‹ Traite d'anatomie chirugicale et de cirurgie experimentale v.2Chapitre 14 sur 65 · VOLUME DU CORPS HUMAIN · texte numérisé non relu

VOLUME DU CORPS HUMAIN

grandes opërationSy étude dont on ne saurait pourtant se dissimuler Timportance, et dont s'occuperaient avec succès principalement les chirurgiens militaires. Dans les hôpitaux civils, nous savons seulement qu'un riche embonpoint, un fort développement des muscles sont des circonstances moins favorables que Tétat opposé, et que les amputations ne réussissent jamais aussi bien que chez les individus afifaiblis et amaigris par une affection locale chronique.

Il n^a été jusqu'ici question que de Thomme ; la femme peut offrir les mêmes disproportions entre le tronc et les membres inférieurs. Mais les individus chez qui les membres abdominaux dépassent ou même égalent le tronc en longueur, sont bien plus rares dans le sexe féminin que dans l'autre ; la saillie prononcée des fesses nous indique déjà que la symphyse pubienne doit être fortement abaissée ; et Ton sait combien les cuisses en avant sont généralement raccourcies. Des sept femmes dont Orfila a rapporté les mesures dans son tableau, une seule avait les membres abdominaux un peu plus longs que le tronc ; ils comportaient 81 centim. sur une stature de 1 m. 60. La symphyse devait être assez fortement relevée, car le fémur et le tibia ensemble ne faisaient qu'un total de 75 centimètres.

Les six autres, moins grandes que celle-ci, avaient toutes le tronc plus long que les membres ; et ce qui est bien remarquable, chez cinq d*entre elles, la longueur réunie dépassait de 2, 3, et même 4 centimètres la longueur totale du membre, ce qui n'avait lieu chez aucun des 44 hommes mesurés avec elles, et ce qui suppose une inclinaison énorme de la symphyse pubienne. En voici le tableau.

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