rôuge-violet foncé du permanganate, en même temps qu'ils se dépose de l'hydrate de peroxyde de manganèse. — Quand on juge la transformation complète, on laisse déposer; dans un essai limpide qu'on porte à l'ébuUition, on fait encore passer de l'acide carbonique. Si le liquide reste clair, l'opération est terminée : dans le cas contraire, on la continue plus longt emps.

La nouvelle méthode de Stxdeîer conduit plus rapidement au but.

§65) <mAPITRE IL DES RÉACTIFS. 111

Dans un ballon on ajoute à la masse fondue et pulvérisée d'abord son propre poids d'eau pour bien Thumecter, puis on y verse une nouvelle quantité d'eau égale et on y fait passer un courant de chlore en agitant fréquem* ment, jusqu'à ce que la couleur verte ait été remplacée par une couleur rouge pure. On étend de quatre fois le volume d'eau et on laisse déposer. Dans ce procédé la quantité de permanganate obtenue est plus grande dans la proportion de 2 à 3, parce qu'il ne se précipite pas d'oxyde de manganèse ; mais (si la matière fondue renferme un excès d'hydrate de potasse) il peut se faire du chlorate de potasse qui rend plus difficile la préparation (les cristaux purs.

On décante maintenant la solution rouge et limpide, obtenue par l'un ou l'autre des procédés, on lave le dépôt par décantation, on évapore jusqu'à cristallisation le liquide réuni aux eaux de lavage et on laisse refroidir. Les eaux mères par une nouvelle évaporation donnent encore des cristaux ; mais la dernière eau mère, renfermant beaucoup de chlorure de potassium, ne peut plus servir qu'à préparer du peroxyde de manganèse. — .Si les cristaux ne sont pas assez purs, on pourra les faire cristalliser une seconde fois. On les débarrasse des eaux mères en les mettant sur une plaque de gypse.

S'il fallait filtrer une solution de permanganate, on le ferait sur de l'amiante, du fulnii^oton ou du sable calciné.

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