ANALYSE QUALITATIVE DES SUCS PARENCHYMATEUX DES ORGANES GLANDULAIRES
Dans les liquides obtenus en traitant les organes glandulaires par l’eau
ou par l’alcool étendu, on peut en général trouver les éléments suivants :
. Albumine soluble, cre'atine, sarkine, xantliine, guanine , acide urique , taurine, cystine , leucine cl tyrosine, urée, glucose , inosite, scyllile, acide lactique, acide succinique, acides gras volatils et les sels 'inorganiques du sang. 1
n a en outre rencontre une fois des oxalates dans les poumons et les reins, et des acides et des pigments biliaires dans le foie, on découvre
presque constamment des traces de cuivre et de plomb dans le foie et fréquemment dans la rate.
Les méthodes a suivie pour 1 examen des extraits des glandes sont annotes a celles dont on se sert pour l’analyse de la chair; la méthode de
ANALYSE DES TISSUS
Liébig, notamment, est aussi tout a fait convenable pour le cas qui nous occupe, et l’on procède comme il a été dit g ‘264. a, b, c, d. Les eaux-mères dans lesquelles s’est séparée de la créaline déposent fréquemment de la leucirte et de la tyrosine, qui peuvent être isolées d’après le§ 1 15 (page 232). Si l’on distille avec de l’acide sulfurique le résidu liquide, on obtient dans le produit distillé les acides gras qui peuvent èlre présents; du résidu de la distillation on peut extraire, par agitation avec de l’éther, de Y acide lactique et de Yacide succinique ; cedernier, s’il est présent, cristallise par l’évaporation spontanée de la solulion éthérée. Dans la couche aqueuse, on peut rechercher Yinosite, d’après le g 264, b.
Une autre méthode d’analyse des organes glanduleux a été indiquée par Stcideler et ses élèves.
Les organes, encore frais, finement hachés ou divisés par trituration avec de. la poudre de verre grossière, sont délayés dans de l’eau cl pressés. Dans les liquides, filtrés sur une toile,, on coagule l’albumine par ébullition, en ajoutant de l’acide acétique, si c’est nécessaire, et l’on précipite le liquide filtré par l’acétate basique de plomb. Du liquide, séparé par filtration du précipité plombique,on élimine le plomb par l'hydrogène sulfuré, on évapore à consistance sirupeuse, après séparation du sulfure de plomb par le filtre, on traite par l’alcool concentré bouillant et l’on évapore l’extrait à cristallisation : il se sépare alors de la leucine et de la tyrosine , cette dernière n’étant pas insoluble en présence de substances extractives; de la taurine peut aussi se déposer. S’il y a de grandes quantités de tyrosine, celle-ci se trouve dans le résidu insoluble dans l’alcool, qui quelquefois contient aussi de la gélatine. Le précipité plombique peut contenir de Yacide urique , de la sarkine , de la xanthine , de Yinosite , de la cystine , et peut-être aussi de la tyrosine et de la taurine. On le lave, ouïe suspend dans l’eau et on le décompose par l'hydrogène sulfuré ; on concentre le liquide, préalablement filtré, et Yacide urique , s’il est présent, se sépare en cristaux ; on extrait Yinosite du liquide filtré, et ordinairement la cystine, la xanthine et Y hypoxanthine, si elles sont présentes, se séparent aussi en même temps.
Pour extraire la xanthine et la sarkine, le mieux est de procéder d’après la méthode d eNeubauer (g 264, c).
G. Meissner a trouvé, en procédant de la manière suivante, de grandes quantités d’acide urique dans le foie de poulets nourris avec de la viande ;
Les extraits obtenus (avec de l’eau chaude) sont coagulés par ébullition et addition d'un peu d’acide sulfurique étendu, le liquide séparé par filtration du coagulum albumineux est précipité par l’eau de baryte, le précipité est isolé par le filtre, cl la baryte qui peut se trouver en excès dans le liquide filtré est éliminée par l’acide sulfurique. En procédant ainsi on a l’avantage de ne pas entraîner le glycogène qui peut se trouver présent avec le précipité barytique et ensuite avec le précipité sulfurique. On concentre le liquide filtré à un petit volume et on l’abandonne à lui-même. Parle refroidissement, du liquide suffisamment concentré et parfaitement clair tant