Les Lymphatiques
Ces vaisseaux sont nombreux dans la région parotidienne, et leurs ganglions méritent une attention particulière, attendu qu'ik reçoivent presque tous les canaux lymphatiques de l'extérieur du crâne, et quelques-uns de ceux de la faee, de la bouche et du pharynx. De ces ganglions, il en est qui sont placés superficiellement sur la face externe de la parotide; d'autres, plus profondément, entre elle et les divers tissus de la région : on en rencontre ordinairement deux ou trois au devant ou au-dessous de l'apophyse mastoîde. Le gonflement fréquent de ces corps , lors de maladies de la peau , du crâne ou des côtés de la face, en a souvent nécessité l'abla-
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tîon, et tout porte à croire que les cas d'extirpation de parotides relatés par les auteurs ti'étaient pas autre chose.
D en est, enfin, qui sont situés entre le muscle sterno-
mastoïdien et la veine jugulaire interne, et qui forment le
commencement de la chaîne cervicale sous-mastoïdienne.
Ceux-ci reçoivent leurs vaisseaux des parties profondes, et
peuvent par leur augmentation de volume en iniposer pour
un anévrysme, comprimer les vaisseaux, et produire des ac-
cidens graves.
no. Le Squelette.
Les os de cette région ne se rencontrent qu en haut , en arrière et en avant.
Dans le premier setis^ se remarquent la face inférieure du rocher, la cavité glénokle, le trou carotidien; ensuite la suture occipito-pétreuse, offrant en arrière le trou déchiré postérieur pour la sortie de la jugulaire interne, du nerf spinal et de la huitième paire cervicale; puis Tapophyse basilaire, où s'attachent les droits antérieurs de la tête; en arrière, on voit encore le trou condylien antérieur pour l'hypoglosse, le trou styloïcfien pour le facial, etc.
Dans le second, il n'y a que le devant des trois premières apophyses transverses cervicales , sur lesquelles reposent les branches antérieures des liet'fe de ce nom.
Dans le troisième , nous trouvons seulement le bord postérieur de la mâchoire : mais nous ne pouvons pas aban-^ donner ce point sans revenir un moment sur l'articulation temporo -maxillaire.
La cavité glénoïde, bornée en arrière par l'apophyse styloïde, la crête vaginale et la colonne vertébrale, ne peut pas permettre la luxation du condyle dans ce sens. En dedans, l'épine du sphénoïde empêche aussi tout déplacement de ce
côté, et s*oppose par la même raison aux luxations en dehors, puisque Fun des condyles ne peut s'y porter sans que l'autre soit pousse en dedans, c'est donc en avant seulement que Fos maxillaire peut se hixer, attendu que le condyle, lors de l'abaissement de la mâchoire , tend toujours à glisser sur lâ racine transverse de i'apophjse zygomatique ; encore , cet accident nest»il possible qu'a|Hrès la première enfance; car dans le premier âge, langle aigu, sous lequel les os temp6ral et mudllaire inférieur siarticuleiit , s'y oppose invinciblement.
En dehors, cette articulation n'étant séparée de la peau que par un simple ligament, les blessures' portées de côté peuvent très-facilement l'ouvrir.
Le tissu cellulaire rougeâtre, qui remplit la fbsseglénoïdale en arrière, forme dans cet endroit une masse élastique phis ou moins épaisse. Cette espèce de coussinet sépare le condyle du conduit auditif, tout en lui permettant de s'en rapprocher beaucoup dans les rétractions forcées de la mâchoire. C'est ce tissu qui ferme en partie la scissure de Gloser^ et l'empêche de faire communiquer directement Tarticulation avec letympan. C'est en dedans de la scissure et hors de l'article que se trouve ta corde tympanique ; c'est aussi en dedans du condyle que se rencontre le nerf auriculaire, venant du maxillaire inférieur, pour se porter à la tempe, où il forme le temporal superficiel; d'où résulte l'altération possible de cette branche volumineuse dans les maladies de l'articu*
lation.
SECTION a
EioiOS VA.S1.LI.
Elle est Umitée en haut par les régions frontales; en bas par la labiale; de chaque Qoté par l'orbitaire et la zygomatomaxillaire.
48 OE l'A TSTiE.
I>AKTISS CONSTITUANTES^
' lo. La Peau.
Cette membrane est assez épaisse entré les souircils et sur la racine du nez; dans le reste de la région, elle est mince et peu extensible. Dans le premier point) eUe est quelquefois recouverte de poils; sur le nez proprement dit, il n'y en a jamais. Elle renferme. un grand nombre de follicules sébacés; raison pour laquelle cette partie de la face se couvre promptement d un enduit graisseux. La matière sécrétée par ces follicules est très-abondante, surtout dans la peau du lobule et dans le sillon latéral du nez. Par la pression, chez certains sujets , on la fait sortir des cryptes, sous la forme de petits fila-* mens. Plus concrète encore, cette huile animale reste dans les follicules, et forme souvent des tannes qui atteignent rarement un volume considérable.