‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 324 sur 340 · ANALYSE QUALITATIVE ET QUANTITATIVE DES CALCULS URINAIRES · texte numérisé non relu

ANALYSE QUALITATIVE ET QUANTITATIVE DES CALCULS URINAIRES

Un a déjà donné les indications nécessaires pour l’analyse qualitative des calculs urinaires à propos des substances qui les composent, ainsi que dans l»js tableaux précédents.

Le résidu que laissent les calculs quand on les chauffe au rouge est examiné d’après le procédé qui sera décrit plus loin au sujet de l’analyse qualitative de la cendre des substances animales. Avec des calculs complètement combustibles on a seulement à s’occuper de l’acide urique, del’urale d'ammoniaque, de la xanthineet delacystine ; leurdéterminalion s’elfeclue comme il a été dit à propos de ces substances et des sédiments urinaires g 141 .

Lorsqu’on a affaire à des calculs partiellement combustibles, on détermine de la manière suivante la nature des substances qu’ils peuvent renfermer :

On pulvérise aussi finement que possible un échantillon du calcul el on l’épuise avec de l’eau bouillante ; on filtre et on laisse refroidir. Si la concrétion contient de l’urate de soude ou de l’urale dépotasse, ou un mélange de ces deux sels, ces corps se précipitent en majeure partie par le refroidissement et on les essaye ensuite d’après le § 145,1. On traite’ en-uile le résidu par l’acide acétique, qui dissout les phosphates terreux, mais laisse non dissous l’oxalate de ch nix. Après avoir lavé, ce nouveau résidu, on le traite par l’acide chlorhydrique. S’il se compose d’oxalate de chaux, sa dissolution a lieu maintenant, mais sans effervescence (une effervescence indiquerait la présence de carbonate de chaux) et la solution sursaturée par l’ammoi iaque donne un précipité cristallin d'oxalale de chaux, dont on peut faire 1 essai. (Chauffé au rouge, il se transforme en carbonate de chaux, et fait alors effervescence avec l’acide chlorhydrique.)

Pour s’ass rer d'une manière couq lète de la présence de la cystine, que l’on reconnaît déjà à la flamme bleuâtre qu’elle développe lors du chauffage au rouge et à l’odeur acide des vapeurs qui prennent en même temps naissance, on essaye si un échantillon digéré avec de l’ammoniaque caustique abandonne à ce réactif un élément qui, par évaporation, se sépare de la solution ammoniacale en tables hexagonales el dont la solution potassique, bouillie avec une dissolution alcaline d’oxyde de plomb, donne un dépôt de sulfure de plomb.

Lutin on reconnaît également la xanlhine sans difficulté à la manière dont Se comporte sa solution azotique quand on l'évapore, ainsi qu'à ses autres réactions.

Après avoir déterminé par l’analyse qualitative les éléments d’un calcul urinaire, on procède à l’analyse quantitative, lorsque celle-ci est demandée, ou qu’elle présente un intérêt particulier.

La marche générale à suivre pour une pareille recherche est la suivante:

ANALYSE DES CONCRÉTIONS

On pulvérise une partie du calcul, on dessèche (à 120°) et on pèse. On épuise complètement par l’éther, qui enlève les matières grasses et résineuses, on évapore à sec les extraits éthérés et l’on pèse le résidu ; on l’inscrit dans le résultat de l’analyse sous le litre de graisse, etc.

On épuise ensuite la poudre par l’alcool et i’ou évapore à siccité l'extrait alcoolique. Le résidu est pesé et inscrit sous le nom d’extrait alcoolique, ou d une manière plus précise, suivant le résultat de l’analyse qualitative.

Si l’essai qualitatif a indiqué un calcul principalement composé d’acide urique , ou fait maintenant bouillir à plusieurs reprises le résidu pulvérulent avec de l’eau ; on élimine ainsi lesurates. On évapore les solutions presque à siccité, et tous lesurates se déposent On les décompose par l'acide chlorhydrique, on rassemble sur un filtre pesé l’acide urique séparé, on le dessèche et on le pèse. Les hases se trouvent dans le liquide filtré en combinaison avec de l’acide chlorhydrique ; on évapore la liqueur et, ensuivant les règles de la chimie analytique, on isole les bases trouvées par l’essai qualitatif.

La portion insoluble dans l’eau est maintenant traitée par la potasse caustique étendue et la sol u lion filtrée- Dans la solution potassique, on précipite l’acide urique par un grand excès d’acide acétique ; le précipité donne, après lavage et dessiccation, l’acide urique libre. La solution est évaporée au bain-marie, jusqu’à disparition de toute odeur d’acide acétique, puis traitée par.l eau, qui laisse non dissous l’albumine, le mucus vésical, etc.

Dans la portion insoluble dans fa potasse, on recherche le phosphate de chaux, la magnésie, l’oxa ate de chaux et la silice.

Si l’on a découvert par l’essai qualitatif que le calcul se compose surtout de phos/jlmtes terreux , on le traite comme précédemment par l’éther, l’alcool et l’eau bouillante, et l’on dissout le résidu dans l’acide chlorhydrique. Dans la solution chlorhydrique on dose ensuite la chaux, la magnésie et ’acide phosphorique exactement comme il a été dit pour les os §§ 258, 259 et 260, etc. Si l’analyse qualitative a indiqué la présence du carbonate de chaux, on dose l’acide carbonique d’après le § 257.

Si le calcul est principalement composé à’oxalate de chaux, on commence par l’épuiser par l’éther, l’alcool et l’eau, en ayant soin naturellement de peser les résidus de'ces extraits, s’ils sont en quantité pondérable, puis on le traite par la potasse caustique, qui dissout l’acide urique et les substances animales. Dans la solution potassique on dose l’acide urique par précipitation avec l’acide chlorhydrique, etc. On épuise le résidu du traitement par la potasse avec de l’acide chlorhydrique, qufdissout les phosphates terreux, et l’on sursature la solution acétique par l’ammoniaque. Dans le précipité on détermine ensuite collectivement les phosphates terreux par calcination et l’on examine le résidu calciné. Enfin, on dissout dans 1 acide chlorhydrique le rè>idu du traitement par l’acide acétique, qui contient de I’oxalate de chaux plus ou moins pur ; on précipite par 1 ammoniaque 1 oxalale de chaux renfermé dans la dissolution, on le rassemble sur un filtre, on le dessèche, on le calcine faiblement, on volatilise un peu de carbonate

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