ÉNUMÉRATION ET CLASSIFICATION DES ESPÈCES ANIMALES DOMESTIQLKS
Ce livre a pour objet Vanatomie vétérinaire. Les animaux qui en font le sujet appartiennent à la classe des mammifères et à celle des oiseaux.
Les mammifères domestiques de nos climats ont des représentants dans un grsnd nombre d'ordre?. Ainsi, on trouve parmi eux :
rNTRODUCTION.
1" Des Carnassiers, le Chat ei le Chien (fig. 1).
Kij;. I . — .SyurxETTii nu Chien.
2° L'ii Rongeur, le Lapin.
?)" Un Pachyderme, le Porc (fig. 2j.
Kig. "2. — Sqlieleite du Ponc.
a iMii<>i>i;(:iin\.
U" Des Solipèdcs, le €he%ai (lig. u), l'Aue ; le produit du baudet avec la jument, c'est-à-dire le iviulct, et celui du cheval avec l'àuesse, connu sous le nom de Bardeau.
l-'ii;. o. — Soi Ki.Liïi: i>i. (liiiVAi.
IMHOblLTIOX.
yD>^'i) Kuiuiliant:;, le ttvsuf Jig. /»), le noutou (lijj. 5;, cl la Ckèvre.
Fig. 4. — SgiELiTTt; DE Vache.
iNïnoDii{yri()\
FiG. 5. — SQri'.LKTTE m: Bniuis
Uuant aux oiscniixde basse-cour, les uns, ceux des genres Coii, Pintade, Dindou
et Pigeon, font partie de l'ordre des Gallinacés ; les autres sont classés dans les Palmipèdes : ce sont les Oîcs et les Canards.
Girard a proposé, pour les mammifères domestiques, une classification spéciale basée sur le nombre des doigts qui terminent chacun de leurs membres. Il établit quatre catégories : La première comprend le cheval, l'àne, le mulet et le bardeau, qui prennent le nom de Monodactijles, parce que leur région digilée se compose d'un doigt unique. Dans la deuxième entrent, sous laqualificnlion de Didactyles o\\ Bisidques, les animaux à deux doigts, c'est-h-dire, le i)œuf, le mouton et la chèvre. Dans la troisième, celle des Tétruductylos réguliers, se trouve rangé le poic, dont chaque membre présente quatre doigts. Enfin, le chien et le chat, qui possèdent, le plus souvent, quatre doigts aux membres postérieurs et cinq aux membres antérieurs, forment la catégorie des Tétradacfyles irréguliers.
Nous ne nous servirons point de cette nomenclature, à laquelle nous ne reconnaissons pas les avantages que lui attribue M. Girard pour la facilité des éludes anatomiques. Nous croyons qu'il vaut mieux s'en tenir à la classification zoologique établie par Cuvier pour les mammifères en général, parce que cette manière de faire évite toute confusion dans le langage scientifique, qui reste alors le même pour tout le monde.
Pour arriver à faire l'anatomie descriptive de tous ces animaux, nous ne les pas-
IMllODUCnoN. 7
serons pas en revue les uns après les autres, en donnant poui- chacun d'eux la description de chaque organe. Nous suivrons la voie qui nous a été tracée par la plupart de nos devanciers, c'est-à-dire que nous décrirons avec détail les organes d'un seul animal, le cheval, qui sera pour tous un type auquel nous comparerons brièvement tous les autres. .Néanmoins nous ne craindrons pas de nous étendre longuement toutes les fois que les différences que nous aurons à signaler serontdignei, à un litre quelconque, de fixer l'attention.
Or.DUE SUIVI roi II la DESCUII'TION [)ES op.ganes.
Une élude fructueuse de ces insirumenis si nombreux n'était possible qu'à condilion de les classer méthodiquement d'après leurs affiiiités fonctionnelles. On a donc rassemblé dans une même catégorie tous ceux qui sont préposés à la même linalité physiologique, et l'on a donné à cette collection le nom d'appareil. Ainsi, un appareil, c'est l'ensemble de tous les organes d'un animal qui concourent au même but, qui servent à l'accomplissement de la même fonction. Nous décrirons successivement les organes dont se composent les appareils de l'économie animale, en procédant pour ceux-ci de la manière suivanle :
1° Appareil de la locûmolioa.
2° Appareil de la cligesfioa.
ij" Appareil fie la rcfipiratioa .
li' Appareil de la dépuration urinoire.
y Appareil de la circidation.
6" Appareil de Viimervatioa.
1° Appareils des sens.
8" Appareils de la génération.
Nous terminerons ce que nous avons Î! dire de ces derniers par l'exposition abrégée
de Vérnbifion du fiffas et de ses annexes.
La description que nous donnerons des organes qui composent ces appareils s'appliquera à l'animal adulte. Nous la ferons suivre d'un rapide aperçu sur les ililTérentes phases qu'ils parcourent depuis la période embryonnaire jusqu'à la \ieillesse.
LlYRE PREMIER.
AFFARElIi 1»E I4A IiOCO]yiOX10]\
'L'appareil de la locomotion se cômiiosc de tous les organes qui serveni ;i l'exercice des mouvements que peut exécuter l'animal. C'est, à coup sur, l'un des plus importants de l'économie, par le nombre et le volume des pièces qui le forment, et par le concours nécessaire qu'il prête à la plupart des autres appareils pour l'accomplissement des actes physiologiques auxquels ils sont préposés.
Il est constitué par deux espèces d'organes : les on et les muscles. — Les os, durs et résistants, d'apparence pierreuse, sont de véritables leviers inertes, réunis entre eux par des art icxd allons solides et mobiles qui leur permettent de jouer les uns sur les autres avec la plus grande facilité, tout en maintenant leurs rapports. — Les muscles, groupés autour des précédents et attachés sur eux, sont des organes mous qui jouissent de la propriété de se raccourcir, dans certaines conditions déterminées, et d'entraîner dans ce mouvement les os sur lesquels ils sont fixés par leurs extrémités. — Les premiers sont tout à fait passifs dans leur jeu. Les seconds représentent les organes véritablement actifs de la locomotion, c'est-ùdire les puissances destinées à mouvoir les leviers osseux.
>}ous aborderons successivement :
1° L'étude des os, branche particulière de l'anatomie descriptive, qui a reçu le nom d'ostéologie ;
2° L'étude des articulations, ou Vartlwologie ;
y L'étude des muscles, ou la myologie.