‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 63 sur 128 · DU TUBE AÉRIEN QUI FAIT .'^['FTE AUX CAVITÉS NASALES · texte numérisé non relu

DU TUBE AÉRIEN QUI FAIT .'^['FTE AUX CAVITÉS NASALES

lement, — Le sommet réunit la partie libre des deux bords, et se renverse en avant sur !a face supérieure du voile du palais (fig. 131, E).

Cartilages aryiénoïdes. — Ces deux pièces out été ainsi appelées parce qu'elles raiipelleni, dans leur ensemble, la forme du bec d'une aiguière. Elles sont siiuées en avant du cricoïile, au-dessus de l'entrée du laiynx : chacune d'elles affecte une forme irrégulièrement quadrilatère, et présente à éhuUvv deux faces el quatre bords. — La face interne est lisse, à peu près plane, et revêiue par la muqueuse laryngienne. — La face externe se trouve divisée par une crête en deux parties : l'une supérieure, couverte par le muscle aryténoïilitn; l'autre inférieuie, donnant attache au thyro-arylénoïdien et au crii o-aryiénoïdien latéral. — Le ùo^'d supérieur est concave et s'unit à celui du cartilage opposé. — Le bord inférieur donne aUiiche en arrière à la corde vocale. — Le bord antérieur, épai>et convexe, tapissé par la membrane mu(iueuse, circonscrit supérieuremenlet par côté l'entrée du larynx; c'est en se réunissant par en haut avec le bord homologue de l'autre arytéuuïde qu'il forme le bec d'aiguière dont on a parlé plus haut. — Le bord postérieur fait saillie dans l'intérieur du larynx, par sa partie inférieure; supérieurement ce bord est très épais, et se trouve creusé d'une petite facette articulaire qui répond à la facette aiitérieure du chaton du cricoïde. Au-dessus et en dehors de cette facette, existe un tubercule très saillant qui termine en arrière la crête de la face externe, et donne attache au muscle crico-aryiénoïdien postérieur (fig. 131, A).

Articulations des pièces cartilagineuses du lar,Ynx (fig. 132). — Ces articulations piésenlent la plus grande simplicité. Voici comment elles se comportent :

A. Le cartilage thyroïde s'unit à l'hyoïde: 1" par l'extrémité des cornes, au moyen d'un court ligament interposé à celte extrémité et à l'appendice du bord supérieur du thyroïde ; 2° par toute l'étendue de la concavité de la fourche hyoïdienne, qu'une

Fig. 1 ;

lame membraneuse élastique, dite memhrane hyo~thyroïdenne, réunit au corps du thyroïde et au bord supérieur des plaques laiéralesde ce même cartilage (fig. 132, U). B. Le cartilage thyroïde s'articule avec le cricoïde par deux petites arihrodies, qui réunissent l'extrémité postérieure desbranches du preu)ier cartilage avec les facettes de la face externe du second. Une minc(> capsule extérieure affermit cette articulalion (fig. 132,2). — Ces deux cartilages sont déplus maintenus l'un à l'autre au moyen d'un ligament membraneux élastique, la membrane crico-thijroïdienne, qui se porte de l'angle rentrant compris entre les deux branches du thyroïde à l'échancrure antérieure du cricoïde (fig. 133, 3).

(*) F'R- '^5 et 133. — Pièces cartilagineuses du larynx, mninteuttes dans leurs rujiporls luitiirtls par les ligaments articulaires (15-2 : Face supérieure du larynx: 155 : Face inférieure). — A. Cailihige cricoïde. -- B. li. Catiilages uiylenoïJes. — C. Ccrps du Ihyioide. - C\ C. Plaqiits h.léiiili-s d.i lliyroide. — D. Epialolte. — E. Corps de 1 hyoïde. — F. Trachée. — 1. A. ticulalioii ci icu-arylenoulinine. 2. Cupiule de 1 arficulaiioti cnco-ihyroïdienne. 3. IMembiane ihvio-cricoïdienne. *, Membrane ihvro-hyoïdjeniie. S, Ligament crico-lrachélieii.

C Les deux aryléiioïdes sont unis entre eux, par leur bord supérieur, à l'aide du muscle aryténoïdieu et de la muqueuse lai yngienne.

D. Ces deux cartilages aryténoïdcs se niellent en rapport avec les facettes antérieures du chaton du cricoïde, au moyen de la surface articulaire concave de leur bord postérieur. Il en résulte une petite arthroclie très mobile, affermie par une mince capsule extérieure, el surtout par les muscles environnants (fig. 132, 1).

E. Ces mêmes cartilages sont unis au thyroïde par l'intermédiaire des cordes vocales. Ce sont deux bandeleltes élasliciues qui font saillie en dedans du larynx et comprennent entre elles l'espace triangulaire désigné sous le nom de glotte ; leur face interne est tapissée par la membrane muqueuse du larynx ; le muscle hyothyroïdien recouvre la surface externe ; leur extrémité inférieure est fixée sur la membrane crico-thyroïdienne et dans l'angle rentrant du cartilage thyroïde; la supérieure s'attache au bord inférieur du cartilage aryténoïde, vers l'angle qui sépare ce bord du postérieur. C'est |)rincipalement à la vibration de ces cordes qu'est due l'articulation des sons (fig. 135, D).

F. L'épiglotte est fixée par amphiarthrose au corps du cartilage thyroïde, au moyen de faisceaux élastiques entremêlés de graisse, qui vont de la base du premier à la face supérieure du second. Il n'est pas rare de trouver parmi ces faisceaux de petites bourses synoviales.

G. Cette épiglotle s'unit latéralement au bord inférieur des aryténoïdes par l'intermédiaire de deux replis muqueux déjà signalés, dans l'épaisseur desquels existent les prolongements cartilagineux annexés à la base de l'épiglotte. Ces prolongements circonscrivent en avant les ventricules du larynx, et sont désignés quelquefois sous le nom de cordes vocales supérieures ; mais ils sont loin de mériter celte dénomination, dont nous nous servirons rarement.

H. Enfin le premier cerceau de la trachée s'attache au cartilage cricoïde, par une membrane circulaire élastique.

Toutes ces articulations n'ont ni la même importance, ni la même mobilité. On comprend aisément la nature des mouvements qu'elles permettent sans que nous ayons besoin de faire connaître ces mouvements d'une manière particulière ; l'indication s'en trouvera du reste dans la description des muscles qui les exécutent. Bornons-nous à dire ici que ces mouvements peuvent produire soit le raccourcissement ou l'allongement du larynx, soit sa dilatalion ou sa contraction dans le sens transversal, soit l'occlusion de son ouverture aniérieiiro.

2° Muscles du larynx. — L'appareil laryngien s'élève ou s'abaisse avec l'hyoïde, dont il suit tous les mouvements, fllais il est encore mû par des muscles propres qui lui im|)riment des déplacements de totalité, ou qui font jouer les unes sur les autres les dilTéreiites pièces de sa charpente cartilagineuse. Parmi ces muscles, il y en a trois extrinsèques : le sterno-thi/roulicn, Yhyo-tlnjioïdien et V/iyo-é/jiglottique. Les autres sont intrinsèques, c'est-à-dire fixés à leur origine et à leur terminaison sur les pièces laryngiennes ; ce sont : le crico-thyroïdien, le crico-aryténoïdien postérieur, le crico-arytéuoïdien latéral., le tliyro -aryténoïdien et V aryténoïdieu. Tous ces muscles sont pairs, moins le dernier et l'hyo-épigluttique.

Sterno-tli^roVdien. — ( Voy . page 195.)

Hyo-thyroïdicn (fig. 13/i, 3). — C'est un muscle large, triangulaire, formé de

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faisceaux onlicicuient charnus, qui prcniienl leur origiue sur loule rôlenduc de la corne liyo'klieiiue, et se terniincut sur la lace externe de l'aile du thyroïde, faisceaux d'autant plus longs qu'ils sont [)lus inférieurs. Ce muscle recouvre le cartilage thyroïde et !a menibraue hyo thyroïdienne. Il est recouvert par la glande maxillaire.

Par sa contraction, il fait entrer le cartilage thyroïde dans la fourche hyoïdienne, et porte ainsi le larynx on avant et en haut.

H;o-épigio((ique. — Oii uomme ainsi un petit faisceau cylindroïde dont les fibres sont coiuiue noyées au milieu d'une masse de tissu adipeux, et qui s'étend de la face supérieure du corps de l'hyoïde à la face anléro-inféiieure de l'épiglotte. Couvert en partie par la muqueuse de l'arrièrt-bouche, ce muscle concourt à ramener l'épiglotte dans sa position normale a|)rès le passage du bol alimentaire. IMais il faut bien dire que l'épiglotte revient ainsi en avant surtout à cause de son élasticité propre, et de celle des faisceaux ligamenteux qui fixent celle pièce au cartilage liiyroïde,

Crico-dijroïdien (fig. 134, 1 1). — Ce petit muscle, appliqué sur le côté externe du cartilage cricoïde, est allongé de haut en bas, et constitué par des fibres assez fortement tendineuses, qui croisent plus ou moins la direction générale du muscle. Ces fibres partent du cartilage indiqué, pour se porter au bord postérieur de la plaque thyroïdienne.

Le crico-thyroïdien raccourcit le larynx, en rapprochant les deux cartilages sur lesquels il prend ses insertions.

Crico-ar^ténoïdien postérieui' (fig. 13/l, 5). muscles de celte région . Ses fibres.

- C'est le plus puissant des Fig. 134 (^

dirigées en avant et en dehors, prennent leur origine sur le chaton du cricoïde, qu'elles recouvrent, et sur la crête médiane de ce chaton. Elles convergent toutes, en devenant plus ou moins tendineuses, vers le tubercule postérieur du cartilage aryténoïde, sur lequel elles se terminent. Recouvert par l'œsophage et la bandelette charnue crico-pharyngienne, ce muscle est séparé de celui du côté opposé par la crête médiane du chaton de cricoïde.

Les crico-arviéiioïdiens postérieurs dilatent l'entrée du larynx, ainsi que la glotte, en faisant basculer les cartilages aryléudïdes sur le cricoïde, et en les écartant l'un de l'autre par leurs bords antérieur et inférieur. Ils agissent par un levier du premier genre.

(*) Fig. 13*. - Muscles du larynx- — 1. Tianîvei.sul de l'hyoï.ii-. 2. Petit kerato-hyoïdi^'n. ". Hyo-lliyroïdii-n. 4. Siei no Ihyr-' idien. o. C' ico arylënoïdieu pnsléiieur. li. Ciico-aiylénoi lit-a Lit lui. 7. Ai ylénoidien. 8. Faisceau posléi leur dci mii-cle thyio-iiiyiénoidjen. 9. Faisceau aiileiieur du même. 10, Veiitiicul« latéral du larynx, distendu artificiellement et f.iisaiit saillie entre ces deut faisceaux. 11. Ci ico-lhjroidien.

Û22 APPAKlilL KESPIRATÛIRE.

Crico-ar.Yténoïdieu latéral ( fig. 13^, 6). — iMuscle triangulaire, plus petit que les précédents, situé entre les cartilages thyroïde et aryténoïde, formé de faisceaux plus longs en avant qu'en arrière, qui prennent leur origine sur le côté du bord anicrieur du cricoïde, et se dirigent en haut, pour se terminer en dehors du crico-aryténoïdien postérieur, sur le tubercule du cartilage aryténoïde.

C'est précisément un antagoniste de ce dernier muscle, et par conséquent un consificteur du larynx.

Thyro-aryténoïdien (fig. 13^, 8,9). — Logé à la face interne de l'aile thyroïdienne, ce muscle comprend deux faisceaux, séparés par le ventricule de la glotte.

Le faisceau antérieur est une longue et pâle bandelette qui prend son origine sur la face interne de l'aile du thyroïde, près de l'angle rentrant de ce cartilage, et qui monte ensuite jusqu'au cartilage aryténoïde, dont elle contourne la face externe, pour s'unir, sur la ligne médiane, avec le faisceau analogue du côté opposé, en mêlant ses fibres à celles du muscle aryténoïdien. Chemin faisant, cette bandelette recouvre, par sa face interne, la corde vocale supérieure et la muqueuse laryngienne.

Le faisceau postérieur, plus large que l'antérieur, se comporte à peu près comme lui. Il part du même point, un peu en arrière, et se termine sur la crête externe du cartilage aryténoïde; mais ses fibres les plus antérieures franchissent cette crête et se réunissent au muscle aryténoïdien. Par sa face interne, ce faisceau répond à la corde vocale. Son bord postérieur se confond avec les fibres du muscle crico-aryténoïtiien latéral.

Quelquefois ces deux faisceaux du muscle thyro-arylénoïdien ne sont point distincts l'un de l'autre, et l'on ne trouve plus qu'une large bandelette charnue appliquée sur le ventricule de la glotte.

On devine que ce muscle est un constricteur du larynx. 11 agit surtout dans la phonation en modifiant la longueur, l'écartement et la tension des cordes vocales.

Ar;^ténoïdien. — Siiué SOUS la muqueuso pharyngienne, au-dessus des cartilages aryténoïdes, l'arylénoïdien, h; plus petit des muscles du larynx , se compose de deux moitiés latérales, dont les fibres partent d'un raphé médian et se portent, en divergeant, sur la partie supérieure de la face externe des cartilages précités, où elles .se terminent, en s'insérant sur la créie qui divise celte face, et en se réunissant avec le inusde thyro-aryiénnïdien.

Les ouvriiges d'anatomie \étérinaire fiançais signalent, nous ne savons pourquoi, ce petit ums le connue étant dilatateur du larynx. Sa position en avant des articulations crico-aryiénoïdiennes indique assez qu'il ne peut agir autrement qu'en rapprochant l'un de l'autre les deux cartilages aryiénoïles. Du reste, la coniiuuitc d'un grand nombre de ses libres avec celles du ihyro-aiylénoïdien ne lui permet point d'avoir uno autre action (|ue ce muscle.

y Membrane muqueuse du Inrynx. — Cette membrane n'est qu'un prolongement de la muqueuse pharyngienne, qui , après avoir tapissé en dehors la saillie formée par l'ouverlme du larynx, se replie au pourtour de celle ouverture pour s'étaler sur la face postérieure de l'épigloite, et la face interne des cartilages aryténoïdes, s'enfoncer dans les ventricules, passer sur les cordes vocales, revêtir la

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