A. Carnot, C. R., 91 juillet
TUNGSTÈNE He
bisulfate de potassium. La masse, reprise par l’eau, donne une solution servant au dosage de l’acide titanique par la méthode ordinaire.
Acide tungstique et acides titanique, tantalique, niobique.
On trouve dans plusieurs minéraux un mélange de ces divers corps. Lorsque le mélange.n a pas été calciné, on peut séparer l'acide tungstique par digestion dans l’'ammoniaque avec sulfhydrate; les autres acides restent bien insolubles. Le sulfosel est évaporé à sec, le résidu est humecté d’acide azotique et calciné.
La dissolution dn tungstène ne se ferait pas entièrement par le sulfphydrate, si le mélange avait subi une calcination; il conviendrait alors de fondre avec 3 parties de soufre et 3 parties de carbonate de sodium ; le tungstène se dissout seul, en reprenant par l'eau. On évapore à sec, on décompose par l'acide chlorhydrique, on fait bouillir avec de l’eau régale, puis on recueille et lave l'acide tungstique insoluble.
Acide tungstique et bioxyde d’étain.
On peut les séparer par une réduction au rouge dans l'hydrogène. Le produit est de l’étain métallique et de l’oxyde de tungstène WO°; celui-ci est inattaquable par l’acide chlorhydrique, qui dissout bien l’étain à l’aide de la chaleur; on peut ensuite précipiter l’étain par un courant d'hydrogène sulfuré. Le résidu, calciné à l'air, se transforme en acide tungstique, qu’on pèse. Il faut éviter de chauffer dans l'hydrogène assez fortement pour produire du tungstène métallique, qui pourrait être allié à l’étain et un peu soluble dans l’acide chlorhydrique.
On peut aussi chauffer au rouge sombre dans un courant de HS qui produit Sns et WS?; traitant ensuite par HCE, on dissout le sulfure d’étain et on laisse celui de tungstène inattaqué; on peut peser sous forme de sulfure ou, après oxydation et calcination, à l’état de WO*.
La séparation de WO® et Sn0? se fait d’une manière satis-
faisante en fondant le mélange avec un grand excès de cyanure
Ho ANALYSE DES SUBSTANCES MINÉRALES
de potassium. On reprend ensuite par l’eau, qui dissout le
tungstate alcalin avec les autres sels de potassium, tandis que l'étain a été réduit en grains métalliques, que l'on peut peser:
après lavage et dessiccation!.
Dosage volumétrique de l'acide tungstique.
La réduction de l'acide tungstique par le zinc dans une dissolution chlorhydrique aboutit, comme terme final, à un
sel de bioxyde de tungstène WO”. On à pu établir sur ce fait un procédé de dosage volumétrique (Von der Pfordten?).
Un tungstate alcalin, ne renfermant pas plus de 05,10 d’acide.
tungstique, est traité par 70 à 80 centimètres cubes d’acide chlorhydrique à 27 0/0, puis on y introduit environ 15 grammes de zine et on chautfe au bain-marie. Lorsque la liqueur est devenue rouge (voir p. 728), on la refroidit et on
la décante dans une capsule de porcelaine, où l’on a mis à.
l'avance un excès mesuré de permanganate de potassium avec du sulfate de manganèse et de l'acide sulfurique. On étend O
ensuite Jusqu'à former 1 litre et on prend une partie aliquote
de la liqueur, où l’on verse du sulfate ferroso-ammonique titré jusqu'à décoloration du permanganate. On sait ainsi quel excès. de cette solution titrée était resté inutilisé, et, par différence, quelle quantité avait été nécessaire pour passer de WO? à WO.
On peut donc calculer celui-ci par comparaison avec le résultat obtenu dans les mêmes conditions sur une quantité connue de WO* pur.
MINÉRAUX DU TUNGSTÈNE
Le tungstène entre, comme élément essentiel, dans un nombre restreint d'espèces minérales ; il se rencontre en petite
quantité dans un certain nombre d’autres espèces très com-
plexes.
L'acide tungstique anhydre WO (#ungstite où wolframine)
a été trouvé à la surface ou dans des fentes de cristaux de:
wolfram, formant un enduit pulvérulent jaune.