iG
conoïde, renflé et bifide à son extrémité supérieure , rétréci à son extrémité inférieure.
Strncfiire et attuclies. — Ses faisceaux conslituanls parlent soit du bord anlé-
') Fig. 83. — Muscles (hx régions sons -lombaire, rotnlieune et crurale interne. — 1. Grand psoas ; r. Sou tendon terminal. 2, Pelit psoas. îî. Fsoas iliaque ; 4. Su petite portion interne. îj. Muscle du /««jV/ lata. (i. Droit aulerieur de la cuisse. 7. Vaste interne. 8. Long adducteur de lu jambe. 9. Court ndducleur di- Ui janilic. 11. Pecliiu'. 12. Grand adductfur de la cuisse. \-l' . Petit adducteur de la misse. 15. Uenii-meniliraneuN. 14. Denii-lendineux. — A. Portion du /rt.fcm J/iV/rn. — B. Portion du feuillet relliclii de l'aponcvrosedu grand oblique de labdomen, r>>rmant l'arrade rriirale. — C. Ti'inloii iiiibien des muselés abdonii-
vrosc du grand oblique de lalidonien, r>>rmant l'arrade m naux. — P. Origine du ligamenl piibio t'éniorul.
rieur et de la fnce inférieme du pubis, soit de la surface du ligauieui j)ubio-fémoral, qui passe eutre ses deux branches [insertion fixe). — Ils sout euveloppés, à leur exlrémité inférieure, par un cône tendineux fixé sur le côté interne du fémur, aux empreintes situées autour du trou nourricier {insertion mobile).
/{apports. — En dedans, avec le court adducteur de la jambe ; en dehors el en avant, avec l'insertion fémorale du grand psoas et de l'iliaque, avec le vaste interne, les vaisseaux cruraux et le long adducteur de la jambe ; en arrière, avec le petit adducteur de la cuisse, et, près de son exlrémité supérieure, avec l'obturateur externe.
l'gayes. — (le muscle est adducteur et fléchisseur de la cuisse, et de plus rotateur en dedans du même rayon.
Différences. — Chez les autres animaux, ce muscle est simple à son extrémité supérieure, ^ous l'avons trouvé, dans le Bœuf , divisé en deux branches à son extrémité inférieure. L'une de ces branches, mince et pâle, se prolongeait jusque auprès du condyle interne du fémur, tandis que la principale s'arrêtait, comme chez le cheval, sur la face postérieure de l'os.
4"^ Pf.tii" .VDDLT,Ti:i:n i)K LA r.rissK (lig. 85, 12 ; 90, o :.
S\i\on\iinf : Poilioii iiuli-Ticiive du ))iceps t'emonil de Inmtgclnl el du sous-pubio-lënioiiil do Giiaid (1;.
Situation. Direction. — Ce muscle est situé sous le court adducteur de la jambe, entre le pectine et le grand adducteur de la cuisse, dans une direction oblique de haut en bas et de dedans en dehors.
Forme. Structure. — Il est aplati d'avant en arrière, épais et rétréci à son extrémité supérieure, mince et large à l'inférieure. Ses fibres charnues sont d'un rouge pâle, à peu près parallèles entre elles, et quelquefois peu distinctes, en plan superficiel du moins, de celles qui appartiennent au grand adducteur; elles deviennent aponévroliques par eu bas.
Attaches. — En haut, sur la face inférieure du pubis [origine)', — en bas, sur la surface chagrinée quadrilatère qui existe à la face postérieure du fémur (fig. ^^i, 3), en commun avec la branche courte du grand adducteur [tenninaison).
Rapports. — Eu dedans, avec le court adducteur de la jambe; en dehors, avec l'obturateur externe ; en avant, avec le pectine ; en arrière, avec le grand adducteur de la cuisse.
UiFFÉREKCES. — chez les Jiununants le petit adducteur est très peu distinct de son congénère, le grand adducteur. ~ Chez les Carnassiers, c est un petit muscle bien isolé, qui commence sur la face inférieure du pubis, et qui se termine à la face postérieure du fémur, au-dessous du carré crural.
vl) Nous nous somme!! décidé, aines mûr examen, u décrire comme deux muscles le biceps fémoral de Bourgclat, et à donner à ces muscles les uoms de petit et de grand adducteurs de la cuisse, sous lesquels Bichat a désigné les muscles correspondants du membre postérieur de l'homme. Nous avous cru devoir suivre en cela l'exemple qui nous a été donné par plusieurs auteurs allemands.
286 L)ES .MUSCLliS.
^)" GliANU ADDLCTKI II DK l.A CUISSK ( S5, 12', DO, 4). Synniiymie : Porlioii pusloiicuir du lùccps femunil de Coiirgclal cl du sous-iiiiJ)io-i'eiiior.il du Giiuid.
SltHOfion. Direction. — Le grand addiiclcur est situé sous le muscle du plat de la cuisse , entre le petit adducteur et le demi-membraneux , dans une direction oblique de baut en bas et de dedans en debors.
Forme. Structure. — C'est un muscle long , épais , prismatique , déprime d'avant en arrière, terminé inférieurement par deux branches d'inégale grandeur, et presque entièrement formé de fibres charnues parallèles, qui se distinguent généralement des faisceaux du petit adducteur par une couleur plus foncée.
Attaches. — En baut , sur la face inférieure de l'ischium, et sur la lame tendineuse impaire qui attache à la symphyse pelvienne les deux muscles du plat de la cuisse [origine). — En bas:l" par sabrancbe externe, la plus grosse et la plnscourtc, sur la surface chagrinée quadrilatère de la face postérieure du fémur, en dehors du petit adducteur; 2' |)ar sa branche interne, la plus longue et la plus mince, en dedans et au-dessus du coiidylc iniornc du fémur, en commun avec le demi-meuibraueux et le ligamenl fémoro-lihial inlcnie {terminaison).
/^nppui is. — En dedans, avec le court adducteur de la jambe ; eu arrière, avec le demi-membraneux; en avant, avec le pelii adducteur, l'obturateur exteine et l'extrémiié inférieure du carré crural. Son bord externe, plus mince que l'interne, recouvre, en partie, l'exlrémité supéiieure de ce dernier muscle, et se trouve séparé par un feuillet aponéviolique des nerfs scialicjues et du long vaste. Les vaisseaux cruraux passent entre ses deux branches, dont une, l'interne, répond , en avant et près de son insertion, au muscle vaste interne.
{'sages. — Ce muscle est un adducteur, un extenseur et un rotateur en dehois du rayon fémoral.
DiFFÊiiENCES. — (Jhez les Carnassiers, c'est im muscle large, épais, indivis, attaché sur presque toute l'étendue de la ligne àprc du fémur. — Chez les Ituininants et les Pachydermes ^ il se comporte à peu près comme dans le chien , c'est-à-dire qu'il est indivis, et qu'il se termine en entier sur la face postérieure du fémiu-, sans aller au condyle interne de cet os.
(j" Carué cRuiiAL (jig. (jl, 14; 86, 10).
Synonymie : Grùlo iiilciiie ( Boni g.). — Iscliio-femoiii! gicle (Gir).
Situation. Directioii. Forme. Structure. — Situé à la face postérieure du fémur, entre le grand adducteur et l'obturateur externe, oblique en bas et en dehors, le carré crural représente une petite bandelette aplatie d'avant en arrière, formée de fibres charnues parallèles et légèrement tendineuses à leur extrémité inférieure.
Attaches. — En haut , sur la face inférieure de l'ischium , eu avant de l'éijine ischiale {origine)*, — en bas {terminaison}, sur l'empreinte linéaire située à la face posiéricnre du fémur, un peu au-dessous du niveau du trochanter (lig. y/i, 2).
llapportSi. — En avant, avec la l'ace postérieure {.\u fémur et l'obturateur externe.
MISCLLS DES MEMBRE^ PUSTEUIKUUS. 287
lîn arrière ol eu dedans, avec le grand adducteur de la cuisse. En dehors, avec les nerfs scialiques et le jumeau postérieur du bassin,
/ sages. — Il est extenseur et adducteur du fémur. Son mode d'attache ne lui permet pas, d'après nous, de faire pivoter cet os soit en dedans, soit en dehors, chez les Solipèdesdu moins.
7" Obturateur externe (fig. 61, Jo].
Synonymie : Soiis-pubio-lrochantéricn exlenie (Gir.).
Forme. Structure. Situation. Direction. — Muscle court, épais, aplati de dessus en dessous, triangulaire, fascicule, charnu et aponévroticjue, d'une texture fort délicate, placé presque horizontalement sous le bassin au pourtour du trou ovalaire, qu'il semble chargé de boucher, d'où son nom d'obturateur.
Attaches. — 1" Sur la face inférieure du pubis et de l'ischium, par l'extrémilc
FiG. 86 [*}.
mterne de ses faisceaux coiislituanls [insertion fixe) : — ■ 2" dans la fosse troclutntérieune, par l'exlrémité externe de ces mômes faisceaux (iusertiom/inliile).
Rapports. — Sa face inférieure est recouverte par le pectine, les deux adducteurs de la cuisse et le carré crural; la supérieure recouvre la capsulede l'articulation coxo-fémorale, et répond à l'obturateur interne.
Usages. — Adducteur de la cuisse et rotateur en dehors de ce même rayon.
S" Obturateur interne.
Synonymie : Sous-pubin-Uochaiitéiien iiileine (Gir.).
Situation. Ce muscle est situé dans la cavité pelvienne, au-dessus du trou ovalaire, à l'opposé, par conséquent, de l'obturateur externe, qu'il répète assez exactement par sa disposition générale.
(') Fig. S6. — Muscles cocrygiens et ntitsvles /jiOJond.^ qni enlOiiienl iarliciUiiluin coxo-Jéiiionitc. — I. Siicrii-coccygien supérieur, -j Sacio-coccjgieii liilér.il. 5. Saci d-coccvgieii iiilciieui. 4. Iscliiu-ruccygii'ii. .">. Pflit fessier. U. Grêle anlcricui . 7. Tendon commun au jiManiiilal et à lolililrateur interne 8, 8 JnMicaU\ tin liassin. 9 Faisceau accessoire des junieanx. 10. Carre crulal. 11. Ligament sacro-sciali<pic. 1^. Giaiide II hancnuo sciatiiiue. 15. Ligament ilio-sac! e stn>e'iieur. 14. Liganicnt ilio-sacre' iiif'cr cur.
2<SS i)i;s MiJsr.L-Ks.
Funnc. Structure. Attaches. — Il est très mince, cl se lioiive forme de faisceaux clianius rayonnes légèrement tendineux, lesquels parlent du pourtour de louverlure ovalaire pour se diriger en dehors, el se lermiiieiil sur un peiit lendonqui appartient au pyramidal, (le tendon (fig. 86, 7) se rend dans la fosse trochanlérienne.
/{apports. — En bas, avec le pubis, l'ischium et l'obturateur externe; en haul, avec un feuillet fibreux qui le sépare du péritoine et de la vessie.
fjsayes. — Il est rolaleurde la cuisse en dehors; el nous le croyons, à l'opposé de la plupart des auteurs, propre à produire l'abduction plutôt que l'adduction, si tant est, toutefois, que sa position lui permette d'exécuter l'im ou l'autre de ces deux mouvements.
Différences. — Chez les Jiuminauts, ce muscle s'unit à l'obturateur externe en passant par l'ouverture ovalaire. ftlême disposition, à peu i)rès, dans le Pore.
9" PviiAMiDAL 01 iMiuroRMi; I lig. tjl, 12 ; HU, 7).
Syttoin mie : Sacro-liotliaiilt'i Ïl'Ii (Gir.).
Fo/ine. Structure. Situation. — I*clit muscle allongé et pennilorme, situé dans i< bassin, et étendu de l'angle antérieur du sacrum à l'extrémité supérieure du fémur.
Direction. — Il suit d'abord la direction du bord ischiati(iue de l'ilium, eu dedans duquel il se trouve placé. Puis, le tendon qui le rend penniforme s'inlléchil de dedans en dehors derrière la crête sus-cotyloïdieune. traverse la petite échancrure scialique, reçoit les fibres de l'obturateur interne el s'unit aux jumeaux.
Attaches. — Par ses faisceaux charnus, sur l'angle antérieur du sacrum, et sur la face interne de l'ilium, le long du bord \^d)h\\^wQ {insertion fixe)', — par t^ou tendon terminal, dans la fosse trochanlérienne [insertion mobile).
Rapports. — Dans sa portion inlra-pelvienne, ce muscle répond : en dehors , au coxal ; en dedans, au péritoine ainsi qu'à des vaisseaux et des nerfs importants. Dans sa portion extra-pelvienne, il est en rapport, en arrière, avec le fessier moyen el les nerfs scialiques; en avant, avec les jumeaux. Une synoviale facilite le glissement de son tendon dans la coulisse sur laquelle il se contourne.
f'saijes. — Ce muscle est congénère de l'obturateur interne.
Différences. — 11 existe chez les liwniiuints ; mais il pari, avec les jumeaux, dont il est peu distinct, du bord externe de l'ischium. Sa portion intra-pelvienne manque donc tout à fait.
10" .llMI ALX nu KASslN (iig. 8ti, 8, 8, D). ^\ ii(Ui\ iiiic ■ Iscliiu-li (icliiuiloiicii Gir. .
Les deux petits muscles qui ont reçu ce nom sont loin d'ollrn- la même disposition dans tous les sujets. Nous allons décrire celle (]ui nous a semblé la plus jVé([uenle.
On trouve; ordinairement dcnix petits faisceaux niusculeux allongés, 3iUiés l'un au-dessus, l'autre au-dessous tlu lendon conuuun au pyramidal cl à l'obluraleur interne. Ces deux faisceaux i^lig. 86, 8, 8), partent du bord externe de l'ischium.
MlMXtS DES MEMIiHES l'OSlKUltUUS. 2>>i)
sunenl ladiit'Clioii du tendon précité el s'in^êrenl sur lui par l'cxlrémilé externe de leurs fibres; ils représentent exactement les muscles jumeaux de l'iioninie. Mai il en existe un troisième (fig. 86, 9), large, aplati et souvent très volumineux, situé entre les précédents et l'obturateur externe; il s'attache, par son bord interne, sur le bord externe de Tischium, contracte des adhérences intimes avec les deux autre s et avec le tendon du pyramidal; et s'insère dans la fosse trochantérienne, par toute l'étendue de son bord externe.
Les jumeaux répondent, en arrière, aux nerfs scialiques; en avant, à la capsule de l'articulation coxo-fémorale et à l'obturateur externe, par l'intermédiaire d'un coussinet adipeux.
Ils sont, comme les deux muscles qui précèdent, rotateurs en dehors et abducteurs de la cuisse.
DiiFÉRENCES. — Chez les Carnassiers , les jumeaux sont constamment formés do deux petits faisceaux nettement isolés, qui se comportent comme dans l'homme.
§ III. — Muscles de la jambe.
(a's muscles, au nombre de neuf, sont groupés autour des deux os principaux de la jambe, de manière à les recouvrir à peu près complètement, en laissant à nu seulement la face interne du tibia. Ils forment, comme ceux de l'avant-bras, deux régions particulières, l'une antérieure, l'autre postérieure ; ç.\.\h sont envelop|)és en commun par V aponévrose jambière, manchon fibreux très solide qui répond de tous points à l'aponévrose anti -brachiale.
Cette aponévrose, formée de plusieurs feuillets superposés et intimement miis, reçoit supérieurement l'insertion du long vaste, du demi-tendineux et du court adducteur de la jambe, qui peuvent en être considérés comme les muscles tenseurs. Elle se continue par en bas sur le tarse et la région métatarsienne, en s'amincissant singulièrement, et en recouvrant les brides d'assujettissement tfui maintiennent dans le pli du jarret les muscles de la région jambière antérieure. Sa face externe est séparée de la peau par une très mince expan.sion cellulo-fibreuse ; l'interne fournit autour de la plupart des muscles jambiers des gaines spéciales fort solides.
L'aponévrose jambière se fixe sur la face interne et la crête du tibia, ainsi (jue sur le sommet du calcanéum. Cette dernière attache a lieu par l'intermédiaire d'une épaisse lanière fibreuse, dont la disposition singulière et compliquée n'a pas encore été signalée d'une manière exacte.
Cette lanière est située en avant de la corde du jarret, c'est-à-dire entre cette corde et la couche profonde des muscles jambiers postérieurs. Sur ses bords, elle se continue avec l'aponévrose tibiale. Su|)ériemement, elle adhère de la manière la plus intime au tendon du perforé, près du point où ce tendon prend naissance; puis elle abandonne un gros faisceau descendant au tendon des jumeaux de la jambe. Par en bas, elle semble se diviser en deux branches, l'une externe, l'antre interne, qui s'unissent à la calotte calcanéenne du tendon perforé, en s'atlachanl sur les côtés du calcanéum; en sorte que, près de son insertion, le tendon des jumeaux se trouve enveloppé par une gaine fibreuse con)|)lèle, formée d'une
290 DliS MUSCLES.
|)arlpar le iciidon du perforé, d'auUc |)aitpar la lanière que nous décrivons. Celle lanière consliuic donc un appareil de renforcement de la corde du jarret, appareil aperçu déjà par Girard, qui en faisait une branche d'insertion du demi-tendineux, non sans raison peut-être, pui-sque cet appareil dépend de l'aponévrose jambière, et que celle-ci provient elle-même, en partie du moins, du muscle demi-lendineux.
Préparation des muscles de ta jambe. — Séparer le membre du troue en sciant le fémur par son milieu. Disséquer les insertions du long vaste, du court adducteur de la jambe et du demi-lendineux, pour voir la continuité de ces muscles avec l'aponévrose jambière; étudier les insertions de cette aponévrose, surtout celle qu'elle prend au sommet du calcanéum. Pour mettre les muscles à découvert, enlever leurenveloppe aponévrotique, en respectant la lanière qu'elle forme en avant de la corde du jarret, ainsi que les brides d'assujettissement des tendons. Extirper le sabot d'après le procédé indiqué |)0urle membre antérieur Of^y- P<'g*^ 2oi]. linfin isoler les muscles les uns des autres, opération dont le manuel est très simple et ne comporte aucune recommandation iiariiculière.
A. - riégion jambière atilêrieiire.
J'^llc se compose de trois muscles : le (léclusscur du mêlât ame, Vextenseur antérieur et V extenseur latéral des phalaugcs. Le premier est situé en couche profonde, et les deux autres en couche superficielle.
t" Extenseur antérieur des phalanges (Gg. 87, 4).
Synonymie : l'cmoro-prc phalnugieii (Gir.). — l'Ong cxleiiscur comniiin drs oiloils clicz riiommc.
Situation. Direction. Etendue. — Ce muscle, situé en avant de la jambe et du pied, suit la direction de ces deux rayons, dont il mesure toute l'étendue.
Forme. Sti'ucturc. — Il est formé d'uu corps charnu et d'un tendon. — Le premier est fusiforme, déprinié d'avant en arrière, aponévrolique à sa superficie dans sa moitié supérieure, et tendineux intérieurement dans sa moitié inférieure. — Le tendon, arrondi d'abord, puis aplati, commence un peu au-dessus du quart inférieur du tibia, et arrive sur la face antérieure du métatarsien principal , oii il reçoit le muscle pédieux, le tendon de l'extenseur latéral et uu prolongement funiculaire de l'aponévrose jambière. Il descend ensuite sur le boulet et la région phalangienue, où il se comporte absolument comme le muscle correspondant du membre antérieur. (Voyez l'e.vtenseur antérieur des phalanges du membre antérieur, page 257.)
Attaches. — En haut, dans la fosse digitale placée entre la irochlée et le condylc externe du fémur, jiar rinteiinédiaire de In i)ortion tendineuse du lléchisseur du métatarse {insertion fixe). — Lu bas, sur le ligament ca|)sulaire du boulet, la face antérieure des deux premières phalanges et l'éniinence pyramidale de l'os ilii |iied.
Ilapiiorts. — Le corps charnu répond: en dehors, à l'aponévrose jambière ; en dedans, au llcchisseiu' du métatarse; en arrière, à l'extenseui' latéral des phalanges. — Le tendon recouvre successivement : la face antérieure du tibia, le ligament i,(>psidaire antérieur du tarse, le pédieux. la face antérieure du métatarsien principal, l'artictdaliou du boidel cl les deux premièies phalanges. Il esl recouvert par
MUSCLES DESiMEMBRES POSTÉRIEURS. 291
1 aponévrose jambièie et par trois brides (ibrciiscs annulaires qui sont ciiargécs de le maintenir dans le pli du jarret. De ces trois brides, une, la supérieure, est fixée par ses extrémités sur le tibia, un peu au-dessus de l'articulation iibio-larsienne ; elle est commune au muscle que nous
décrivons et au fléchisseur du métatarse. Fig.-87(*).
La bride moyenne, attachée sur la branche cuboïdienne de ce dernier muscle et sur l'extrémité inférieure du calcanéuui, est destinée exclusivement à l'extenseur antérieur des phalanges. L'inférieure maintient les deux extenseurs contre l'extrémité supérieure du métatarsien médian.
('sages. — Ce muscle étend le doigt et fléchit le pied tout entier.
2" ExlENSia R LATHUAl. DES PHALANGES (fig. 87 , o) .
Synonymie: Péronéo-préphulangien (Gir. ). — Court péronier latér;il chez l'homme.
Situation. Forme. Structure. Etendue. Direction. — Ce muscle, situé au côté externe de la jambe, entre le précédent et le fléchisseur profond des phalanges, se compose d'un corps charnu et d'un tendon. — Le premier, allongé, prismatique et légèrement penniforme, s'étend , dans la direction de la jambe, depuis l'extrémité supérieure de celle-ci jusqu'auprès de son extrémité inférieure. — Le tendon succède au bout inférieur du corps charnu , s'engage dans la coulisse pratiquée sur le milieu de la tubérosilé externe et inférieure du tibia, passe au côté externe du tarse, où il se trouve renfermé dans une gaîne très solide, et s'infléchit en avant ])Our aller s'unii' au tendon de l'extenseur antérieur, vers le milieu de la région métatarsieime.
Attaches. — L'extenseur latéral s'attache , par l'extrémité supérieure de ses libres charnues, sur le ligament fémoro-tibial externe, sur toute l'étendue du péroné et sur la cloison fibreuse qui sépare ce muscle du |)erforanl (origine). — Il se termine, comme on vient de le dire, au tendon de l'extenseur antérieur.
/{apports. — Son corps charnu est enveloppé d'une aponévrose contentivc spé-
(*) Fig. 87. — Muscles externes ric In jnmhe. — 1. V:isli! externe. 2 Droit niilerieiir de la cuisse, ô. Insertion du lon^ vaste sur lu ligament roliilien externe. 4. Extenseur antérieur des phalanges ; 4'. Son tendon d'origine, qui lui est commun avec la corde du muscle llerhisseur du inétalnrse; 4". Son tendon terminal. î>. Kxtensenr latéral des phalanges; h!. Son tendon, ti. Jttmeaux de la jambe; 0'. Leur tendon. 7. Solcaire. 8. Perforant; 8'. Son tendon; 9. Sa gaine de i enforcenient phnlangienne. 10. Perfoie'. — A. Ligament suspensenr du lioulet. — B. La bride t|ue ce ligament envoie au tendon de l'extenseur antérieur des phalanges. — C. Carlilagc de prolongchielil ilc l'os du pied.
ciale, qui ic sépaio, on avant, de rexlenseiiraïuérieur, en aiiière, dn peiforanl. — Le tendon recouvre le tibia et longe le liganient externe et superliciel de l'articulation iibio-tar§ieinie, lequel ligament fournil ui\ anneau fibreux destiné à la formation de sa gaine de réflexion. Une synoviale vaginale facilite son glissement dans rinlérienr de celle gaine.
Usages. — Ce muscle agit comme le précédent.
Fici. 88 (*
'^" Fléchisseuu du métatakse (Ijg. 88).
Synonymie : Tibio-pie-muUilaisieu (Gir.). — Sa portion charnue lepie'senle le jambicr on ti)>ial antëiieur (les anlhropotomistes.
Ce muscle, situé sous l'extenseur antérieur des phalanges et appliqué contre la face externe du tibia, se compose de deux portions distinctes, l'une charnue, l'autre aponévrotique, non pas réunies bout à bout, mais placées parallèlement l'une au-devant de l'autre.
A. Portion TEADiiNEUSE ( fig. 88, 1). — Trajet. Attadm. — C'est une forte corde fibreuse d'un blanc nacré, comprise entre la portion charnue et l'extenseur antérieur des phalanges. Elle commence h l'extrémité inférieure du fémur, dans la fossette creusée entre la troclilée et le condyle externe, passe ensuite dans la coulisse supérieure du tibia, où elle est enveloppée par un prolongement d'une des synoviales de l'articulation féinoro-tibiale, donne naissance, au-dessous de cette coulisse, aux fibres charnues de l'extenseur antérieur des phalanges, reçoit plus bas quelques-uns des faisceaux de la portion musculeuse, à laquelle elle envoie en échange plusieurs lames aponévrotiques, s'engage sous la bride supérieure du pli du jarret avec l'extenseur antérieur, et arrive au niveau delà poulie astragalienne, où elle se peifore pour former un anneau dans lecjuel s'engage l'extrémité inférieure delà |)ortion musculeuse. Elle se termine enfin par deux branches : l'une fort large, qui s'insère en avant de l'extrémité supérieure du métatarsien principal (lig. 88, U)', l'autre, plus étroite, qui se dévie en dehors pour gagner la face antérieure de l'os cuboïde ( fig. 88, 3).
Rapports. — En avant, avec l'extenseur antérieur des phalanges; en arrière, avec la portion charnue et le ligament capsulaire antérieur du tarse.
/.sages. — ^le tendon jouit de la cniieuse propriété de plier le jarret par une action toute mécanique, lors de la flexion des rayons supérieurs du membre. C'est donc une corde conductrice qui est chargée de relier les mouvements de flexion du pied à ceux des autres rayons, et qui évite l'intervention d'une puissance active dans l'exécution de ces mouvements.
(•) Fig. 88. — Muscle Jle'chisseiir dit incltitnne.— i. Portion tendineuse; 2. Souiuseiliou au l'eniur; ô. S.i l)i-anclie cuboidieune: i. Sa brandie TiieLalarsieiiiu". ii. Portion charnue; G. Le tendon qui lui succède, à son jiassage dans Panneau de la portion tonilintnise. 7. Branche cnnéenne de ce Iciidoii. 8. Branche niétalursieunc du niêtne. il. Extenseur antérieur des pliiilanses dévie eu dehors au moyen d'une ciijnc. — A. Extenseur lalcial. — U. Tnserliun tibialc du ligament rotniiou nielian. — C. Trochlee fc'nioialc.
JIUSCLES DES MEMBRES POSTÉKIEUUS. 293
On lui a encore allribué un nuire usage, celui de s'opposer passivement à la flexion du fémur sur la jambe pendant la station, et de seivir ainsi d'adjuvant aux forces musculaires qui font équilibre au poids du corps. C'est à tort, suivant nous ; car, pour qu'elle pût remplir ce rôle , il faudrait que le pied fût maintenu en situation fixe par la contraction de ses muscles extenseurs. Or, ces muscles sont justement les jumeaux de la jambe, qui prennent leur origine en arrière du fémur, et qui tendent justement à fléchir cet os sur le tibia, c'est-à-dire à déterminer le mouvement qu'on les suppose chargés d'empêcher. L'expérimentation , du reste, montre assez que nous sommes dans le vrai : la section de cette corde tendineuse, pratiquée sur l'animal vivant, ne trouble nullement l'habitude extérieure de celui-ci, ni pendant la station libre, ni pendant la station forcée (1).
/j. Portion charnue. — Situation. Forme. Structure. — Situé entre la corde tendineuse et le tibia, ce corps charnu est allongé de haut en bas, très large à son extrémité supérieure, et rétréci à son extrémité inférieure, qui se termine par un tendon bifide.
Attaches, — Elle prend son origine, par l'extrémité supérieure de ses fibres musculeuses, sur le tibia, en dessous et sur les côtés de la coulisse qui livre passage à la corde tendineuse ; ses fibres les plus externes s'attachent même sur la gaîne aponévrotique qui enveloppe l'extenseur latéral. — Son tendon terminal (fig. 88, 0) s'engage dans l'anneau que la portion tendineuse offre à son extrémité inférieure; puis il s'insère, par l'une de ses branches, en avant de l'exirémité supérieure du métatarsien principal avec la branche analogue de la portion len-
(1) J.-F. Mcckel considère avec raison cette curde tendineuse, non pas comme une portion du libial antérieur, mais comme une dépendance du long extenseur commun des orteils. Ce serait à tort cependant qu'on séparerait sa description de celle du tibial antérieur proprement dit, cest-à-dire la portion charnue de notre lléchisseurdu métatarse, ces deux organes étant par leur action essentiellement solidaires.
Trouve-t-on dans l'espèce humaine (luelque chose d'analogue à cette corde fibreuse? Après bien des hésitations, nous nous sommes prononcé pour l'affirmative, et nous avons cru devoir regarder ce tendon comme le représentant du muscle péronier antérieur. Voici, du reste, sur quoi nous nous basons pour établir celte détermination . qui semble un peu hasardée au premier abord.
Chez l'homme, le pérouier antérieur ne se distinguo pas le plus souvent du long extenseur commun des orteils , en sorte qu'on pourrait regarder ces deux organes comme un muscle unique qui, arrivé au niveau du cou-de-pied, se rendrait d'une part aux phalanges des orteils, d'autre part au métatarse. Or nous retrouvons précisément la même chose chez les Solipèdes, c'est-à-dire un muscle unique divisé eu deux faisceaux, l'un pour la région digitée [extenseur antérieur des phalanges ) , l'autre pour la région métatarsienne [corde toidincuse de notre fléchisseur du métatarse). Cette corde tendineuse représente donc exactement le faisceau du long extenseur commun des orteils (de l'homme) qui se rend au métatarse, c'està-dire le péronier antérieur.
Mais, nous objecterat-on, votre péronier antérieur du cheval n'a point de rapports a\ec le péroné; ceci ne prouve-t-il pas que vous l'avez mal déterminé? Non; car si ce muscle s'aUache sur le péroné chez l'homme, c'est parce que le muscle principal dont il dépend .s'y insère lui-même. Or comme l'extenseur antérieur des phalanges du cheval, c'est-à-dire le long extenseur commun des orteils, ne jirend point d'insertion sur le péroné et n'a même avec cet os aucune espèce de rapports , son faisceau métatarsien, c'est-à-dire sa corde tendineuse ou le péronier antérieur, doit se trouver absolument dans le même cas.
Nous répéterons que cette détermination est peut-être un peu hasardée, et nous ne la donnons qu'avec beaucoup de réser\i'. On voit cependant que nous avons quelques raisons pour la croire bonne,
29ii r>Es MUSCLES.
dîneuse (fig. 88, 8). L'autre rameau se dirige en dedans du tarse pour aller s'attacher sur le second cunéiforme (fig. 88, 7).
Happort». — En avant, avec la portion tendineuse du muscle et l'extenseur antérieur des phalanges; en arrière, avec la face externe du tibia. Le tendon, après avoir traversé l'anneau de la corde, recouvre la branche métatarsienne de celle-ci et se trouve recouvert par l'extenseur antérieur.
Usages. — Elle fléchit activement le pied sur la jambe.
4» Des MISCLES de la région JAMBIÈRI. ANTlÎRIErnE r.HEZ LES ANIMAUX AUTRES QUE LES
SOLlPÈDEs.
Bœiir. Cet animal présente :
1° Un muscle complexe qui est représenté, chez le cheval, par l'extenseur antérieur des phalanges et la corde tendineuse du fléchisseur du métalarso. Simple à son extrémité supérieure;, qui commence par un tendon dans la fossette digitale située entre la trochlée et le condyle externe du fémur (lig. .89, 1), ce muscle comprend dans sa partie moyenne trois corps charnus prolongés inféricurcment par des tendons.
L'un de ces corps charnus, situé en avant et eu dedans des deux autres, gagne par sou tendon l'extrémité supérieure du métatarsien principal , et s'insère aussi sur les os cunéiformes. C'est un fléchisseur du pied qui remplace la corde tendineuse chargée du même rôle chez les animaux solipèdes (fig. 89, 2.)
Le deuxième , placé en dehors du précédent, constitue un extenseur commun des doigts, dont le tendon se comporte absolument comme au membre antérieur (fig. 89, 5, 5', 6). (Voy. p. 257.)
Le troisième, caché par les deux autres, forme V extenseur propre du doigt interne, qui rappelle exactement , par sa disposition, son homonyme du membre de devant.
(Voy. p. 258.)
2" I]n extenseur propre du doigt externe
'^extenseur latéral des phalanges des Solipèdes ; court péronier latéral chez l'Iiomme), dont le corps charnu est tout à fait semblable à celui du muscle analogue du cheval, et se termine par un long tendon qui répète eh dehors de l'ongle celui de l'extenseur propre du doigt interne (fig. 89, 7, S, 9, 10).
3" Un muscle qui représente le long péronier laféral de l'homme, et qui, chez les Solipèdes, n'existe même pas à l'état de vestige. Ce muscle commence par un corps charnu court et conoïde en avant de la tubérosité supérieure et externe du tibia: et il se termine par un long tendon qui affecte la disposition ci-après : Ce tendon , compris d'abord, comme le corps charnu lui-même , entre l'extenseur propre du doigt externe et le triple faisceau musculeux décrit en premier lieu , arrive eu dehors du tarse, s'engage dans la coulisse libreuse de l'extenseur propre, où il se trouve envelo|)pé par une synoviale particulière, passe par-dessus ce dernier, en croisant légèrement sa direction, et s'infléchit en arrière d'abord, puis en dehors, eu s'insinuant sous les ligaments libio-tarsien externe, calcanéo-métatarsieu et tarso-métatarsien postérieur, qui le maintiennent dans une gouttière pratiquée à la face inférieure de la pièce cuboïdo-scaphoïdienne. Il s'insère enlin sur la lace profonde du deuxième cunéiforme, et sur le côté externe de l'extrémité su|)érieure du métatarsien par une petite branche (jui se détache en dehors du tendon i)riiici|)al.
Tous ces muscles, chez le Mouton et la Chèvre, sont disposés de la même manière que dans les grands ruminants.
Porc. — Les muscles jambiers antérieurs de cet animal ressemblent à ceux des Ruminants, à part quelques particularités d'importance secondaire, parmi lesquelles nous citerons les suivantes :
Le faisceau musculeux qui remplace la corde du fléchisseur du métatarse (cheval) se termine sur le scaphoïde et le second os cunéiforme. — V extenseur commun des doigts possède (|ualre tendons, un pour chaque doigt. — Les extenseurs propres en ont chacun deux, l'un pour le petit doigt, l'autre pour le grand. — Le tibial antérieur se rend au second cunéiforme. — Le long péronier tatéral s'insère par son tendon à l'extrémité supérieure du métatarsien interne.
Chien et Chat. — Nous décrirons chez ces animaux quatre muscles: 1' un jambier antérieur; 2*» un long extenseur comiuun des doigts; 3" un long péronier latéral ; /j" un court péronier latéral.
1° Jambier antérieur. — Situé eu avant de la jambe et plus volumineux que l'extenseur commun des doigts, dont il recouvre l'extrémité supérieure, ce muscle |)rend son origine à la crête et à la tubérosité externe du tibia. Il reçoit, vers le tiers inférieur de cet os, une bandelette charnue extrêmement grêle, qui procède du péroné, et qu'on peut assimiler avec toute justice h Vextenseur propre du gros orteil de l'homme. Puis il se termine par un tendon sur le métatarsien du pouce. Lorsque cet os est suivi d'une région digitée, la troisième phalange reçoit de ce tendon une branche particulière, qui représente la portion tendineuse du petit faisceau extenseur propre annexé au tibial antérieur, (e nniscle répond : en avant, à l'aponévrose jambière; en arrière et en dedans, au tibia ; eu dehors, à l'extenseur commun des doigts. Son tendon est hxé dans le pli du jarret par une bride libreuse d'une disposition assez singulière pour être rapportée ici : Allaciiée en avant de