‹ Traité d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 86 sur 124 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Keconnaitre le nombre. de propesitions ins chaque phrase, dire sous quelle forme elles sont presontées et nommer les trois termes essentiels de la proposition : le sujet, le verbe et l'attribut,

REMARQUE. — 10 Une phrase renferme autant de propositions ‘que de verbes à un mode personnol,

? La forme de la proposition est ou airmative, où négative, où interrogative, ou exclamative,

MODÉÈLI Le Nil

L. Certains Heuves se répandent, tous les ans el à une époque fixe, au-dessus de leurs rives, inondant toutes les campagnes voisines.

Il n'y a qu'une proposition, dont la forme est afürmative,

1° Fleuves—suj.—2e sont—verbe 3° répandant--attribu.

2. Le Nil surtout a été longtemps célèbre par ce prudige que les anciens ne savaient à quelle cause attribuer, et dont, au reste, il n'y avait pas d'autre exemple connu,

Il y a trois propositions,

lre Pror.-Le Nil surtout à dt lonstemps célèbre par ve rrodige, (forme afirmalive.)

Lo Milsuj, % a étd=vorhe, 3° célèbre uttribut.

2 Pnor.—Que les ancièns ne savaient à quelle cause attri. buer (forme négalive.) :

9 Anciens—suj. élaient—verbe, 3 sachant—attribut.

3e Pror,—ÆEt dont, au reste, {il n'y avait pas d'autre evemple auetnn autre exemple n’était connu, (forme négalive.)

l" Exvemple—suj. ® élait—verbe, $ connu—attribut.

&. Aujourd’hui, tout le monde sait que ce phénomène est commun aux rivières des tropiques, et qu'ilest dû iux grandes pluies périodiques qui ont lieu dans la zone tropicale, après le solstice d'été,

I Y à quatre propositions, dont la forme est afümatire.

lre Pror.—Aujourd'hui, tout le nronde sait. -

1° Toul lemmonde—suj. 2 est—verbe, 3° s4chant—uttribut. 2e, Prop.—Que ce phénomène est commun aux rivières dos tropiques, 1° Phénomène--sui, ? est-—verhe, à commun—attribut. 30 Pror,—EÆEt qu'il est dù aux grandes pluics périodiques. Lo su), ? est-everbe, 3 dé—att,

10 Prop.—Qui ont lien dans la zone tropicaie, après :: sol.

stice d'été, 1° Qui--suj.--? sont—vorbe, 3 ayant lieu--att,

4. L'eau des sources et des fleuves, immodérément gonflée par ces pluies, remplit le lit du fleuve, et bientôt franchit ses rives,

1 y a deux propositions, dont Ja forme cst aflirmalive,

lre Pror.—L'eau des sources et des fleuves, immodtrément gonflée par ces pluies, remplit le Jit du fleuve.

1° Enu—sui.—? est--verbs, 3° remplissant—utt.

2e Pror,—Et bientôt (elle) franchit ses rives.

l Elle—sui. elliptique, ? est—verbe, 3 franchissant--att,

%. Elle charrie avec elle un limon contenant hoaucour d'humus, seul principe qui rende les terres fertiles, et --. tient lieu de l’engrais le plus riche aux terrains 4 1 recouvre,

Il y a cinq propositions, dont la formié ost @ffrmative.

lre, Pnor.-Elle chavric avec elle un limon contenant beau. coup d'humus,

Lo Ælle.-sui, % est vorhe, 3 chantant=att.

o Prop. — {° C’ pou 3e Prop.— l” Qui— 4e Pror.— Fans, 1 Qui— 90 Prop. — lo su 6. C'est à son étonnant 11 y a deux là première, e lre Pror.— l‘condité, lo Egypte 26 PRop.l Pluie

L'homme ; (‘ombien le b

IL y a deux li pr'emitre, e lre Prop, —] 1 Homnu

e Pror.-=C lo Ponheu

Les élèves ana

f 1, Les amis

ieurs forces à chose publiqu trouve le prêt ! est homme di porte au-dess

cause attri-

—attribut.

tré ecXémple €.)

tribut.

hénomène u'ilest dû ans la zone

malive.

u—üttribut, rivières dos

attribut, jodiques.

près 1 sol.

Lt, odérément et bientot

LONTA 1otdérément

Lt.

ssarul=satt,

beaucour les, et -:.

nains (e) « L.

tive, nant boau-

6 Prop.—(Soui principe) C'est le seul principe, {° C’pourice—sui), ellipt.—2 est—v. elipt. 3 principe ait, 30 Prop.—Qui rende les terres fertiles.

L' Qui=—sui. 2 soit—verbe, 3 rendant—att.

4e Prop.—£Et qui tient lieu de l'engrais le plus rithe aux ter FAins.

1 Qui—sui, 2 est—verhe, 3 tenant lieuatt.

no "Prop. — Qu'il recouvre, Le U=suj, % est—verbe, à recouvrant au.

6. C’est à lui que l'Egypte, où il ne pleut jamais, doit son étonnante fécondité, Il y a deux propositions, dont la forme est affirinalive dan: la première, et négative dans la seconde, Lre Pror.— (C'est à nique) À Ini l'Egypte doit son étonnante l’condité, 9 Egyple—suj. ? est—verbe, 3 devant— at, ?e Prop.—Où (il ne pleut) la pluie ne tombe jamuis, le Pluiesuj, 2 est—verhe, 3 tombant—att,

MODÈLE

L'homme a:t.il mis sa gloire à se for : des fers ?—

(Combien le bonheur est fugitif !

Il y a deux propositions, dont la forme est fnterrogaliee dans

li première, et erclamalive dans la seconde,

lre Prop, L'homme a-t-il mis sa gloire à se forger des fi 2 Le Homme—suj, À «a été—verbe, 3 meltant--att.

te Pror.--Combien le bonheur est fugitif !

l Bonheur—su)i. % est—verbe, 3 Pugitip ant.

Les élèves analyseront de Ia même mañitre"les phrases suivantes, L’ami de l’éducation

1, Les amis du pays sont ceux qui travaillent de toutes

surs forces à l'avancement, au progrès rationnel de ln chose publique, 2, Au premier rang de ces bienfaiteurs se trouve le prêtre, parce qu’il est homme du euple, et il | est homme du peuple, parce qu'il est homme de Dieu, 3. 11 porte au-dessus de tonte autre affection terrestre l'amour

10 ANALY3N LOGIQUE.

du peuple. 4. Les joies matérielles lui sont inconnuex. 9. sait que la vertu seule fait le bonheur : aussi, ne doit. on pas s'étonner de l'entendre prêcher la vertu et tonner contre le vice, 6. Il sait aussique l'ignorance est un grand mal, qu’elle est la source de la dégradation non-seulement pour les individus, mais aussi pour les peuples. 7. G'est ce qui explique pourquoi le prêtre est l'ami de l'éducation, pourqooi il travaille avec tant de zèle et d'énergie à sette belle cause, pourquoi aujourd’hui il se réjouit d'une fête quiannonce un progrès réel. (Inauguration de l'Ecole nor. male-Taral.

Mer, Cns. Frs. BAILLARGEON CHAPITRE [II

1° Reconnaître le nombre de propositions dans chaque phrase, dire sous quelle forme elles sont présentées, et nommer les trois termes essentiels de chaque proposition : le sujet, le verbe et l’attribut.

2’ Dire si le sujet et l'attribut sont simples ou composés, ct indiquer le complément de chacun de ces termes.

ReAnQuEs.—1v Le sujet et l'attribut sont simples, lorsqu'ils sont l'un et l'autre exprimés par un seul mot, et composés, lürsqu'ils sont exprimés par plusieurs mots.

?° On appelle complément du sujet ou de l'attribut tons les mots qui ont quelque râpport avec l'un ou l’autre de ces deux termes, Ainsi le sujet et l'attribut sont dits compleres, lorsqu'ils ont das compléments, et incompjleres, S'ils n’en ont anenn.

MODÈLE

1. L'amour du travail, le goût de l'étude, sont les vrais biens, les richesses inaliénables de l'homme,

(Elle renferme une seule proposition, dont la forme net afqirmaltive.)

1° Amour et gout, suj, comp, ? noms, compl, le ler a! eompl, du travail, le %e ay, p. compl. de l'étude,

Vo Sont, verbe.

3 Biens Et richesses: n°1. comp. 2 homs, compil, la 1°, 2 pi

Compl, vrais de lhomms. 9 de av, pour éompl, inaliés bles de l'homme,

Page 1