‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 318 sur 340 · DOSAGE DU PEROXYDE DANS LES POUMONS · texte numérisé non relu

DOSAGE DU PEROXYDE DANS LES POUMONS

Dans certaines circonstances, il peut être intéressant de connaître la teneur en peroxyde de fer des poumons des individus atteints de cette maladie. On procède dans ce cas de la manière suivante :

On dessèche au bain-marie une quantité pesée du tissu pulmonaire finement divisé, puis on l’expose dans le bain d’air à une température de 110 à 120°, jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de diminution de poids. En retranchant le poids du vase où l’on effectue la dessiccation, on obtient le poids de la substance dite sèche, et en môme temps aussi la teneur en eau du tissu.

La substance sèche est ensuite carbonisée dans une capsule de platine ou dans un creuset de porcelaine, et le charbon est incinéré avec de 1 azotate d’ammoniaque ajouté avec précaution à plusieurs reprises (celle substance, en se décomposant, dégage de l’oxygène, qui hâte la combustion du charbon). On épuise la cendre avec de l’acide chlorhydrique, et dans la solution on dose le peroxyde de fer par la méthode pondérale ou par les liqueurs titrées. i

a. — Dosage du peroxyde de fer par la méthode pondérale.

On verse la solution chlorhydrique de la cendre, sans la filtrer, dans une capsule de porcelaine, on lave avec de l’eau le vase qui la contenait, on évapore tout le liquide à sec au bain-marie, on chauffe encore un peu plus fortement au bain de sable; après le refroidissement, on l’humecte avec de l’acide chlorhydrique, et ensuite, en ajoutant de l’acide chlorhydrique et de l'eau on chauffe jusqu’à ce que tout soit entré en solution, à l’exception d’un léger résidu de silice. On verse la liqueur sur un petit filtre, sur lequel on lave bien le résidu avec de l’eau; on réunit l’eau de lavage et le liquide filtré, et on ajoute du chlorure d’ammonium, de l’ammoniaque caustique et un peu de sulfure d’ammonium, tant qu’il se forme un précipité. Tout le fer est ainsi précipité sous forme de sulfure. On rassemble ce dernier sur un filtre exempt de cendre, on lave avec de l’ejm contenant un peu de sulfure d'ammonium, jusqu’à qu’une goutte du liquide filtré, évaporée sur une lame de platine, ne laisse plus de résidu. On porte ensuite le filtre avec le précipité dans un gobelet de verre, on arrose avec de l’acide chlorhydrique, on ajoute un peu d’acide azotique et on chauffe jusqu’à ce que tout le sulfure de fer soit dissous et que la liqueur ait pris la couleur jaune pur des solutions de perchlorure de fer; on filtre de nouveau sur un petit filtre, on lave le vase contenant la solution, on verse l’eau de lavage sur le filtre, et on rassemble celle-ci avec le liquide filtré dans un gobelet de verre ou dans un petit ballon; on ajoute du chlorure d’-ammonium et de l’ammoniaque caustique, jusqu’à réaction alcaline forte et persistante, et l’on chauffe jusqu’à ce que le liquide commence à bouillir. L’hydrate de peroxyde de fer se sépare en gros flocons, et, si la solution a été suffisamment chauffée, il se dépose complètement au-dessous d’un liquide clair. On rassemble le précipité sur un filtre dont on connaît le poids de la cendre, on le lave

analyse des tissus.

bien, en employant, pour que l’opération soit très-rapide, la pompe aérohydnque ou l’appareil à deux flacons, on le dessèche dans le filtre, on le calcine très-vivement avec ce dernier dans un creuset de platine pesé, en ayant soin que 1 air ait un accès suffisant. On laisse refroidir et on pèse. En retranchanl le poids du creuset et celui de la cendre du filtre, on obtient le poids du pei oxyde de fer, que 1 on indique tel quel pour le tissu frais et pour la substance sèche employée.

b. Dosage du peroxyde de fer par la méthode volumétrique , à l’aide du caméléon.

On prépai e, comme il a élé dit en a (sans addition d’acide azotique), une solution chlorhydrique delà cendre contenant aussi peu que possible d acide en excès, on transforme le percblorure de fer renfermé dans la dissolution en protochlorure, d’après la méthode indiquée § 195, c et d, et l’on piocède ensuite comme il aete dit dans ce paragraphe, seulement, dans le cas qui nous occupe, la solution titrée de caméléon doit être plus concentrée. 10 c. c. de cette liqueur doivent correspondre à environ fJfc’Vl de fer = 0gr,28G du peroxyde de fer.

DOSAGE DE LA SILICE (DU SABLE) DANS LES POUMONS ET LES GLANDES BRONCHIQUES.

Dans les poumonset les glandes bronchiques des tailleurs de pierres, etc., on trouve souvent des quantités considérables de poussière sableuse. Lorsqu’il s’agit de doser cette matière, on procède comme il suit :

Une portion pesée des poumons et des glandes bronchiques est bien desséchée et carbonisée en présence de l’air dans un creuset de porcelaine ; on calcine ensuite le charbon obtenu, en y ajoutant goutte à goutte de l’acide azotique fumant, jusqu’à ce que la cendre soit devenue parfaitement blanche. On chauffe ensuite celle-ci dans un ballon de verre, jusqu’à ce qu’on n’observe plus de particules non désagrégées ; on verse ensuite la solution avec le résidu dans une capsule de porcelaine, sans filtrer, on lave plusieurs fois le ballon avec de l’eau, afin de faire tomber dans la capsule toutes les particules adhérentes aux parois du ballon. On évapore à sec au bain-marie, on chauffe le résidu à 200°, tant qu’il se dégage des vapeurs acides, puis on laisse refroidir le résidu sec pulvérulent et on riiumecte uniformément avec quelques gouttes d’acide chlorhydrique. On laisse l’acide agir pendant quelques minutes, puis on verse de l'eau, on chauffe jusqu’à ce que le liquide commence à bouillir, on rassemble la silice insoluble sur un filtre dont on connaît la teneur en cendre, on lave bien, on dessèche, et on porte la silice avec le filtre dans un creuset de platine pesé. On chauffe d’abord avec le creuset couvert, doucement et avec

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