‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 26 sur 340 · DIALYSE · texte numérisé non relu

DIALYSE

Lorsqu’on a affaire à des dissolutions renfermant des matières cristallisables et des substances qui ne cristallisent pas, et que l’on veut effectuer la séparation de ces corps, on se sert avec beaucoup d’avantage d’un procédé auquel on a donné le nom de dialyse. Ce procédé, introduit dans la science par Graham , repose sur la manière dont les substances dissoutes dans l’eau se comportent au contact des membranes humides (vessie, papier-parcliennn, etc.). Toute une classe de corps, à laquelle appartiennent toutes les substances cristallisables, ont la propriété de traverser les membranes en

PEB OPÉRATIONS CHIMIQUES.

contact avec leurs dissolutions, tandis que d’autres, notamment tous les corps amorphes, comme la gomme, la dextrine, la gélatine, les substances albuminoïdes, les matières extractives amorphes, etc., sont dépourvus de celte propriété, Les premiers corps portent le nom de cristalloïdes , les seconds celui de colloïdes.

D’après cela, si l’on introduit une dissolution contenant les deux espèces de substances dans un vase, dont le fond est remplacé par un diaphragme de papier-parchemin, et si on suspend le tout dans un autre vase plus grand en partie rempli d’eau, les cristalloïdes traversent peu à peu le diaphragme et se répandent dans l’eau extérieure, tandis que les colloïdes restent. Les ligures 14 et 15 représentent des appareils très-convenables pour les expériences dialytiques.

Dans la figure 14, le dialyseur est un vase en forme de cloche, dont l’ouverture inférieure, plus large, est fermée à l’aide d'un morceau de papier-

parchemin. Dans la figure 15, il se compose d’un cercle en bois ou mieux en gutta-percha sur lequel est également fixé un diaphragme de papier-parchemin.

Le papier doit d’abord être bien mouillé et ensuite tendu sur le dialyseur ; avec une ficelle on serre fortement contre la paroi extérieure du dialyseur la portion de la membrane qui dépasse le fond du vase et qui doit avoir environ 6 ou 8 centimètres de largeur. Pour que l’opération réussisse, le papier-parchemin ne doit pas présenter de fissures; on l’essaye en versant de 1 eau dans Fig. u. le dialyseur et en examinant si la

face inférieure du diaphragme

offre des places humides. Si l’on remarquait des solutions de continuité, il faudrait les boucher avec du blanc d’œuf que 1 on coagulerait en plongeant la membrane dans l’eau bouillante. Lorsqu on xeut fane une opération dialytique, on verse le liquide à dialyser dans 1 appareil, en ayan soin que la couche liquide ne s’élève pas à une hauteur déplus de 1 centimètre et demi, et l’on suspend le tout dans le grand vase extérieur contenant une quantité d’eau au moins quatre fois plus grande que celle e a solution à dialyser, et l’on fait en sorte que les liquides soient au meme niveau dans les deux vases. La figure 14 montre comment les choses doivent être disposées lorsqu’on se sert du dialyseur en forme de cloche. Si I on emploie le dialyseur circulaire, on le laisse simplement flotter sur eau, comme le montre la figure 15.

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