A. Carnot, Ann. des Mines, 1893, I
poids du phosphate calciné fait connaître l’acide phosphorique qui était resté en solution.
Dosage rapide de l’acide phosphorique seul.— Attaquer 4 grammes de cendres d'os en poudre fine par 100 centimètres cubes d’acide sulfurique à 5 0/0. Agiter souvent en favorisant l'attaque par la chaleur. Étendre à 500 centimètres cubes, filtrer. Mesurer 125 centimètres cubes et verser une solution de soude jusqu’à formation d'un trouble persistant, que l’on fait disparaître par quelques gouttes d'acide azotique. Ajouter 1 centimètre cube d'acide citrique à 50 0/0, puis 10 centimètres cubes d’une solution d’acétate de sodium. Titrer enfin avec la solution d’azotate uranique, comme il est indiqué page 525. Le titre de la solution uranique aura dû être établi dans les mêmes conditions, en partant de phosphate de calcium pur, ou d’un phosphate de calcium impur dont la teneur en P*05 aura été exactement fixée par une méthode pondérale.
[LL — PHosPHATES MINÉRAUX
(APATITES, PHOSPHORITES, OS FOSSILES)
1° Fluor; 2° Chlore; 3° Acide carbonique. — Ces composants sont déterminés comme il est dit dans le paragraphe précédent relatif aux os modernes. Le fluor, lorsqu'il est en quantité notable, peut être dosé en suivant l’une des deux méthodes exposées pages 395 et 403.
4° Perte par calcination sur deux grammes. — Dessiccation à 110° jusqu'a poids constant et calcination au rouge vif; la première différence de poids correspond à l’eau d'hydratation et la seconde à l'eau combinée, à l'acide carbonique et aux matières organiques.
5° Autres éléments. — Attaquer 5 grammes par l'acide chlorhydrique, évaporer à sec à plusieurs reprises. Pour les analyses industrielles, on peut opérer dans la porcelaine ; pour les analyses scientifiques, on donnera la préférence au platine. Reprise par l'acide chlorhydrique étendu de 10 volumes d’eau
(environ 12centimètres cubes d'acide par gramme de phosphate).
Digestion d’une demi-heure à 100°; filtration sur filtre taré, pesée, puis calcination et pesée nouvelle. On connait ainsi le poids des matières organiques et celui du résidu minéral inattaqué par l'acide. À ce dernier résidu il convient d'ajouter, au titre de silice, un poids calculé à raison de 0,3846 de SiO? pour 1 de CaF? dosé.
La liqueur filtrée peut être étendue à 500 centimètres cubes ; on en prélève à différentes reprises 100 centimètres cubes pour les divers dosages : acide phosphorique, alumine, fer, chaux, magnésie, etc.
6° Magnésie. Acide phosphorique. — 100 centimètres cubes de liqueur chlorhydrique sont additionnés d’'ammoniaque jusqu’à trouble persistant, que l’on fait disparaître par addition d’acide citrique en dissolution à 50 0/0. Si la liqueur est redevenae acide, on la rend ammoniacale, ce qui ne doit produire aucun trouble ; dans le cas contraire, on doitrecommencer les additions successives d'acide citrique, puis d’ammoniaque jusqu’à l'obtention d’une solution basique et limpide. Verser peu à peu dans la liqueur, tout en agitant, un cinquième de son volume d’ammoniaque, laisser en repos quinze heures et recueillir le phosphate ammoniaco-magnésien, correspondant à la totalité de la magnésie.
Après lavage à l’eau ammoniacale, on le dissout dans l'acide azotique étendu et on le précipite à nouveau par l’ammoniaque et la mixture magnésienne. Le précipité ainsi purilié fournit le dosage de la magnésie totale et celui d’une première partie de l’acide phosphorique.
La liqueur débarrassée de la magnésie est additionnée lentement et en agitant de mixture magnésienne, qui précipite le reste de l’acide phosphorique. Après nouveau repos, on traite ce précipité comme le précédent, et l’ensemble des deux pesées fournit l'acide phosphorique total.
7° Chaux. — 100 centimètres cubes sont additionnés d’ammoniaque jusqu’à trouble persistant, en évitant toute
élévation de température due à la neutralisalion de l'acide par la base: on refroiditau besoin dans un courant d’eau. On rend franchement acétique, on filtre pour éliminer les phosphates d'aluminium et de fer restés insolubles, on précipite à froid par l'oxalate d'ammonium.
S° Chaux, alumine, oxydes de manganèse et de fer (F. Jean). — La liqueur provenant de la détermination de l'acide phosphorique (opération 6°) est fortement concentrée (jusqu'à 15 à 20 centimètres cubes), puis additionnée de 25 centimètres cubes d'acide sulfurique à 66° et 5 centimètres cubes d'acide azotique fumant. On chauffe à 100°. Après un quart d'heure d’ébullition environ, la solution devient incolore, surtout si l’on prend soin d'ajouter de temps en temps quelques centimètres cubes d'acide azotique.
On laisse alors refroidir, on étend d’eau distillée, on insolubilise le sulfate de calcium par l'alcool et on filtre (dosage de contrôle de la chaux).
La liqueur, portée à l’ébullition pour éliminer l'alcool, est additionnée de quelques cristaux de chlorate de potassium, chauffée encore, puis précipitée par l’ammoniaque, qui fournit les deux peroxydes de fer et d'aluminium.
S'il y a du manganèse, le précipité mixte est attaqué au creuset du platine par du carbonate de sodium et du nitre. La masse fondue reprise par l'eau donne le fer insoluble, tandis que le manganèse dissous peut être titré par le permanganale. L'alumine se déduit par différence.
Recherche et dosage spécial de l’alumine (H. Lasne)!. — Le phosphate est attaqué par de l'acide chlorhydrique, on évapore à sec, à la température de 120°. On reprend par de l'acide chlorhydrique étendu au dixième {environ 12 centimètres cubes d'acide étendu par gramme de phosphate). On laisse digérer quelque temps vers 100°, on étend à 500 centimètres cubes et, après refroidissement, on prélève un volume déterminé de la liqueur claire (soit la moitié). Cette partie aliquote est versée dans une capsule de nickel contenant déjà environ 15 centi-
1. Henri Lasne, Annales de Chimie analytique, 1897, p. Si ct 103.