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face evlerne est plus développée encore ([ue dans le bœuf, l'ar conlre, la portion 01 hilaiic n'oiïre (|u'uiie très minime élciuluc. La crête palatine est remplacée par une luhérosilé contre laquelle s'appuient, en dehors, l'apophyse sous-sphénoïdale, en dedans, le ptérygoïdien. La réunion de ces trois parties constitue, à la face j)osléneure de la tète, un gros mamelon trilidc fort remarf|uable.
Carnassiers (fig. 21). — C'est chez ces animaux que les os palatins présentent le plus d'étendue dans leur partie palatine proprcmentdile. Ils n'entrent pour rien dans la formation des sinus sphénoïdaux ; mais ils fournissent une petite excavation au\ sinus maxillaires.
4" PlÉRYGOÏDlEN (I) (fig. 18).
Petit os très étroit, allongé de haut en bas, aplati d'un côté à l'autre, situé en dedans de la crête palatine et de l'apophyse sous-sphénoïdale et en dehors du vomer. Sa pire externe s'applicpie contre le palatin et le sphénoïde. — Sa face interne est lisse et tapissée par la muqueuse pharyngienne. — Son extrémité supérieure s'effde et participe h la formation du conduit vidicn. — V inférieure se renfle en une petite apophyse pointue, dont le sommet, dirigé en arrière, présente, en dehors, une coulisse qui sert de poulie de renvoi au tendon du muscle péristaphylin externe. — (^et os est entièrement compacte et se développe par un noyau d'ossilication unique.
Différences. — Le ptérygoïdien des ruminants ^^^' 'J ^^" (fig. 19) est très large et bouche une ouverture que
laissent entre eux le sphénoïde et le palatin. — Celui du Chien (fig. 21) est très fort et comme quadrilatère.
.")" ZvGOMATIQUE ((ig. 11 et 17).
Os allongé de haut en bas, aplati d'un côté à l'autre, irrégulièrement triangulaire, situé sur le côté de la face et articulé avec le grand sus-maxillaire, le lacrymal et le temporal. On y considère deux faces, deux bords, une base et un sommet.
Faces. — La face externe comprend deux parties séparées l'une de l'autre par un rebord demi-circulaire, qui s'étend du sommet au milieu du bord antérieur de l'os, et qui concourt à former le sourcil de l'orbite. La partie antérieure, lisse et concave, appartient à la cavité orbitaire. La postérieure, plus étendue, est également lisse et légèrement convexe. — La face interne Q^i excavéc dans sa partie centrale,
{*) Fig. 2i. — Tvle île chien [face posiérieure ). — 1 . ProliibJrance occipitale. 2. 'l'iou occipilal. ô. C.oii- (lyle (le l'occipital. 4. Trou condylirii. îi. Apopliyse sljloide de l'oicipilal. 6. Prolubéiaiice niusloidieiiiic. 7. Suiface arlii iilairc concave pour la joinluie tenipoio niaxillaii c. 8. Ktiiiiiciic' siis-coiidylienne. 9. Oiifui! iiiféiifui- du roiiduit paiiclo-lcmpoial. tu. Trou (hicliiie piiitiiiciir. 1 1. TioLi docliiic anlcriciii (Oo a maiipie du côlc opposé, en ii, rurilice cpii fait comiiiuiiitpicr la trompe d'KiihIaclic av<'i- le lynipaii. eu /', celui ipn livre passage à Pause earotidieniie ). l'i. Coipsdu splicuoidc. 1".. Tiiui nv.ile. l'i.tliilice inleiieui ilu .oiulml sous-sphénoidal. 15. Plerygiudieii. 10. Surlacc nasale du )ialaliu. 17. .Sui lace palaliue ilu même os. lt<. Veluei . i;). Cnuid sus-maxillaire. 20. Ouverture incisive.
(l) Col US roini.'sciilo Vailc iulcnic de l'diioplijbr iiliTy^uidc de l'iiuinînc.
TKTE. ;")?)
qui répond an sinus maxillaire. A son ponrlonr, ollc pn-senlo drs dontolnrcs ei tk's laniclk's pour s'articuler avec le grand sus-maxillaire.
Ihird^. — Voiitérieur, mince et denticulé, s'unit au lacrymal. — ].<" /Hisf/'yinir, plus épais, constitue une crête rugueuse, la crête zycjomatiqun, qui se continue, en liant, avec le bord postérieur de l'apophyse de môme nom, en bas, avec l'épine susmaxillaire (1).
Base et so)nmet. — Labaso, très mince, se soude avec l'os grand sus-maxilîaire. — Le sommet, aplati d'avant en arrière et taillé en biseau sur sa face antérieure, rejoint l'apophyse zygomatique, et forme avec elle h pont jiigal ou V arcade zyrjomatique.
Structure et développement. — Cet os, assez spongieux dans sa partie supérieure, se développe par un seul noyau d'ossification.
Différences. — Jhnninants (fig. 14, 15 et 19). — L'os jiigal de ces animaux est très développé. La crête zygomatique n'est plus formée par le bord postérieur de l'os ; elle est reportée sur la partie postérieure de la face externe, et marche parallèlement au sourcil de la cavité orbilaire. Le sommet est bifurqué : sa branche antérieure s'arc-boute contre le sommet de l'apopliyse orbilaire ; la postérieure s'articule avec l'apophyse zygomatique.
Porc fig. 13). — Le sommet, aitlati d'un côté à l'autre comme le reste de l'os, se divise aussi en deux branches entre lesquelles s'enclave le sommet de l'apophyse zygomatique ; la branche antérieure, très courte, ne rejoint pas l'apoi^hyse orbilaire.
Carnassiers (fig. 12). — Le zygomatique du Chat et du Chien ne s'articule avec l'os sus-maxillaire que par sa base seulement. La crête zygomatique décrit une ligne courbe à concavité tournée en arrière. Le sommet est bifurqué ; mais la branche antérieure, cxlrêmement courte, ne représente plus qu'un petit tubercule.
6" Lacrymal ^fig. 1 1, IC).
Petit os fort léger, très mince, coudé sur lui-même à angle droit, situé sous l'orbite, qu'il concourt à former, et enclavé entre le frontal, le sus-nasal, le grand susmaxillaire et le zygomatique. On étudie dans cet os une face externe, une face interne et une circonférence.
Faces. — V externe estdivisée en deux régions, l'une supérieure, l'autre inférieure, par une crête courbe qui fait partie du sourcil de la cavité orbitaire, et qui est pourvue d'échancrures variables dans leur forme et leur nombre. La région supérieure, appelée orbitaire à cause de sa situation dans l'orbite, est légèrement concave et lisse. Elle présente : près du sourcil orbitaire, l'orifice du conduit lacrymal, qui traverse le sinus maxillaire, et qui va s'ouvrir à la face interne du grand susmaxillaire, où il est continué par une scissure; plus en arrière, la fossette lacrymale. La région inférieure ou faciale est très légèrement bombée et pourvue quelquefois d'un tubercule d'insertion, le tubercule lacrymal. — La face interne est employée, dans toute son étendue, à la formation des parois des sinus maxillaire et frontal; on y remarque nn relief cylindrique produit par l'étui osseux du canal lacrymal.
'X' Le nom de créie ryçinm'iliqnr o-t souvoni doniif'' à l'onsninliln de ces trois parties.
Circonférence, — lUie est \.ïH irrégulière et denlicuiée pour répondre aux os environnants.
Structure etdéveloppemcrd, — Cet os, enlièremenl compacte, se développe par un noyau d'ossification unique.
Différences. — Le lacrymal des ruminants {ùg. li, 15), beaucoup plus étendu que celui du cheval, forme, dans le fond de l'orbite, une énorme protubérance creusée à l'intérieur par le sinus maxillaire, et dont les parois sont si minces et si fragiles que le moindre choc suffit pour en amener la rupture (dans le squelette). Il serait convenable de l'appeler protubérance lacrymale (1). — Chez les petits ruminants, la région inférieure de la face externe présente une dépression désignée sous le nom de fosse larmière.
Porc (fig. 13). — On rencontre, chez cet animal, une fosse larmière, et deux conduits lacrymaux qui sont percés en dehors de la cavité orbitaire, et qui se réunissent bientôt dans l'épaisseur de l'os pour constituerun conduit unique. La fossette lacrymale est très profonde.
CarrMssiers (fig. 12). — ■ Leur lacrymal est extrêmement petit. Sa face externe, tout eniière, appartient à l'orbite, et ne descend point au-dessous du sourcil de cette cavité; elle ne présente pas de fossette lacrymale.
7" Sus-nasal (os propre du nez) (fig. M, 16 ).
Situés à la face antérieure de la tête, articulés entre eux sur la ligne médiane et compris entre le frontal, les lacrymaux et les os sus-maxillaires, les sus-nasaux sont des os triangulaires, allongés de haut en bas, aplatis d'avant en arrière, qui offrent à étudier deux faces^ deux bords, une base, et un sommet.
Faces. — La faee externe ou antéineure du sus-nas^], plus large en haut qu'en bas, est convexe d'un côté à l'autre et à peu près lisse. — L^ face postérieure, interne ou nasale, présente une crête verticale qui longe le bord externe de l'os, et qui donne attache au cornet ethmoïdal ; à son extrémité supérieure, cette crête se bifurque et comprend entre ses deux branches une surface concave qui fait partie du sinus frontal. Dans le reste de son étendue, la face interne est lisse, tapissée par la muqueuse de la fosse nasale, et excavée en gouttière pour former le méat supérieur de cette cavité.
Boi'ds. — Le bord externe est très aminci dans ses deux tiers supérieurs et s'articule avec le lacrymal, le bord antérieur du grand sus-maxillaire et l'extrémité supérieure du petit os de même nom. Dans son tiers inférieur, il s'isole de ce dernier os en formant, avec le bord antérieur de sa grande apophyse, un angle rentrant très aigu dont l'ouverture regarde en bas. — Le bord interne est denticulé pour répondre à l'os opposé.
Base et sommet. — La base occupe l'extrémité supérieure de l'os ; elle décrit une ligne courbe à convexité supérieure et figure, en s'unissant sur la ligne médiane à celle de l'os opposé, l'échancrure d'un cœur de carte à jouer; elle est taillée en biseau aux dépens de la lame interne de l'os et s'articule avec le frontal. — Le sommet des deux sus-nasaux, tout h fait pointu, constitue l'extrémilé de
(1) Girard, qui nomme cette émincnce protuhérancc orbitaire, l'a décrite, à tort, comme .ipparteiiaiit au giaud sus-maxillaire.
Yépine nasale. On appelle ainsi une sorte de prolongement impair et triangulaire, qui comprend toute la portion des sus-nasaux séparée des petits sus-maxillaires par l'angle rentrant dont nous avons parlé plus haut.
Structure et développement. ~0s presque entièrement compacte, développé par un seul noyau.
Différences. — Ruminants (fig. 16, 15). — Les sus-nasaux du Bœuf ne se soudent jamais ni entre eux ni avec les os voisins. Leur bord externe ne répond au grand sus-maxiilaire que dans une fort petite étendue. L'extrémité supérieure s'enfonce dans l'échancrure du bord inférieur du frontal. A leur extrémité inférieure, iis présentent chacun une échancrure qui la partage en deux pointes, — Chez les petits ruminants (mouton et Chèvre), l'épine nasalc est unifide, comme dans le cheval.
Porc (fig. 13). — -Sus-nasaux étroits et longs, parcourus à leur face externe par la scissure qui descend du trou surcilier. Epine nasale courte.
Carnassiers (fig. 12). — Sus-nasaux peu développés, plus larges en bas qu'en haut, dépourvus d'épine nasale et présentant à la place une échancrure demi- circulaire.
8° Cornets (fig. 16, 22).
Les cornets, au nombre de deux de chaque côté, représentent deux colonnes osseuses irrégulières, plus larges en haut qu'en bas, comprimées dans le sens latéral, creuses intérieurement, couchées verticalement et côte à côte sur la paroi externe de la fosse nasale, qu'ils divisent en trois méats ou gouttières.
On distingue les cornets en antérieur el postérieur.
Le cornet antérieur ou supérieur, encore appelé ethmoïdal, est formé d'une lame de tissu compacte très mince, très fragile et comme papyracée, fixée par son bord antérieur à la crête interne du sus-nasal, et roulée sur elle-même, d'avant en arrière, à la manière des volutes de l'ethmoïde. En haut, il est confondu avec ce dernier os dont il n'est, à proprement parler, que la volute la plus antérieure. A son extrémité inférieure, il est prolongé,
{•) Fig. ^-l.— Coupe anlero.poslerieure et verticale de la tête du cheval. — d. Trou condylien. 2. Protubérance parielale. 5. Hialus auditif interne. 4. Cavité cérébrale. 5. Cavité cérébeUeuse. 6. Bord supérieur de la lame perpendiculaire de Fethmoide (apophyse crisla-galli ). 7. Volutes ethmoïdales ( face nasale). S. Vestiges des sinus frontaux du cote droit. 9. M. des sinus sphénoïdaux. 10. Apophyse ptérvgoide. 11. Cornet eUimoidal. 2. Cornet maxillaire. 15. Crète du grand sus-maxillaire à laqueUe est fixé ce dernier. 14. Vomer.
yt. Orifice de conimuoicalion entre la c;ivité nasale et les sinus
FiG. 23 (*).