‹ Traité d'analyse des substances minéralesChapitre 105 sur 230 · BROME · texte numérisé non relu

BROME

Le brome, tel qu'on le rencontre dans le commerce, est cénéralement d'une pureté suffisante pour les usages analytiques. Ses propriétés chimiques, si voisines de celles du chlore, permettent souvent de l'employver pour produire des phénomènes semblables.

Le brome étant soluble dans environ 30 parties d’eau à 15°, on emploie presque toujours sa solution, de préférence au liquide lui-même, très facilement volatil et dont les vapeurs sont extrèmement pénibles à respirer. Il suffit, pour préparer cette solution, d'introduire dans une fiole de 500 centimètres cubes, bouchée à l’émeri, 50 centimètres cubes environ de brome, puis de compléter avec de l’eau froide et d'agiter vigoureusement quelques instants. L'eau saturée est employée au fur et à mesure des besoins et remplacée chaque fois par un égal volume d’eau distillée jusqu'à dissolution presque complète du brome, laissant parfois un résidu formé d'impuretés insolubles. On emploie quelquefois la dissolution du brome dans le bromure de potassium à 10 p. 100, lorsqu'on veut avoir un réactif neutre et concentré (de Koninck).

Le brome est utilisé pour la transformation de l'acide arsénieux en acide arsénique, pour la peroxydation du mansanèse en solution acétique presque neutre ou en solution ammoniacale, pour la précipitation du nickel (en présence du cobalt) dans une solution de cyanure alcalin, pour oxyder l'hydrogène sulfuré ou les sulfures en présence d'acide chlorhydrique ou d'acide azotique, etc.

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