Les Lymphatiques
Ces vaisseaux sont un peu mieux connus que ceux de la région frontale; ils accompagnent, en général, les branches artérielles. Les superficiels se rendent dans les ganglions qui entourent l'oreille ; les autres se portent aux gangKons profonds du cou : c'est pour cette raison que certains auteurs ont pensé que l'engorgement des glandes lymphatiques souscutanées indiquait une maladie de la peau ou des parties extérieures à l'aponévrose temporale, tandis que l'affection des parties profondes déterminait le gonflement des ganglions cervicaux inter-musculaires.
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8<>. Les Nerfs.
Us sont très -nombreux y mais peu importans sous le rapport des opérations; 11 y en a de superficiels et de profonds. Les premiers viennent: i^du plexus cervical; les branches qu*il fournit se ramifient dans la peau et le tissu cellulograisseux sous-jacent; 2^ du facial, dont les cordons nom: breux suivent les artères dans \ejascia superficialis ^ et vont s'anastomoser dans la région frontale avec le sus-orbitaire; 3^ de Vauriculaire du maxillaire inférieur : ce rameau , qui est le temporal superficiel , se trouve en avant , et suit la même direction que les filets du facial, avec lesquels il s*unit dans une foule de points.
Les seconds sont fournis : i^ par les temporaux du maxillaire inférieur, et le filet temporal de la branche orbitaire du maxillaire supérieur ; 2^ dans la portion pariétale de la région, par les branches anastomotiques du frontal, du sousoccipital et du sous-mastoïdien. On voit^ par cette simple énumération, comment une maladie de la tempe peut donner lieu à des douleurs dans toutes les parties de la tête, et se répéter dans Torbite , dans les mâchoires , à la face , dans Foreille, au cou , etc. , et réciproquement.
Quant aux nerfs du grand sympathique, ils ne peuvent être suivis que sur les artères, et leur étude n est d'aucune importance en chirurgie.
On y trouve toute la portion écailleuse du temporal , la partie temporale de la grande aile du sphénoïde , une trèspetite portion du frontal, et la presque totalité du pariétal. Quelquefois l'os écailleux est convexe, au lieu d'être plane ou concave : de là un plus grand relief de la tempe, h. Vunion du sphénoïde avec le frontal, le pariétal et le tem-
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goral , se rencontre la partie la plus profonde de la fosse temporale. C'est à cause des sutures qui résultent de la fonction de ces divers os, et surtout parce que l'artère spheno -épineuse est preque toujours enchâssée dans une rainure plus ou moins profonde de la face interne de l'angle pariétal inférieur, qu'on a défendu d'jr appliquer le trépan. 11 est vrai que les cas qui exigeraient de perforer le crâne dans ce point doivent être très-rares, attendu que les méninges j adhèrent fortement aux os \ il est vrai encore que l'opération serait rendue difficile par l'inégalité des surfaces et l'épaisseur des parties molles ; maïs si l'indication était positive, la disposition de l'artère ne devrait pas arrêter. Il serait,en effet, trop facile de comprimer ce vaisseau, pour qu'on eût à redouter une hémorragie, en supposant qu'il vînt à être divisé par l'instrument. Le peu d'épaisseur du temporal dans cette région explique suffisamment la fréquence de ses fractures. A cette occasion, il faut se rappeler les sutures écailleuse et autres, afin de ne pas prendre pour des fêlures ce qui n'est que la trace d'une articulation. Erreur commise et indiquée par Hippocrate, et qui s'est renouvelée plusieurs fois depuis. C'est une remarque applicable à tous les points du crâne.
La forme bombée du pariétal est ensuite ce qu'U y a de plus variable et de plus remarquable dans le squelette de la région temporo-pariétale. La bosse pariétale existe quelquefois à peine , et d'autres fois est très-saillante. Chez beaucoup de sujets, eUe est plus prononcée d'un côté que de l'autre , et de là it'suhe le défaut de symétrie du crâne; cette conformation inégalt> est assez fréquente, et se remarque même chez les hommes du premier mérite, comme le célèbre Bickat en a offert un exemple connu de tout le monde, et comme notre .«avant Biclard vient encore d'en présenter un autre. L'os
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est, quelquefois, très^pais dans ce point; ce qui fait que la saillie pariétale nindique pas toujours une plus grande capacité du crâne. C'est là qu'on a vu le plus souvent se manifester Tatropbie sénile, et alors, au lieu d'une bosse, on trouve une excavation. On a vu quelquefob le pariétal devenir aussi dur que de l'ivoire (i).
La position superficieUe de cet os donne raison des nombreuses maladies dont il peut être le siège : néanmoins sa forme convexe diminue la fréquence des fractures qui pourraient s'y opérer par cause directe. Pour l'application du trépan , il faut savoir que la plus grande épaisseur du pariétal correspond à la saillie de ce nom ; ensuite à l'angle postérieur et supérieur, puis à l'inférieur et postérieur, après quoi vient le supérieur et antérieur; enfin c'est l'angle inférieur et antérieur qui est le plus mince. Entre la bosse pariétale et la sutiure sagittale existent un ou plusieurs trous , plus près de la partie postérieure que de l'antérieure. Ces trous communiquent avec les canaux veineux du diploé, ou bien, dans le crâne, avec les sinus de la dure>mère ; ils donnent passage à des veines émissaires assez volumineuses indiquées plus haut. C'est aussi par ces veines qu'on a conseillé de dégorger directement les sinus, les méninges et le cerveau, en appliquant des sangsues, etc., sur les points correspondans à ces vaisseaux (2).
L'ordre de superposition dans la portion temporale de cette région, est le suivant : i^ la peau; 2^ la couche cellulograisseuse; 3^ lejascia superficialis ^ au-dessous duquel sont les vaisseaux et nerfs superficiels; 4^ Taponévrose épicrânienne , qui est séparée de la précédente par les nerfs et les vaisseaux; 5** l'aponévrose temporale; 6" le muscle temporomaxillaire; 7° le péricràne; 8® les os.
(1) M. PorUi.
(aj M. PorUl.
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Dans la portion pariétale^ on trouye seulement : x^Ia peau ; â^ là couche ôbro-graisseuse qui renferme les nerfs et les vaisseaux; 3** l'aponévrose épicrânienne ; 4° le péricrâne; 5*^ les os.
SECTION IIL
RXGIOir OCCIPITALE. «
Sa forme est à peu près la même que celle de la région frontale; c'est-à-dire quen la supposant aplatie , elle est triangulaire. Ses^ limites sont : en avant, la région précédente ; sur la ligne médiane , la région semblable du côté opposé; en bas, une ligne qui partirait du sommet de Tapophyse mastoïde, pour aller se terminer à la bosse occipitale.
PARTIES COirSTX'rUAIiTES.
lo. La Pea4i.
^ Sur la saillie mastoïdienne, cette membrane est fine, lisse, dépourvue de poils, glissante; enfin, elle participe à tous les caractères de celle qui recouvre le pavillon acoustique; en remontant, elle s'épaissit considérablement, et devient trèsdense. C'est dans cette région que les cheveux persistent plus long-temps, et ces poils y sont implantés presque perpendiculairement, tout-à-fait en haut, tandis qu'en descendant ils percent la peau de plus en plus obliquement.
ao, La Couche cellulo-graisseuse.
Elle est simplement celluleuse derrière l'oreille ; dans le reste de son étendue on rencontre des vésicules adipeuses , fines, qui sont enveloppées dans de petites locules fibrocelluleuses très-serrées, comme dans les régions frontale et pariétale. Cette couche adhère intimement à la peau sur l'occipital , et c'est pour cette raison que les plaies avec perte de substance ne peuvent être ici rapprochées, ni par la suture
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qui serait dangereuse, ni par les bandelettes qui seraient sans action. Sur le temporal, ladhérence étant moindre, les plaies peuvent y être réunies immédiatement. Cette couche renferme le^ vaisseaux et nerfs principaux; son union avec la couche sous-jacente nest pas moins intime qu'avec la peau ; c'est même cette union serrée qui rend si difficile la dissection du muscle occipito- frontal et de Taponévrose épicrânienne ; c*est par elle encore qu*on explique pourquoi la peau qui s*étend du front à Tocciput est obligée de suivre tous les mouvemens déterminés par les contrac* tions de ce muscle,
3». L*Aponë?rose et les Muscles.
La première est très-forte et rubanée, surtout en remontant; ses fibres, dans cette région, sont très-distinctes; chez quelques sujets, elle présente le brillant et le nacré aponévrotiques bien prononcés. Les seconds sont : Tauriculaire postérieur, qui attache le pavillon à l'apophyse mastoïde, ensuite Toccipital , qui ne recouvre que les deux tiers externes de Fos, et fait qu'au-dessus delà bosse occipitale, l'aponévrose est seule entre le péricrâne et la couche sous-cutanée. Ces parties sont séparées du péricrâne par un tissu cellulaire lamelleux, assez dense, mais peu serré. Les extrémités supérieures des muscles sterno-mastoïdien et splénius de la tête, quoique n'appartenant pas spécialement à cette région, doivent être notées cependant, attendu que leurs attaches auprès de la saillie mastoïdienne, ainsi qu'au sommet de cette apophyse, les exposent à être atteintes quand on pratique des opérations dans ce point: la térébration des cellules mastoïdiennes,
par exemple.
4<>. Le Péricrâne.
Il n'offre ici rien de particulier, si ce n'est qu'il adhère plus fortement aux os, à cause des rugosités de leur suxtace.
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5o. Les Artères.
L'occipitale et Tauriculaire postérieure sont les seules importantes. La première entre dans la région, en sortant de Tintervalle des muscles splénius et trapèze^ puis elle va s'anastomoser avec la branche postérieure de la temporale; elle est, d'ailleurs, renfermée dans la couche sous- cutanée, et très-difficile à lier. La seconde glisse dans le sillon mastoîdoauriculaire, eptre le petit muscle de ce nom et le tissu fibreux profond; arrivée au-dessus de Tapophyse mastoïde, elle s'abouche avec la précédente. Il résulté de cette disposition ^es artères , que les blessures du tiers interne et supérieur de cette région, ainsi que les diverses opérations qu'on peut y pratiquée* , ne seront point suivies d'hémorragies. Il en sera de même de la saillie mastoïdienne, à moins que la division n'ait lieu très-près de l'oreille. ^
On doit encore noter la petite branche de l'occipitale qui pénètre dans la dure-mère par le trou mastoïdien.