‹ Traité d'analyse chimique quantitativeChapitre 98 sur 304 · H«i|;Bé8le · texte numérisé non relu

H«i|;Bé8le

La magnésie est pesée à Pétat de sidfaU^ de p^ropkosphaie ou de mtigné^ sic pure. Pour la faire passer à l'état de pyrophosphate on la précipite sous fonne de phosphate basique ammotdaco-magnésieu.

a. Le suLFAT£ DE MAGNÉSIE auhydro es.t une masse blmche, non transparente. 11 se dissout facilement dans l'eau. 11 est presijue insoluble dans l'alcool absolu; l'alcool bydraté en prend un p.eu. 11 ne change pas les couleurs végétales. Il attire promptement l'humidité de l'air. Au rouge faible;» il n'éprouve pas de décomposition et n'en subit iju'une partielle à une température plus élevée. Dans ce dernier cas il perd une partie de son acide et ne se dissout plus complètement dans l'eau. Avec le chalumeau à gai on panient facilement à chasser tout l'acide sulfurique de petites quantités de sulfate (Exp. n*" 3(1). Ghauffê au rouge a«ec le sd amnoniac il ne se décompose pas.

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ligOu. . - . . âO ..- * 33^5 mK . . 40 , . • '6fty67

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b. Le PHOSPHATE BASIQUE AMHONiAco-HAONlaiEH fomie "«110 pottdfe Manchc «ristalline. A la température ordinaire îl se dissout dans 15593 partiesii'^au froide (Exp. n» 31). Il est bien mqdas aoluliie encore dan« l'eau ammwaiacale ! 1000 grammes d'une pareille eau, ronfeiwant t p. de «stotion am-

moniacale pour 3 p. d'eau, n'en dissolvent qu'une quantité correspondant à 0,004 gramme de pyrophosphate (Kistel*); il se dissout sensiblement plus quand il y a du chlorhydrate d'ammoniaque ; ainsi, dans une expérience de Kistel, 1000 grammes d'eau ammoniacale additionnés de 18 grammes de sel ammoniac ont dissous une quantité correspondant à 0,011 gramme de pyrophosphate. Un excès de sulfate de magnésie diminue la solubilité dans l'eau ammoniacale, même en présence du sel ammoniac, de telle façon que dans 1000 grammes de liquide on ne pouvait plus doser la quantité de phosphate ammoniaco-magnésien restant (Kissel); le précipité renferme alors un peu d'hydrate ou de sulfate basique de magnésie (Kuhel**)j surtout s'il n'y a pas trop de sel ammoniac et si l'excès de sulfate de magnésie est un peu notable. — Le phosphate de soude diminue aussi la solubilité du phosphate ammoniaco-magnésien dans l'eau contenant du sel ammoniac et de l'ammoniaque, et cela dans la même mesure que le sulfate de magnésie {W. HeirUz***). Il se dissout facilement dans les acides, même dans l'acide acétique. Sa composition est exprimée par la formule 2MgO,AzH*0,PhO»-hl2Aq. Desséché à 100% il perd 10 équivalents d'eau ; au rouge toutQ l'eau part ainsi que Tammoniaque et il ne reste que 2MgO,PhO'. Si l'on chauffe un peu plus fort et si le phosphate ammoniacomagnésien est pur, il se produit une incandescence qui se propage dans toute la masse, mais sans pour cela changer le poids du résidu. Cette incandescence est gênée et même tout à fait empêchée, si le précipité renferme un peu d'un sel de chaux, ou d'un autre sel magnésien, ou de l'acide silicique. Ce phénomène n'est pas produit par le changement de Tacide phosphorique ordinaire en acide pyrophosphorique, mais par le passage de la substance de l'état ordinaire à l'état amorphe concret (0. Podd ****). — Si l'on dissout le phosphate ammoniaco-magnésien dans l'acide chlorhydrique étendu ou dans l'acide azotique et si l'on ajoute de l'ammoniaque, ce sel est de nouveau précipité complètement ou, pour parler plus exactement, la précipitation est aussi complète que le permet la solubilité du sel dans un liquide contenant de l'ammoniaque ou de l'ammoniaque avec un sel ammoniacal, c. Le PTROPHOSPHATE DE MAGNÉSIE cst uuc massc blauche, paraissant quelquefois un peu grisâtre. Il est à peine soluble dans Teau, mais facilement soluble dans l'acide chlorhydrique et l'acide azotique. D est inaltérable à l'air et à la chaleur rouge ; à une température très-élevée il fond sans décomposition. Au rouge blanc et avec le concours de l'hydrogène, il se forme 3MgO,PhO«, en même temps qu'il se dégage PhH',Ph et PhO» : 3(2MgO,PhO«) = 2(3MgO,PhO*) + PhO« (Struve *****). Jl ne change ni le papier de curcuma humide, ni le papier de tournesol rougi. — Si on le dissout dans l'acide chlorhydrique ou dans l'acide azotique, qu'on ajoute de l'eau, qu'on maintienne quelque temps à Tébullition et qu'enfin on verse de l'ammoniaque en excès, on obtient un précipité de phosphate double d'ammoniaque et de magnésie qui, chauffé au rouge, ne donne plus autant de 2MgO,PhO> qu'on

O ZHtêehr. f, analyt. Chem., VHI, 173.

n id. VIII, 125.

r*) id. IX, 16.

(****) id. 1870. XIII, 30B.

r***) Jaum. {. irrackt. Chêm,, LXIlX, 349.

en avait primitivement employé. La perte, suivant Weber, est de 1,5 à 2, 5 pour 100. — Mes expériences (n** 52) le confirment et apprennent en outre dans quelles circonstances la perte est le plus faible. Le pyrophosphate de magnésie est complètement décomposé lorsqu*on le maintient longtemps en fusion avec le mélange des carbonates de potasse et de soude, et Tacide phosphorique passe à Tétat d'acide tribai^ique. Si donc on traite la masse fondue par de Facide chlorhydrique, qu*on ajoute de Teau et de Tammoniaque, en calcinant le précipité on retrouve la quantité première de pyrophosphate employé. — Si Ton évapore à siccité la solution de pyrophosphate de magnésie dans Tadde azotique, il reste un résidu blanc ; en chauffant davantage, il derient couleur cannelle en même temps qu'il se dégage des vapeurs nitreuses, et après refroidissement il est blanc jaunâtre. En élevant toujours la température jusqu'au rouge sombre, il se produit une décomposition ; il se dégage de nouveau de Facide hypoazotique et on obtient du pyrophosphate magnésien blanc pur. L'abondant dégagement de gaz pourrait pendant Févaporation occasionner des pertes, si l'on chauffait trop rapidement et sans précaution (E. Luck),

GOMPOsiTioa :

PhO«. ... 71,00 ... 03,96 2MgO. . . . 40,01) . . . 36,04

d. La MAGNÉSIE PURE ost uuo poudrc blanche et légère. Elle se dissout dans 53368 parties d'eau froide et dans la même quantité d'eau bouillante (Exp. n» 53). Les dissolutions ont une faible réaction alcaline. Elle se dissout sans dégagement de gaz dans l'acide chlorhydrique et les autres acides. Elle se difsout en outre facilement dans les dissolutions des sels ammoniacaux neutres, et elle est aussi plus soluble dans les dissolutions de chlorure de potassium et de chlorure de sodium (Exp. n**'34), ainsi que dans celles de sulfate de potasse et de sulfate de soude (Rob. Warington). Elle attire lentement l'acide carbonique et l'humidité de l'air. Elle est inaltérable au rouge vif et aux plus hautes températures elle ne fond qu'à la surface.

COMPOSITIOR :

Mg 12 ... 60,00

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