‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 147 sur 340 · Recherche du mercure dans l'urine · texte numérisé non relu

Recherche du mercure dans l'urine

Après les empoisonnements par les préparations mercurielles, à la suite tic leur administration longtemps continuée, ainsi que dans l'empoisonnement chronique par le mercure auquel sont sujets les fabricants de miroirs, de baromètres, les Ouvriers employés dans les mines de mercure, etc., de petites quantités de ce métal passent dans l’urine. Dans ces cas, il peut être intéressant pour le médecin de constater la présence du mercure dans l’urine. Le procédé suivant, indiqué par Fr. Schneider, est tout à fait convenable pour cette recherche. Dans une grande capsule de porcelaine on verse à une grande quantité d’urine, au moins 2 ou 5 litres (l’urine de oou 4 jours), on ajoute par chaque litre de liquide 5 gram. de chlorate de potasse, puis de l’acide chlorhydrique, jusqu’à réaction fortement acide, et l’on chauffe au bain-marie, jusqu’à ce que la couleur foncée que le liquide prend en commençant ait disparu. Si, en continuant l’évaporation, la liqueur redevient foncée, on ajoute de nouveau un peu de chlorate de potasse et d’acide chlorhydrique et l’on chauffe encore pendant un temps suffisant pour expulser tout le cluore libre. On évapore encore afin de réduire le liquide à un petit volume, mais il ne faut pas pousser la concentration jusqu’à la cristallisation du chlorure de potassium. Il suffit, en général, de réduire le liquide au septième ou au huitième de son volume primitif. On filtre, on verse le liquide dans un vase de verre plus large que haut et on le soumet à Y électrolyse . Dans ce but, on emploie 5 ou 6 éléments de Grove ou de Smee ou 4 éléments de Bunsen, dontl’cmode est formé d’une lame de platine d’environ 5 centimètres de longueur sur 1 centimètre de largeur et dont le cathode consiste en un fil d’or de 1 millimètre de diamètre et renflé en massue à une de ses extrémités (fig. 94). On place les électrodes dans la dissolution de manière qu’ils soient le plus possible éloignés l’un

ggy— de l’autre et on laisse passer le courant pendant environ

Fig. 94. 12 à 18 heures. S’il y a du mercure, il se sépare sur le fil

d’or, et ce dernier, retiré du liquide, se trouve recouvert d’un enduit gris blanchâtre, qui devient brillant comme de l’argent lorsqu’on le frotte doucement avec un morceau de papier à filtrer.

Pour procéder à l’essai de l’enduit, ou introduit le fit d’or dans un tube de verre desséché avec soin et étiré en pointe à une extrémité, et l’on ferme à la lampe l’autre extrémité du tube.

Si maintenant on chauffe le tube dans le point où se trouve le fil d’or, le mercure se dépose dans la partie froide du tube sous forme d’un sublimé

gris blanchâtre, tandis que le fil d’or reprend sa couleur jaune (fig.

95). En chauffant, on chasse maintenant le sublimé dans la partie rétrécie du tube, on détache à la lampe l’autre partie avec le fil d’or, de ma-

Fig. 9G.

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