Recherche de l'iode dans l'urine
D’après de nombreuses expériences, les iodures métalliques et l'iode libre passent très-promptement dans l’urine à la suite de leur administration, et, s’ils nesont pas en quantité trop faible, ils peuvent être découverts dans ce liquide par les méthodes connues, sans qu’il soit besoin de procéder à une préparation préliminaire. On opère comme il suit :
a. A un échantillon de l’urine on ajoute un peu d’empois d'amidon, on agite bien, on ajoute ensuite un peu d’eau de chlore fraîchement préparée ou bien une ou deux gouttes d'acide azotique fumant et l’on .agite de nouveau. S’il y a de l’iode, l’amidon prend une belle couleur bleu foncé ou bleu noir.
h. A un deuxième échantillon de l’urine, on ajoute de Veau de chlore , puis quelques gouttes de sulfure de carbone et on agite. Après agitation, même s’il n’y a que très-peu d’iode, la couche de sulfure de carbone, qui se dépose promptement au fond du vase, se colore en rouge violet
recherche des éléments accidentels.
c. Pour confirmer les résultats obtenus, on ajoute à un troisième échantillon d’urine une solution de chlorure de palladium. Si la quantité de l’iode n’est pas trop faible, il se produit immédiatement un précipité noird iodure de palladium , insoluble dans l’acide chlorhydrique, soluble dans 1 ammoniaque ; lorsque les liqueurs sont très-étendues, le précipité ne se forme que lentement.
Lorsque l’urine contient de très-petites quantités d’iodures métalliques, les réactions précédentes exécutées sans préparation préalable peuvent ne pas réussir ou donner un résultat douteux. Dans ce cas, on procède de la manière suivante :
On mélange environ 1000 centim. cub. d’urine avec 2 gram. de potasse ou de soude caustique, on évapore à sec au bain de sable et l’on incinère le résidu dans un creuset de porcelaine. On épuise la ceddre obtenue avec de l’eau tiède, et l’on essaye la solution filtrée d’après les méthodes indiquées précédemment.