‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 41 sur 320 · Génie civil, t. XIII, 1888, p · texte numérisé non relu

Génie civil, t. XIII, 1888, p

entonnoir et pince de Mohr pour l'introduction des liquides, l’autre recourbé, avec pince de Mohr, pour conduire les gaz sous l’eudiomètre, qui est sectionné en trois cloches graduées superposées, B, G, D, fixées à un support et munies de robinets, F, F’, F”, permettant de les isoler. :

Trois flacons à tubulures, H, H°, H”, communiquant par des tubes en caoutchouc avec les robinets G, G', G”, servent de réservoir aux réaclifs et peuvent être soulevés de manière à mettre le liquide au même niveau dans la cloche et dans le flacon, pour la lecture des volumes gazeux.

Lorsque l’on a recueilli dans la cloche inférieure les gaz produits dans le ballon A et qu'on les a mesurés, on les fait passer dans la cloche du milieu, en soulevant le flacon H rempli d’eau et ouvrant les robinels F et G’; on ferme F, lorsque le niveau - de l’eau y arrive exactement, puis, tandis qu'on prépare en A une seconde opération, on continue le mesurage des gaz dars la seconde cloche C, qui contient, ainsi que le flacon H', une dissolution de potasse ; l'absorption de l'acide carbonique étant faite, on soulève le flacon H” pour faire la lecture du volume restant, à la pression atmosphérique, et ensuite pour faire passer le gaz dans la cloche supérieure D, après avoir ouvert les deux robinets F’et G”. On ferme F’, la cloche supérieure, et le flacon [” contenant une solution concentrée de sulfate ferreux ; on y fait absorber entièrement le bioxyde d'azote, puis on mesure le gaz restant, ramené à la pression atmosphérique, par l'élévation du flacon H”. Ce gaz, ordinairement en quantilé peu considérable, peut être, suivant les cas, de l’oxyde de carbone ou de l'hydrogène carboné; il est facile de le recueillir par le robinet F” pour un examen spécial.

L'appareil Servalius permet d'aller aussi vite que s'accomplissent les opérations dans le ballon À à la suite les unes des autres.

EmpLor pu MERCURE. — Les azotates, agités avec de l'acide sulfurique en présence du mercure, cèdent tout leur azote sous forme de bioxyde d'azote :

2HA203 —- 3H2S0i ! 6Hg— 2Az0 + 4H20 -L 3Hg2SOi.

Le gaz est dégagé dans un appareil spécial, dont nous allons parler, et mesuré dans le volumètre de Lunge, dont nous avons décrit le fonctionnement (t. 1, p. 948).

L'appareil à dégagement est formé de deux tubes F et G, réunis par un tuyau de caoutchouc épais (fig. 25). Un robinet à double voie k, placé à la partie supérieure du tube G, permet d’établir la communication soit avec l’entonnoir g, soitavec le tube mesureur, qui est mis en communicalion par € avec le tube G. Les tubes étant pleins de mercure, on verse en G la dissolution concentrée de l’azotate et, par la manœuvre du robinet , on l'introduit en G sans entraîner d'air. L’entonnoir est nettoyé deux fois avec quelques centimètres cubes d’acidé sulfurique concentré et pur, que l’on fait également passer en G.

On agite fortement pendant quelques

minutes, puis on réunit le petit tube e au volumètre (/#g.344 du t. 1, p.949), dans lequel on fait passer, pour le mesurer, le bioxyde d'azote dégagé.

1e de AzO à 0° et 560% correspond à 2msr de Az?05 ou à 2wsr820 de HAzO3.

EMPLOI DU CHLORURE CUIVREUX. — Ferdinand Jean a proposé, en 1875, un procédé de dosage volumétrique basé sur les observations suivantes :

1° En présence d’un grand excès d'acide chlorhydrique, les moindres traces de sels cuivriques sont décelées par la couleur Jaune intense que prend la solution:

2° Les solutions aqueuses de sels cuivriques additionnées

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