Le Squelette
11 ne comprend qu'une des moitiés du frontal. Cet os présente : en dehors, l'apophyse orbitaire externe, qui est trèsexposée aux fractures , à cause de la saillie qu'elle fait sous la peau: c'est d'elle que part, comme on sait, la ligne demicirculaire de la fosse temporale. Quelquefois on trouve dans ce point un canal veineux : d'où il résulte que la perforation du crâne pourrait donner lieu à un écoulement de sang -assez considérable, sans que, pour cela, il y eût lésion des vaisseaux de la dure-mère. En dedans, la bosse nasale, plus saillante chez l'homme et le vieillard que chez la femme
os LA TETS. f]
et reniant : aussi, chez ces derniers, le front est-il plus uni, et la racine du nez parait-elle généralement moins enfoncée. Cette bosse correspond aux têtes des sourcib, en avant; en arrière, elle forme la paroi antérieiure des sinus firontaiix; cavités qui, dues à Técartement des lames de rx)s, sont trèsimportantes à bien connaître. En effet, leur lame antérieure peut être fracturée seule, et, de cette manière, en imposer pour un enfoncement de la voûte crânienne. Comme elles sont tapissées par un prolongement de la membrane interne des narines, il peut se faire que du mucus puriforme, etc. ,' s'échappe des fosses nasales au dehors par une ouverture accidentelle des sinus, et trompe des personnes inattentives, en les portant à croire que cette matière vient de l'intérieur du crâne (i). Cette méprise pourrait encore avoir heu dans les circonstances où, sans que le sinus fût ouvert à Textérieur, le liquide coulerait dans le nez, avec les caractères du pus de la substance cérébrale. Dans le premier cas, en outre , Tair, en pénétrant dans le sinus, peut imprimer à la membrane muqueuse une sorte de mouvemens qui sont analogues à ceux du cerveau, et qui peuvent faeiliier Torreur (a). C*ost encore cette membrane qui, par sa communication avec les fosses nasales et par le produit de sa sécrétion, est regardée comme la cause des fistules qui restent ordinairement dans ce lieu, à la suite de plaies ou d autres maladies qui ont perforé la paroi antérieure du sinus; fistules difficties à guérir, mais non pas incurables, puisque M« le professeur Dupuytren dit en avoir vu plusieurs se cicatriser. Il résulte enfin de Técartement inégal des deux lames des sinus frontaux qu on ne doit pas, autant que possible, trépaner dans cet endroit, attendu que la couronne de Tinstrument auz'ait déjà déchiré les membranes,
(i) Maréchal.
(a) M. Boyer.
ai^tst «DM* oonrciiBr |i1bs giMMir^ et li a»(fe: «oser <XHiroBBe pb» pedte. ooaiBr Tont oeaieCiê IL le
f u »i fonéul , abo que Fa tb Rtnrsoh , et que
démît <aii^»édMr de fonww juger du TolniBe des parties aMérienrei da cjcrycjw par rexiôîcar du ciiiie. Qmnd le p«» oit d'autre» ioides s^aocmHilcnt dans les sîmis frontasax, <#ii qoaod des tnaKnrs s j deYdoj^wnt, la lame postëneure de «es cavitÀ étant plus nÛDoe que Fanténeoiv, flcnresnlfee qn dk; eède la première, c( de là, compression oérâwaley etc. Ces carites manquent diez certains indirîdns : c'est œ qoi a lieu, dit'On, cbez les cornus^
Ati'deSMiS 4^ «aUlû» pTOctxlcullA, Fos frontal présente ime gouttière qui correspond à la rainure cutanée du finont; plus bautt^ se remarque la bosse frontade, qui est plus (m moins bombée^ suirant les sujets : disposition qui peut dépendre d'une eomrexité absolue plus grande de Fos, ou bien de son épaisseur augmentée. Après aToir été très-saiDante dans ce demier cas, eDe peut se déprimer chez le TieiDard, par la dis- Ynnvupn de la couche diploîque.
Kri r^^nséquence de cette structure, on ne peut arriyer dans \éi icfif^ par la région frontale, qu'après avoir traversé les diverses couches qui viennent d'être indiquées, et dont voici Fr/rdre de superposition :
i^ la peau ; 2^ la couche cellulo-graisseuse, dense, et qui
reafexme les vaisseaux principaux; i^ les muscles et Taponéyrose, tout le nerf frontal interne , quelques branches du sourcilier; 4^ le péricrâne et quelques rameaux de ce dernier nerf; 5** Vos coronal.
SECTION n.
' BSOIOH TtMFO»0-Pl.mziTl.I.E.
Sa forme est quadrangulaire; elle est limitée: en bas, par Hne ligne qui, tirée de Tapophyse orbitaire externe, se porterait au devant de Vapophyse mastoïde , en suivant le bord supérieur de Farcàde zygomatique; en haut, par la région analogue, du côté opposé; en avant, par le côté externe de la région frontale; en arrière, par une ligne qui commencerait au devant du processus mastoïde , et qui se terminerait sur la suture sagittale au devant de la pointe de l'occipital.
A l'extérieur, on voit entre l'oreille et la région frontale, au-dessus du zygoma^ tantôt une convexité, tantôt un creux, suivant l'embonpoint du sujet et le volume de son muscle crotaphyte. Au-dessus de la fosse temporale, se trouve une saillie arrondie, large et régulière : c'est la bosse pariétale.
PARTIES GONSTITVAlfTES.
io. L.a Peau.
Dans la partie inférieure de la région, la membrane tégumentaire est très-mince, extensible, et peu adhérente aux tissus sous-jacens. En avant du pavillon de l'oreille , et en se rapprochant de l'apophyse orbitaire externe, elle s'épaissit un peu, et tient plus intimement à la couche graisseuse; jusque-là, elle n'est ordinairement point recouverte de poils. A mesure qu'on se reporte en arrière et en haut , elle devient de plus en plus épaisse , et revêt tous les caractère»
lO DE LA. TBTE.
qu'elle nous a présentés en haut de la région du iront. Les chereux qui la. recouvrent s j implantent tous obliquement; en sorte que ceux du milieu descendent vers Toreille, que les antérieurs vont sur le front et les postérieurs vers le .cou. Un grand nombre de follicules se rencontrent à la base de ces cheveux, qui d'ailleurs blanchissent plutôt dans cette région que dans toute autre : d*où le nom de tempora.