Les Nerfs
En parlant des veines, nous avons indiqué déjà les nerfe superficiels; ils appartiennent tous au cutané interne et au musculo-cutané, dont les branches antérieures se perdent presque en totalité d^ns cette région , après s'être ramifiées
I>BS ME&IBRSS THORACÏQUBS. 4^1
un grand nombre de fois dans la couche c^lluleuse. En dernière analyse, leurs filets arrivent à la peau.
Les nerfs profonds appartiennent au radial | au cubital et au médian.
Le premier est disposé comme l'artère, dont il suit le côté externe, mais qu'il abandonne en bas, en^ se détournant en dehors pour passer entre le radius et le tendon du long supinateur^ de sorte que ce nerf ne court aucun risque d'être lésé dans la ligature de l'artère radiale , au quart inférieur de l'aTant-bras ; tandis que, plus haut , ces deux organes sont assez rapprochés pour qu'il soit mieux, sinon indispensable, de prendre l'artère avec la sonde cannelée, en allant du bord radial vers le côté cubital : sa blessure générait plus ou moins l'action des trois premiers doigts.
Le second suit la direction de la ligne indiquée, en parlant de l'artère cubitale, dont il longe le côté interne; ce n'est qu'à environ trois pouces plus bas que l'épitrochlée qu'il touche pour ainsi dire ce vaisseau; plus haut, il en est séparé par un triangle à base supérieure, dont le côté externe est représenté par une ligne oblique qui descendrait du tendon bicipital à quatre travers de doigt au-dessous de l'articulation , et dans lequel se trçuvent la saillie musculaire interne, une portion du cubitus, etc. Près du poignet, le nerf cubital envoie sa branche postérieure derrière le carpe, et l'antérieure conserve avec l'artère les mêmes rapports que le tronc. D'après sa position ^ ce nerf ne pourrait être divisé par un instrument tranchant porté en traver^ sur Tavant-bras , sans que Tartère n eût également été ouverte; en sorte que^ dans une blessure de ce genre, la paralysie des deux derniers doigts serait une circonstance qui seule porterait déjà fortement à penser que l'artère cubitale est lésée.
Le troisième , ou le nerf médian, descend perpendiculai-
4oa DES mumbubs ivomÀCiQVEs.
rement entre les deux musdes fléchisseurs des doigts, et se trouTe enTeloppé comme eux, près du carpe, dans une membrane filvo-oeiluleuse, trè»deose et très-extensible; il est situé àpeuprès sur la ligne médiane; en bas, la seule branche qii*3 fournisse, est la palmaire cutanée ; encore n est-dle pas constante. Uinterosseuse est aussi donnée par le médian; eOe suit l'artère du même nom, se place toujours en dehors, et s*y accolle quelquefois si intimement qu'il devient difficile de les séparer; particularité qui ne doit pas être oiQ>liée dans les amputations , quand on fait la Kgatùre des artères.
Les antres filets nerveux de cette région se distribuent aux muscles, et ne sont d'aucune importance en chirurgie.
gp. Le Squelette.
S est représenté .par les faces antérieures du cubitus, du radius et du ligament interosseux. Cette surface forme une concavité dont la partie la plus profonde répond au milieu de l'avant-bras; les muscles la recouvrent en entier, à l'exception du radius, qui reste à nu sous les tégumens, dans son tiers inférieur, mais pour son bord antérieur seulement. Au reste, ces os seront plus particulièrement examinés dans la région suivante.
SHCTiϔ II.
aiOIOS ▲HTZ'BEA.CHIALE POSVBAIKURX.
Cette région est plus régulièrement convexe que la précédente; elle est plus inégale, et les muscles s'y dessinent mieux. Les objets principaux qu'on y remarque à l'extérieur sont, de dedans en dehors : i^une saillie allongée qui correspond au cubitus et au muscle cubital postérieur ; 2** une rainure peu distincte en haut, beaucoup plus large et phis marquée en bas; 3° une autre saillie formée par la portion charnue de l'extenseur des doigts; 4^ une seconde gouttière qui sépare en haut
DBS MEMBRES THORàCIQUBS. ^^^ /^ --//
cette dernière saillie de celle cpie forment les muscles radiaux , et qui se contourne , en ayant et au-dessus des muscles extenseurs et long abducteur du pouce; S"" enfin , un troisième relief qui correspond à ces derniers muscles.
PARTIES CONSTITUANTES
io« La Peau.
Son épaisseur est assez considérable; elle présente des poils nombreux, et renferme beaucoup de follicules sébacés. Sa surface est inégale, rugueuse chez les sujets maigres, dans certaines maladies , et lorsqu'on est subitement saisi par le froid, etc.; elle est moins Tasculeuse que sur la face palmaire, quoique assez extensible. Les taches solaires ou de rousseur s'y manifestent aussi fréquemment que sur tout le reste du membre , chez les personnes blondes surtout.
ao. La Couche sous-cutanëe.
Cette couche est en général moins épaisse qu'en ayant; les vésicules adipeuses y sont en moins grand nombre; d'un autre côté, elle a plus de souplesse, d'extensibilité; mais son adhérence aux lames entre lesquelles elle est placée, est aussi
moms forte.
3®. L*AponëTrose.
Elle est confondue ayec la portion antérieure de l'aponé* yrose anti-brachiale sur le bord postérieur du cubitus; il s'en détache , yis-à-yis du bord externe du cubital postérieur, une lame , sorte d'intersection, qui retourne se fixer sur l'os, en formant une gauie à ce muscle; ensuite elle fournit de la même manière une autre gahie au tendon de l'extenseur du petit doigt, puis une troisième à Textensëur commun. Enfin, les muscles long abducteur, long et court extenseurs du pouce, sont également enveloppés par elle, quand ils se contournent
^, \AtV\>^4^^ ^^ MEMBRES THORAGIQUES.
sur le radius. Au-dessus et au-dessous de ces derniers, laponévrose se fixe sur le bord postérieur de Tos ; elle reçoit une lame qui séparait les deux couches musculaires, et se condnue avec les feuillets qui renferment le long supinateur, les radiaux, etc. Il résulte de cette disposition, que chacun des muscles dorsaux de Favant-bras est engaîné dans une espèce de canal fibreux en bas , et qu'en haut , ils ne sont séparés que par des intersections en général très-sohdes : ce qui est parfaitement en rapport avec leurs fonctions^ puisque leur point fixe est le même, ou à peu près, pour tous, tandis que l'extrémité mobile de lun doit agir seule dans une foule de circonstances. Il faut remarquer encore que ces cloisons de Taponévrose, en la fixant d'espace en espace sur les os, lui donnent beaucoup plus de force et de résistance, et que les muscles , plus exactement maintenus , acquièrent, en se contractant, une énergie qu'ils n'auraient point s ils étaient lâchement appliqués sur le squelette.