‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 21 sur 320 · Moissaw, C. R., 16 octobre 1899, p · texte numérisé non relu

Moissaw, C. R., 16 octobre 1899, p

2. Expériences de Troost et Hautefeuille à 1.400°, au moyen de tube chaud et froid de Deville.

3. Voir les expériences d'Hosvay et de Bruck (Soc. chim. de Paris, 1889, 1890,

résultant de la condensation en une molécule de 3 atomes d'oxygène, dont 2 ont les propriétés de l'oxygène, tandis que le troisième seul est actif :

DD O0NE= Pro)

Il a des propriétés oxydantes beaucoup plus énergiques que l’oxygène. Il transforme l’argent humide en peroxyde noir; il oxyde aussi, à la température ordinaire, le mercure, le bismuth, le plomb, le zinc, le fer, l’antimoine, l’arsenic; il transforme le phosphore en acide phosphorique, l'acide sulfureux et l'acide sulfhydrique en acide sulfurique, les vapeurs nitreuses en acide azotique, etc.

L'iodure de potassium est converti en iodate (avec un peu

diode libre et probablement de peroxyde de potassium).

L'acide arsénieux est transformé en acide arsénique; les sels manganeux en hydrate de peroxyde dans une solution neutre et en acide permanganique dans une solution acide. Le protoxyde de thallium est converti en peroxyde brun.

L'ozone attaque fortement aussi les matières organiques, décolore l'indigo, le tournesol, bleuit la teinture de gaïae, transforme le cyanoferrure de potassium en cyanoferride; il attaque le liège et le caoutchouc, qu'il faut éviter d'employer dans les appareils producteurs d'ozone.

Parfois aussi il produit des réductions, — sans doute par suite de la formation d'un composé suroxygéné instable; il décompose le peroxyde de baryum et l’eau oxygénée, ainsi que le peroxyde d'argent qu'il forme d'abord à la surface du métal. Il est décomposé par le bioxyde de plomb, celui de manganèse, elc., sans que ces corps paraissent être modifiés.

Ce sont là autant de caractères distinctifs de l'ozone. On à surtout recours, pour le reconnaître, à:

L'odeur du gaz, mème très dilué ;

L'emploi de l'iodure de potassium mêlé d’amidon, ordinairement sous la forme d’un papier imprégné des deux substances, qui prend une coloration bleue quand l'ozone met de l’iode en liberté ; mais il y a facilement transformation en iodate de potassium sans coloration de l’amidon.

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