Comptes Rendus, 6 juillet 1891, t. CXIIT, p
en deux moitiés : l’une est colorée par l'héliantine, l'autre par l'orcéine; puis on verse successivement dans l’une et dans l'autre une solution titrée de soude caustique, non carbonatée. On mesure le volume de liqueur qui a produit le virage dans -Chaque portion. La différence des résultats obtenus fait connaître la quantité d'acide borique contenue dans la liqueur, puisque le virage se fait: — en présence de l'héliantine, quand l'acide fort (chlorhydrique ou sulfurique) est neutralisé; — en présence de l’orcéine, quand l'acide borique contenu a formé le biborate Na°B‘07. À 1 molécule de soude correspondent donc 2 molécules d’anhydride borique B?0*.
Le mieux est, d’ailleurs, de faire un titrage avec une quantité pesée d'acide borique par la même solution de soude et dans des conditions semblables, comme volume de liqueur et comme température.
B. Le bleu soluble CLB de Poirrier, étudié par Engel!, accuse, par son virage du bleu au rouge lorsqu'on ajoute de la soude titrée, un autre état de combinaison que lorcéine. Le virage n'a lieu que lorsqu'on a versé assez de soude pour former avec l'acide borique le métaborate NaBO*, et même un peu plus que cette quantité stricte.
En se fondant sur ces observations, Jay et Dupasquier ont adopté le bleu soluble comme indicateur, pour le dosage de. l'acide borique, avec le papier de tournesol sensible et, de préférence pour celui-ci, le papier collé, tel qu'une goutte de liquide ne s’y étale pas. Voici comment ils conseillent d'opérer?.
On amène le liquide à un volume constant; on rend la liqueur légèrement acide, si elle était alcaline, eton chauffe doucement pour chasser les traces d'acide carbonique qu'elle pouvait renfermer. Après refroidissement à 15 ou 20°, on verse avec précaution une solution normale-décime de potasse ou de soude, jusqu'à ce qu'une goutelette du liquide déposée sur un papier de tournesol sensible accuse la neutralité entre la base et l'acide fort, l'acide borique étant alors entièrement libre.