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On sort ensuite la nacelle de porcelaine, que l’on pèse; son augmentation de poids donne les cendres correspondant à 500 milligrammes de combustible.
De la quantité d'hydrogène trouvée on retranche l'hydrogène correspondant à l'eau hygrométrique, déterminée directement, et l’on obtient ainsi l'hydrogène de la matière organique.
On possède donc : le carbone, l'hydrogène de la matière crganique, l'humidité et les cendres; on détermine alors, par différence, l'oxygène et l'azote. Ce dernier, qui atteint 1 0/0 en
moyenne, est dosé dans une opération spéciale par la méthode de Kjeldahl modifiée (p. 239).
La combustion dure environ deux heures et demie et exige de 7 à 8 litres d'oxygène.
L'appareil, une fois monté, peut servir à trois ou quatre analyses, selon la résistance du tube de verre. L'ensemble BCDEF n'a besoin d'être renouvelé qu'après une vingtaine de combustions. Le même oxyde de cuivre peut servir indéfiniment. Enfin la potasse du tube L peut être utilisée deux ou trois fois et la ponce du tube 0 trois ou quatre fois.
Revarque. — Une proportion notable de cendres peut amener une légère incertitude dans les résultats fournis par l’analvse élémentaire.
Si les cendres sont argileuses, elles contiennent une certaine quantité d'eau combinée, que la dessiccation dans le vide sec ou à l’étuve ne permet pas d'apprécier. Cette eau, absorbée par la ponce sulfurique, tend à exagérer la proportion d'hydrogène de la matière organique. On pourrait en tenir compte, en admettant que, dans ce cas, l’eau combinée à la matière minérale correspond à peu près au dixième du poids de l'argile
mais on n'obtient ainsi qu’une approximation, et le chiffre définitif est toujours douteux. La présence de sulfate de calcium hydraté (gvpse) produit une incertitude analogue.
Si les cendres sont calcaires, le gaz carbonique de la substance minérale augmente la proportion de celui formé par la combustion du carbone et exagère également la proportion de ce dernier. On peut établir une correction approchée, en dosant l'acide carbonique existant dans un poids connu de cendres, obtenues à température aussi basse que possible et desséchées à plusieurs reprises, après avoir été arrosées d'une solution saturée de carbonate d'ammonium. Le chiffre ainsi déterminé ne sera pas absolument précis; car une certaine quantité du calcaire existant primitivement a pu se transformer pendant le grillage en sulfate ou silicate que l'addition de carbonate d’ammonium ne pourra pas régénérer.