Ânatomie des plans
Région oecipito- frontale. Sa partie antérieure, ou le front proprement dit, est seule dégarnie de poils. La partie postérieure, hregma ou verteœ, constitue la plus grande partie du cuir chevelu. Les cheveux étant enlevés, on trouve répartis en couches successives, de dehors en dedans :
lo La peau. Quelques anatomistes font une seconde couche du tissu celluio-graisseux très-dense qui la réunit aux couches sons-jacentes ; c'est à tort à mon avis; il en est une partie intégrante, et le scalpel même a peine à les séparer.
20 Au front, le muscle occipito-frontal, recouvert au-dessus des sourcils jusqu'à une hauteur de 18 à 20 millimètres par Torbiculaire des pauypières; du front jusqu'au sommet de la tête, Taponévrose épicrftnienne, ' qui se prolonge même sur la ligne médiane jusqu*à la protubérance de l'occipital et à la ligne courbe supérieure du même os; en arrière et en dehors, le muscle occipital.
3o Un tissu lamelleux très-lâche.
40 Le périoste.
Les os sont : en avant le frontal, au milieu les deux pariétaux, en arrière l'occipital. On trouve donc dans cette région trois sutures : la suture frontale, courbe à concavité inférieure, dont le milieu rcmonteà 5 centimètres environ au-dessus de la racine des cheveux; la suture sagittale, divisant la ligne médiane d*avant en arrière, depuis la frontale jusqu'à 5 à 6 centimètres en avant de la protubérance occipitale ; et enfin la suture
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lambdoïde. figurée en V renversé, dont le sommet répond â k lenniodson de la aagittde^ et dont les branehe^ descendeot eu s'écmrUnt à peu près à angle droit.
L'épaisseur des parties, dans toute cette région, nû ?a pas au delà 7 millimètres ; ella diminue même en avant. M. Lelut Te value, terme moyen, à 5 ou 6 millimètres; M. Parchappe» à 5 millitiiètres.
Région temporo-paTiétaie. Dégarnie de poils en bas et en avant, chetflue en haut^elie présente @ couches.
j° La peaUf doublée de sa couche celialo^graissease, et moins adhérea^ à la eoucbe suivante que dans ta précédente région.
% En avant et au-dessus du pavillon de roreille, les muscler aorii latres antërieuret supérieur; antérieurement une portion du muscle orl»^ culaire des paupièiias, qui empiète sur celle région dans rétendue de quelques millimètres; partout ailleurs une toile celluleuse^Téritable/<2 Sfâperficialis^ qui se dédouble pour envelopper ces muscles, et auquel moins les deux premiers s'insèrent.
3^ Uu tissu lamelleui lâche*
4P L'aparïévrose temporale, fixée à toutes les limites de cette régiixi; celte aponévrose, simple dans ses trois quarts supérieurs et postérieuif, est constituée dans son quart antérieur et inrérieur par deux reuilleu très-dtstincls et très-sobdes, renrermaut dans leur intervalle une cotxdbt de lissu adipeuï.
5» Le muscle temporal, qui en occupe paiement toute Tétândue; il faut noter que dans \q quart antérieur et inférieur de la région^ Il est séparé du feuillet profond de son aponévrose par u ne deuxième couche étissu adipeux.
do Le péricrâne.
L'arcade zygomalique^ qui limite en bas cette région, est formée par noe apophyse du temporal et par Tos malaire ; le fond de la région, ou 11 fosse temporak^ est constituée par le temporal en arrière^ le pariétal eo haut, le frontal et Vos malaire en avants en bas la grande aile du sphénoïde. On y trouve donc quatre sutures : la suture squammeuse, entre le pariétal et le temporal ; les sutures sphéno- temporale, sphéno-pariélale, el la un de la coronale.
Toutes les couches de cette région peuvent se réduire à deux principales : la couche supei^cielle ou légumenteuse, formée à peu prés dâ mêmes éléments que k région occipito-frontale, avec une égale épaisseur; et la couche protonde, conslituée par l'aponévrose temporale et le muscle du même nom, de 2 à 4 millimètres d'épaisseur en haut
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et en arrière; en bas et en avant elle va jûsqu^à n millimètres.
Région masMOimnê. Toute dépoarnie de poils^.elle <^re 3 couches.
io La peau, doublée à Fordinaire de sa couche cellulo-graisseuse.
2o Le muscle auriculaire postérieur, qui va s'insérer à Tapopbyse mastoîde ; et sur les côtés de ce muscle, une couche de tissu cellulaire asseï dense, et plus épaisse que le fascia superficiel de la région précédente.
30 Le péricrâne^ très-adhérent à raison des rugosités très-prononcées des os qu*il recouvre.
Les os sont : la portion mastoïdienne du temporal ; en haut et en avant l'angle postérieur du pariétal; en haut et en arrière une petite portion de l'occipital. On y trouve donc la suture mastoïdienne, et la fin des sutures squammeuse et lambdoïde. 11 faut noter que près de la moitié postérieure de l'apophyse mastolde est occupée par des insertions du muscle sterno-m.astoîdien, et au-dessous de lui du splénius.
Région sous-oocijiUale. Toute chevelue, garnie même de cheveux plus épais et plus forts que partout ailleurs, elle présente sur la ligne médiane une gouttière longitudinale appelée fossette de la nuque^ et offre pour arriver à la portion de l'occipital qui lui sert de squelette :
io La peau, doublée de sa couche cellulo-graisseuse.
20 Une couche celluleuse très-dense et très-adhérente , faisant suite à celle de la région précédente, et tellement confondue avec Taponévrose d'enveloppe des muscles, que celle-ci n*en peut pas être réellement distinguée ; sur la ligne médiane, cette couche est renforcée par Torigine du ligament cervical, qui se confond avec elle, et qui, s'insèrent à la ligna moyenne de l'occipital, attire la peau près de l'os et détermine ainsi la fossette de la nuque.
3o Une couche de muscles dont répaisseur va en augmentant de haut en bas; ce sont dans la moitié interne de la région, les origines des muscles trapèze et grand complexus; et dans la moitié externe des muscles stemo-mastoïdien, splénius et petit complexus. Ce sont spécialement les deux grands complexus, recouverts par les trapèzes qui forment les bords saillants de la fossette de la nuque.
io Le péricrftne, très-adhérent à cause des inégalités osseuses et des attaches musculaires.
Comme on le voit, ces deux dernières régions diffèrent particulièrement des deux autres par Fabsence du fascia superficialis et de la couche lamelleuse sous-jacente.
Le squelette est formé par la portion déjà indiquée de l'occipital et par une petite portion de Tapophyse mastoîde.
Celle région n*a guère-en bauteur qoe l'étendue d'an travers de doigt î |K)ur arriver sur le crâne, la bislouri doit être dirigé obliqaeineiit rn haut; si on le portait direct emenl en avant ou en bas, il retotaberail dans rintervalle de l'occipital et de Tatia^, partie constituante de la région cervicale postérieure.
Telles sont les enveloppes extérieures du crâne. Il reste mai o tenant I étudier les vaisseaux et lea nerfs qui s'y distribuent. '
Les artères sont au nombre de sept de chaque côté : la rronlale, la sus* orbitaire, la temporale superficielle > les deux temporales profondes, l'une antérieure, l'autre postérieure ; Taunculaire postérieure et rocct* pitale. Toutes sont des branches primitives ou secondaires de la caruliée externe^ à l'exception des deux premières (pii viennent de la carotide Laterne par ropbtbalmique.
L'artère frontale émerge de Torbile à la partie supérieure et inter» de la base de celle cavité, et monte sur le front, à peine séparée de sa coogénère par un intervalle de 10 millimètreSt Elle est d'ailleurs située dâm la couche cellulaire qui sépare le muscle Trontal du périoste.
La sus-orbitairef d'un volume médiocre^ sort de rorbite par l^écbancmtf sourcil iére, environ à l'union du tiers interne avec le tiers moyen du rebord supérieur de cette cavité, et presque immédialemepl se divise ea deux rameaux^ dont Tînterue, plus considérable, monte à peu près terttcalement vers la bosse frontale; l'externe s'écarte légèrement en dehors, fi ecou verte en bas par rorbiculaire des paupières, elle rampe eosuite dans la doublure cdlulo-graisseuse de la peau, au^essus du masck frontal. ^H
La temporale superficielU sort de dessous la glande parotide au nivela* de l'arcade zygomatique, à 6 ou 7 millimètres en avant du tragus ; elle e^ située là sous le muscle auriculaire antérieur, mais toujours dans la coudie sous-cutanée, et on la sent battre très-facilement. Elle monte en serpen* tant jusque vers le milieu de ta région temporale^ où elle se divise en deux bjancbes. Tune antérieure qui se dirige vers la bosse frontal^ Tau Ire postérieure vers la bosse pariétale. Elle donne aussi un petit nmeau^ dit arlêrÊ temporale moyenne^ qui perce l'aponévrose et se ramifie ^K dans le muscle temporal.
^^B J'ai vu cette artère se continuer sans division jusqu'à la limite supé-
^H rleure de la i^ion temporale ; d'autres fois^ au eon traire, elle se bifur- ^H que très-près du tragus, en sorte que le tronc n'existe pas dans celte
^H région ; en tin, elle peut se diviser en trois branches qui sont alors fort
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La Umporaiê pn^onde mUérimim^ d*un volume tsMi comldérable, couchée sur le périoste de la fosse temporale, derrière le muscle du même nom, apparaît dans cette région à 4 centimètres environ en arrière de l'angle externe de l'os frontal, et monte perpendiculairement ^ers la ligne courbe temporale, qu'elle ne dépasse point; elle se distribue au muscle crotapbile.
La temporale profonde postérieure^ lieaucoup plus petite, placée aussi sur le périoste de la fosse temporale^ monte parallèlement à la première, et n'a d*ailleurs que fort peu dUmportance.
L'ourtctt/otre pottérieurcy cachée inférieurement par la glande parotide, s*en dégage au niveau de l'apophyse mastoîde, se place dans Tépaisseur de la couche celluleuse sous-cutanée, et monte un peu obliquement en arrière, à 5 ou 6 millimètres de distance de la conque de l'oreille; vers la racine des cheveux elle se divise en une multitude de rameaux très-petits.
Enfin VoocipUaley placée d'abord horizontalement entre l'apophyse mastoîde et Tapophyse transverse de Tatlas, arrive dans la région occipitale, rampe sur le périoste dans l'espace compris entre les deux lignes courbes de cet os, recouverte par le splénius; et à peu près au milieu de Tintervalle compris entre Tapophyse mastoîde et la protubérance occipitale, elle se dégage de dessous le bord interne de ce muscle, devient souscutanée, et remonte en serpentant dans la direction de la suture lambdoide où elle se divise en plusieurs rameaux. Souvent elle en fournit un petit qui pénètre dans le crâne par le trou mastoïdien, et un autre qui passe par le trou pariétal. Tous deux se distribuent d'ailleurs à la duremère.
Les veines suivent en général le trajet des artères; il y en a deux petites qui émergent constamment des trous pariétal et mastoïdien. Assez fréquemment on trouve sur la ligne moyenne du front une veine assez grosse, dite préparate ou frontale, sous-cutanée; quelquefois il en existe deux ou trois; d'autres fois enfin elle manque.
Les lymphatiques sont assez peu abondants sur le front; nés près de la ligne médiane, les uns descendent directement le long du nez poiu* gagner le réseau facial et se jeter dans les ganglions sous-maxillaires; les autres se portent obliquement vers la fosse temporale pour gagner les ganglions parotidiens les plus élevés. Sur le reste du crftne , ils sont beaucoup plus nombreux, forment notamment un réseau très-riche au sommet, d'où ils se rendent, les uns en avant de Toreille aux ganglions parotidiens, les autres eu arrière du pavillon, pour aboutir aux ganglions mastoïdiens et sous-occipitaux.