lodnre de potassium
Il vaut mieux se le procurer dans le commerce que le préparer soi-même en petite quantité. Parmi les nombreux modes de préparation, je préfère, quand il s'agit des analyses, celui de Federking perfectionné par Baup, parce qu'on obtient un produit exempt d'acide iodique.
Essais. — On met un peu du sel dans de l'acide sulfurique étendu. L'iodure pur se dissout lentement et sans coloration ; s'il y a de l'iodate de potasse, le liquide se colore en brun par de l'iode mis en liberté (KI + HO-j- S05=:K0,S0» + IH etIO» + 5.IH = 5.H0-h6.I, qui restent en dissolution dans l'acide iodhydrique). — Dans une dissolution d'un second essai, on verse.de Fazotate d'argent tant qu'il se forme un précipité, on ajoute un excès d'ammoniaque, on agite, on filtre et on sursature le liquide avec de l'acide azotique : s'il se forme un précipité caillebotté, c'est que l'iodure renferme du chlore. Le sulfate de potasse se reconnaîtra avec le chlorure de baryum après addition d'un peu d'acide chlorhydrique.
Usages. — L'iodure de potassium sert d*abord de dissolvant à l'iode dans la préparation des liqueurs titrées, ensuite on remploie pour absorber le chlore libre. Dans ce dernier cas chaque équivalent de chlore met en liberté un équivalent d'iode, qui reste en dissolution dans l'excès d'iodure. — Pour ce dernier usage l'iodure de potassium doit être exempt d'iodate et de carbonate de potasse; de petites traces de chlorure de potassium ou de sulfate de potasse sont sans inconvénients. — Si l'on veut faire une dissolution d'iodure de potassium d'une force connue, il faut déshydrater le sel avant de le peser. Pour cela on le pulvérise et on le chauffe à 180* jusqu'à ce que le poids soit constant. Si l'on dépassait la température de 200*, il y aurait à craindre la formation d'iodate de potasse (Petierson).