L'Hote, C. R., 1885 ; — Soc. ch., 1886, I, p
Fluoxyvanadate. — Va*0°.2VaOFE 6GKFI + 2H20 s'obtient en dissolvant Va*05 dans les fluorhydrates alealins.
Azotures de vanadium. — L'azoture VaAz peut être préparé en faisant agir le gaz ammoniac sur le trichlorure de vanadyle VaOCB. À température assez basse, il se produit une réaction vive et l'on obtient une poudre brune, qui paraît être un diazo- EIRE EVA
în chauffant celle-ci au rouge blanc dans un courant de gaz ammoniac, il se fait une poudre d'un gris brun, mêlée de paillettes métalliques, qui est de l’azoture VaAz. C'est ce composé qui avait été regardé par Berzélius comme étant le véritable métal. On l’obtient plus aisément par un courant de gaz ammoniac sur du vanadate d'ammonium, ou sur l’oxyde Va*0», chaulfé au rouge dans une nacelle de platine.
Sulfures de vanadium. — On prépare le trisulfure Va®S* en chaulfant un oxyde ou un chlorure de vanadium dans l’hydrogène sulfuré ou la vapeur de sulfure de carbone. Ce sulfure, chauffé dans un courant d'hydrogène, fournit le disulfure Va?s? et, dans la vapeur de soufre à 400°, Ie pentasulfure Va°S?.
L'action de l'hydrogène sulfuré sur les solutions de sels vanadiqueset de sels hypovanadiques forme des sels sulfurés correspondants (sulfovanadates et sulfhypovanadates), dont la décomposition par un acide forme des oxysulfures Va*0?$? et Va?0?$? ou sulfures de vanadyle (VaO}?5° et (VaO PS5. Ces composés sont solubles dans les sulfures alcalins et dans le sulfhydrate d'ammoniaque, qu'ils colorent en rouge.
Oxydes de vanadium. — On connait cinq oxydes :
Va20, MVa202 .U Ya205, Va20i D Va20;
Le protoryde Vx0 est une poudre brune, produite par loxydation lente de vanadium à l'air. Il se suroxyde facilement à chaud.
Le bioryde de vanadium ou vanadyle Va*0* (ou VaO) se produit, lorsqu'on réduit l'acide vanadique par un mélal alcalin (Berzélius) ou quand on fait passer le chlorure de vanadyle VaOCF avec de l'hydrogène dans un tube chaulté
VANADIUM ‘ Ho
au rouge (Schaffarik). Il est gris, à éclat métallique, insoluble dans les acides simples, formant avec l’eau régale une solution bleue, à laquelle on arrive également au début, lorsqu'on réduit par le zine une dissolution sulfurique étendue d'acide vanadique; en poussant plus loin la réduction, on obtient une liqueur verte et ensuite une liqueur violette.
Si l’on détermine au moyen du permanganate de potassium titré l'état d’oxydation de ces liqueurs, qui sont toujours ramenées par ce réactif au maximum d'oxydation, c'est-à-dire à Va?0?, on trouve, d’après Roscoë, que Les diverses colorations correspondent aux compositions approximalives suivantes :
Une couleur verte ou bleu verdätre..................... Va205 + Va?20* =— DIEU PERRET ER Tr ES Re Rare ea en Va?0!
— VeRL Det eERRRENET np SRE et ne Va?01 + Va?0? — VER OUPRIEUIOlIE EAP TIR ER ER EC EN PEUR Va?203 + Va?0? — AVANCE OMR LAS ST APR Se ARR Va20?2
Cette dernière solution de sel de bioxyde de vanadium ou se/ hypovanadeuxr est extrèmement oxydable.
Le trioxyde de vanadium ou oxyde vanadeux Va*0® est obtenu par réduction de l'anhydride vanadique par l'hydrogène au rouge ou par le carbone en creuset brasqué. C'est une poudre noire, infusible, irréductible aux températures élevées par l'hydrogène ou par le carbone. Il brûle à l'air et s'oxyde même à froid en formant de petits cristaux bleus de tétroxyde Va?0'.
Après avoir neutralisé par un excès de zine la liqueur de bioxyde Va*0?, formée comme ei-dessus, si l'on fait traverser la liqueur par un courant d’air, on a une solution brune, tenant Va”0°, qu'une goutle de HCI fait passer au vert.
Il forme avec les acides des sels vanadeux qui sont verts ou bleus à l'état d'hydrates, rouges s'ils sont anhydres, diificilement cristallisables.
Le tétroxyde de vanadium où anhydride hypovanadique Va*0* a été obtenu anhydre, noir, par Berzélius, en chauffant au rouge à l'abri de l'air, et mieux dans le gaz carbonique, un mélange de Va*0°et de Va?0° suivant les proportions moléculaires.
Par oxydation lente du trioxyde Va*0* à l’air, il se fait des cristaux bleus brillants.
Le tétroxyde se combine avec les acides et avec les bases. Il se comporte comme base très faible avec les acides, il joue le rôle d'acide à l'égard des bases fortes, des alcalis par exemple.
Il se dissout dans les acides, d'autant mieux qu'il a été moins calciné, et forme des dissolutions bleues, que l’on obtient également par l’action de réducteurs (acides sulfureux, sulfhydrique, oxalique, glucose) sur les dissolutions acides d'acide vanadique. Ces combinaisons sont appelées se/s hypovanadiques ou sels de divanadyle.
L'ammoniaque et les alcalis en grand excès précipitent les dissolutions de divanadyle en formant des dépôts brun foncé, très facilement oxydables à l’air. Les composés ainsi formés sont des hypovanadates M0.2Va?0*=— M°Vai0?. Ceux d'ammonium et de métaux alcalins sont solubles dans l’eau; ceux de baryum, de plomb, d'argent sont insolubles.
Plusieurs composés intermédiaires entre le tétroxyde et le pentoxyde ont été étudiés par Berzélius; ils peuvent être envisagés comme des combinaisons de ces deux oxydes. Nous citerons : Va?05,Va?0f; — 2Va?05,Va?0i; — 4Va?05, Va?0#.
Le pentoryde de vanadium où anhydride vanadique Na0° se prépare en décomposant par la chaleur le vanadate d'ammonium ou le vanadate mercurique, soit dans un creuset ouvert, soit dans un tube de porcelaine où l'on fait passer un courant d'air. Il s'obtient aussi en décomposant par l’eau le trichlorure de vanadyle VaOCE (voir p. 777), puis évaporant à sec et fondant le résidu.
Le pentoxyde de vanadium est d'un jaune rougeûtre ; il fond sans décomposition en un liquide rouge, qui se prend en masse cristalline d’un brun foncé. Il n’est pas volatil. Il est légèrement soluble dans l’eau (1/1000), en donnant une solution Jaune, acide au tournesol. L’'hydrate est brun, semblable à l’hydrate ferrique. Il perd son eau par calcination.
Chauffé dans l'hydrogène au rouge sombre, il se transforme à peu près en tétroxyde Va*0*; au rouge vif, en courant rapide,
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il passe à l’état de trioxyde Va*05. IT est également réduit par le charbon en donnant Va*0*.
Acide pervanadique. — L'acide vanadique peut absorber de l'oxygène et semble former dans certains cas un composé suroxygéné. Les vanadates acides de potassium, sodium et lithium, ou bien l'acide vanadique mêlé à des carbonates alcalins, peuvent absorber, en fondant, plusieurs centimètres cubes d'oxygène par gramme d'acide vanadique; pendant le refroidissement, ils abandonnent ce gaz vers 600°, en présentant le phénomène du rochage !.
D'autre part, par voie humide, l’eau oxygénée colore fortement en rouge une dissolution acide de vanadate d’ammonium *.
C'est ce qu'on a appelé la réaction de Barreswill.
La même coloration rouge apparaît, quand on faitagir l’éther contenant de l’eau oxygénée, ou l’éther ozonisé, ou l'essence de térébenthine ozonisée, sur une solution d'acide vanadique même extrèmement diluée.1/84.000 de Va?0° dissous dans une liqueur suffit à produire une coloration rose encore sensible au contact d’éther saturé d’eau oxygénée (G. Werther).
L'éther bleui par l'acide perchromique perd sa couleur bleue en présence de l'acide vanadique et passe au rouge *.