ARTÈRES ILIAQUES INTERNES
elle émet des rameaux pour le gros inicsliii; les premiers montent le long du côlon descendant et vont s'anastomoser sur le côlon transverse avec la branche colique droite de la mésenlérique supérieure; 6° les artères rénales et capsidaires, qui n'offrent pas de différences importantes; 7" enfin, les artères spermalùjues, qui se font remarquer par la longueur de leur trajet; elles commencent, en effet, sur l'aorte, à une petite distance au-dessous des vaisseaux rénaux.
,\RT. III. — Artères iliaques internes ou troncs pelviens (fig. 233, 2).
Les deux artères iliaques internes i-eprésentent les branches moyennes ou internes delà quadrifurcation formée par l'aorte postérieure à son extrémité terminale.
Étendues depuis le corps de la dernière vertèbre lombaire jusqu'auprès de l'insertion terminale du petit psoas, dans une direction oblique de haut en bas, de dedans en dehors et d'avant en arrière, ces artères répondent : en avant, aux troncs veineux pelvi-cruraux, qui les séparent des iliaques externes ; en dedans, au péritoine ; en haut et en dehors, à l'articulation sacro-iliaque et à l'ilium.
Sur son trajet, l'artère iliaque interne- donne les branches suivantes : V artère ombilicale, la honteuse interne, Viliaco-musculaire, la fessière et la sous-sacrée. Elle se divise, à son extrémité terminale, en deux branches qui se mettent à cheval sur le bord supérieur du tendon du muscle petit psoas, en se plaçant l'une en dedans l'autre en dehors de ce tendon : la première est V artère obturatrice, la seconde V artère iliacofémorale. Nous étudierons toutes ces branches dans l'ordre de leur indication.
Préparation de l'artère iliaque interne. — Placer le sujet ea première position ; abattre l'un des membres postérieurs; laisser le rectum et la vessie dans le bassin; gonfler légèrement celte dernière par insufflation. Disséquer du côté du membre abattu les origines et les rameaux viscéraux des branches fournies par le tronc. Suivre du côté opposé les rameaux envoyés par ces branches dans les masses musculaires. Afm de pouvoir préparer convenablement les artères coccygiennes, il faudra, après avoir enlevé le grand ligament ischialique et disséqué l'artère honteuse interne avec le tronc sous-sacré, soulever le rectum et la vessie au moyen d'érignes à chaînette.
i" Artère ombilicale (fig. 230, 5, et 233, 3).
Cette artère forme, pendant la vie intra-utérine, un vaisseau considérable qui porte le sang du petit sujet au placenta, et qui sera décrit avec détail dans l'anatomie du fœtus.
Chez l'adulte, ce vaisseau est presque entièrement oblitéré ; il ne constitue plus qu'une sorte de cordon fibreux, étendu de l'artère iliaque interne au fond de la vessie, et placé au bord libre du repli séreux latéral qui se détache du cul-de-sac antérieur de cet organe. Ce cordon donne sur son trajet une ou plusieurs branches vésicales, au delà desquelles la lumière du vaisseau a tout à fait disparu ; branches vésicales qui peuvent venir de l'artère honteuse interne ; et dans ce dernier cas, rare à la vérité, l'oblitération de l'artère ombilicale est complète.
2° Artère honteuse interne ou bulbeuse (fig. 230, 7 ; 231, 16; 233, ti).
Ce vaisseau diffère dans sa distribution chez le mâle et chez la femelle. Artère honteuse interne chez icmAlc. — Elle procèdc dc l'iliaque interne, près de l'origine de cette artère, par un tronc commun au vaisseau que nous décrivons et h
572 DES AUTÈRES.
l'artère ombilicale ; puis elle se dirige en arrière, eu suivant le bord supérieur du nmscle obturateur interne, placée, soit en dehors, soit dans l'épaisseur du grand ligament ischia-
FiG. 230. — Vue générale et supérieure de l'appareil génito-urinaire du mâle avec les vaisseaux artériels {*).
tique. Arrivée au niveau du col de la vessie, elle rentre dans la cavité pelvienne, s'ac-
(*) A, rein pauclie ; B, rein droit; a, i, nrclères ; C, C, capsules snrri'nales ; D, vessie urinaire ; E, E, testicules ; c, tiHe (le l'épididymc ; c', queue de lepididyme ; F, canal déférent; G, renflement pelvien du canal déférent ; H, vésienle séminale gauche (la droite a été enlevée avec le canal déférent du même l'nté, pour montrer l'insertion de l'uretère dans la vessie) ; I, prostate ; .T, glandes de Cowpcr ; K, portion membraneuse nu intra-pelvienne du canal de l'uréthre ; I,, portion bulbeuse du même; M, corps caverneux du pénis ; n,)i, ses racines ; N, téte du pénis. — d, aorte .ibdoniinale ; 2, 2, ortéres rénales doimant la principale artère capsnlaire ; 3, artère f;rande testienlaire on spermatinne ; 4. origine commune des artères honteuse interne et ombilicale; 5, artère ombilicale; 6. branche vésieale de eelti' artère: 7, artèi-e honteuse interne; 8, sa branche vésieo-])rnstatique.
AUTÈRES ILIAQUES INTERNES. 573
cole à la prostate, aux glandes de Cowpcr, et s'inllécliii eiiliii par en bas, en contournant l'arcade iscliiale, pour se jeter dans le bulbe de l'urètlire. i Sur son parcours, l'artère honteuse interne fournit :
l» Des raniuscules insigniliauts aux muscles qui sont en rapport avec le ligament iscluatique.
•2" Vartère vésico -prostatique (fig. 230,8; 231, 17), branche constante dans sa distribution, mais variable dans son origine ; cette branche, destinée à la prostate, h la vésicule séminale, au renflement pelvien du canal déférent, à ce canal lui-même et à la vessie, naît ordinairement près de la prostate, et se porte d'arrière en avant, en décrivant des flexuosités, sur le côté de la vésicule séminale et du canal déférent.
3" De minces rameaux pour la portion inira-pelvienne du canal de l'urèthre, les glandes de Cowpcr, l'anus et le muscle ischio-caverneux.
Quant à l'extrémité terminale du vaisseau, elle s'insinue sous le muscle accélérateur, et se partage immédiatement en une multitude de ramuscules qui se plongent au milieu du tissu érectile du bulbe uréthral, où ils se comportent comme dans tous les tissus de cette nature.
Variétés. — Il n'est pas rare de voir la honteuse interne fournir, avant d'atteindre la glande de Cowper, Vartère caverneuse., qui contourne alors l'arcade ischiale avec le nerf pénien. Quelquefois la bulbeuse donne seulement la dorsale postérieure de la verge, rameau de la caverneuse.
Distriltutîon de l'artère honteuse interne cliez la femelle, (flg. 233, k). —
Cette artère se termine sur le côté du vagin par des branches rectales, vulvaires, vaginales et bulbeuses : ces dernières destinées au bulbe du vagin. Comme chez le mâle, elle ne donne, sur sou trajet, qu'un seul rameau important ; et ce rameau, analogue en tous points à l'artère vésico-prostatique, constitue Varthe vaginale (fig. 233, 5), dont les divisions terminales se portent non-seulement sur la partie moyenne du vagin, mais encore sur le corps de l'utérus, où elles s'anastomosent largement avec les ra meaux de l'artère utérine, et même sur la vessie et le rectum.
L'artère honteuse interne de la fenielle est, comme celle du mâle, sujette à de nombreuses variétés. Elle peut donner la caverneuse, ou seulement la dorsale du clitoris. Nous avons vu l'artère vaginale provenir de l'ombilicale.
3* Artère sous-sacrée ou sacrée latérale (flg. 231, 12; 233, 6).
Né en dedans de l'artère iliaque interne, au niveau de l'articulation lombo-sacréc. (OU un peu en arrière, placé au-dessus du péritoine, au-dessous des trous sacrés et des ■ grosses branches nerveuses qui en sortent, ce vaisseau se dirige d'avant en arrière, et . arrive près de l'extrémité postérieure du sacrum, où il se termine par deux branches, I Vartère ischiatique et Vartère cocci/gienne latérale, branches auxquelles il faut ajouter I Vartère coccygienne médiane, émise ordinairement par le vaisseau sous-sacré du côté I droit.
Branches cOLLATfCRAi.ES. — L'artère sacrée latérale fournit dans son trajet plusieurs 1 ramuscules insignifiants destinés aux parties avoisinantes, et quatre rameaux spinaux qui I entrent dans le canal rachidien par les trous sous-sacrés pour en sortir par les trous •sus-sacrés, après avoir abandonné quelques divisions à l'extrémité postérieure de la I moelle et aux nerfs de la queue de cheval ; ces rameaux se ramifient dans les muscles appliqués sur le côté de l'épine sacrée.
Branches TERMINALES. — 1° j%rtèrc iseiiiatlquc. — Elle traverse le ligament du
57ifi OiùS AUTÈIŒS. i
même nom pour se placer sous l'extréinité supérieure de lu porlioii aulérieure du lon^ | vaste, se dirige en arrière et en bas, et se divise en plusieurs branches qui descendeiii i dans l'épaisseur des muscles iscbio-tibiaux, jusqu'au-dessous de la lubérosilé iscliialc; i branches anastomosées par leur extrémité terminale avec les rameaux ascendants de l'artère fémoro-poplitée, ainsi qu'avec les divisions de l'obturatrice et de la fémorale profonde,
2" Artère coccygîenne latérale. — Ce vaisseau représente, non pas par son volume, car il est beaucoup plus petit que l'artère ischiatique; mais, par sa direction, la continuation de l'artère sacrée latérale. On le voit marcher d'avant en arrière, et parcourir toute la longueur du coccyx, entre les vertèbres rudiniQntaires de cette région et les muscles abaisseurs de la queue^ en diminuant graduellement de volume, et en ' émettant sur son trajet une série de ramuscules collatéraux qui s'épuisent dans les muscles et les téguments de la queue.
On a décrit une artère coccygienne latérale supérieure, branche de la précédente, qui ramperait entre le muscle releveur de la queue et la face supérieure des vertèbres coccygiennes ; cette artère n'existe jamais : le muscle sacro-coccygien supérieur reçoit le sang artériel par des rameaux analogues aux branches spinales des artères intercostales, lombaires et sous-sacrée, rameaux qui s'échappent de l'artère coccygienne latérale au niveau de chaque corps vertébral.
3° Artère coccygienne médiane. — L'origine de ce vaisseau est sujette à de nom-breuses variétés. Ordinairement il se détache de l'artère sous-sacrée droite, en commun i avec la coccygienne latérale du même côté. D'autres fois, il s'échappe de cette dernière à 12 ou 15 centimètres de son origine. Sur une pièce que nous avons sous les yeux aui moment où nous écrivons ces lignes, il prend naissance vers le milieu à peu près dm trajet de l'artère sous-sacrée. On peut la voir enfin procéder, soit de l'artère sacrée latérale gauche, soit de la coccygienne latérale correspondante.
Quel que soit, du reste, son point d'émergence, l'artère coccygienne médiane se place sous la face inférieure des vertèbres caudales, entre les deux muscles abaisseursde la queue, traverse le ligament suspenseur du rectum, et se prolonge jusqu'à l'extrémité terminale du coccyx, en distribuant des ramuscules à droite et à gauche, eti même par en bas.
4" Artère iliaco-musculaire ou iléo-lombaire (fig. 231, 14, et 233, 8).
Immédiatement après avoir franchi la face inférieure de l'angle latéral du sacrum,, et souvent même avant, le tronc pelvien laisse échapper de son côté externe, et à angledroit, l'artère iliaco-musculaire, qui se porte immédiatement en dehors, passe derrière l'articulation sacro-iliaque, puis entre le psoas iliaque et la surface osseuse que ce muscle couvre de ses insertions supérieures, eu fournissant des divisions destinées^ à l'articulation précitée, ainsi qu'aux muscles de la région sous-lombaire. Arrivée prèsde l'angle de la hanche, cette artère se terminé par plusieurs rameaux, qui s'infléchissent de bas en haut sur le bord externe de l'ilium, pour se plonger dans le fessier principal, ou qui se jettent dans le muscle du fascia lata.
5» Artère fessière (flg. 231, 13, et 233, 7).
Ceitë artère, la plus volumineuse des branches émanées du tronc pelvien, naît à. l'opposé de la précédente, 5 2 ou 3 centimètres en arrière de la sous-sacrée. Elle se
AUIÈUES IL1A(^)UL:s INTEUNES. 'ilo
rcllccliit itiiinédiateiiiciU sur le bord interne de l'ilium, et sort du bassin par la grande ôcliancrnre scialiqiie avec les nerfs fessiers antérieius, en se partageant en plusieurs brandies qui vont se ramilier dans l'épaisseur des muscles grand et petit ilio trocliantériens.
• ()° Artère obturatrice (fîg;. 231, 19, et 233, 10).
Ce vaisseau, dont l'origine a déjà été indiquée, se dirige en arrière et en bas, accompagné d'un nerf et d'une veine satellites, passe entre le péritoine et l'ilium en suivant le bord inférieur du muscle obturateur interne, et s'insinue ensuite sous ce muscle pour sortir du bassin en traversant l'ouverture ovalaire, après avoir fourni une artériole vésicale constante. Placé alors entre l'obturateur externe et la face inférieure de l'ischion, il se partage en plusieurs branches^ qui descendent pour la plupart dans les muscles cruraux internes et ischio-tibiaux, en s'anastomosant avec les divisions ultimes de l'artère ischiatique et delà fémorale profonde.
FiG. 231. — Artères des organes géiiito-urinaires du mâle (vue latérale) (').
Mais, parmi ces branches, il en est deux ou trois qui se portent sur les racines du pénis pour se plonger dans le tissu éreclile du corps caverneux. L'une d'elles^ beau-
C*) 1 , norto nbdominnle ; 2, artère iliiitpie externe ; 3, nrisçiiie eiiiuuiliiie de la prépubiciine et do la sraiido innsonliiire pustériciire de la (Miisse ; 4, «rtiire |irù[iidiiciir]e ; 5, nrtèr'e nbdorniiiulo [instérieiirc ; 0, artère lioiiteusu externe ; 7, artère soiis-entanéo abdominale: 8, artère dorsule antérieure de la vei'fïe ; 9, 0, ranieanx antérieur et postérieur de (^etle artère; iO, artère iliaque interne; 11, dernière artère Inuibaire ; 12, artère sous-saerée ; 13, artère fessière ; d-l, artère iliaco-musenlairc; 15, artère ombilicale; 16, artère liontense Interne; 17, sa braiiehe vésieo-prostatimie; 18, arlèi'e iliacol'émorale ; 19, artère obturatrice ; 20, artère caverneuse ; 21, artère dorsale postérieure de la veri^e (brandie caverneuse); 22, artère grande testiculaire ; 23, urtô'e méseutérit|Ue postérieure. — C, terminaison du colon llotlant; H, rectum ; S, spilincter de l'anus ; l, ligament suspenseur de la verge ; /', ligament.suspenseur du rectum ; V, vessie ; u, uretère; T, testicule ; E, épididyme ;" D, canal déférent; i), véeicule séminale ; P, prostate ; ji, glande de Cowper; r, racine du pénis; s, ligament du corps caverneux.
576 1>1^S AKTÈHKS-
coup plus iniporlaiite que les autres par son volume, esi désignée sous le nom d'ai-lèn caverneuse.
Ai-t*re cavcriicasc (fig. 231, 20). — Ce vaissenu rampe sur la face inférieure de l'ischion, en arrière et en dedans, allcinl la racine du corps caverneux, et s'y plonge par plusieurs rameaux, après avoir fourni quelques divisions nmsculaires et ['urtè/ ' dorsale postérieure de la verge.
Celle-ci se place sur le bord dorsal du pénis, passe entre les deux ligaments qui attachent cet organe à la symphyse pelvienne, en se dirigeant en avant, cl va s'anastomoser avec le rameau postérieur de la dorsale antérieure (fig. 231, 21).
7" Artère iliaco-fémorale (fig. 231, 18, et 233, 9).
Signalée comme une des branches terminales du tronc pelvien, l'artère iliaco-fémorale n'existe avec un certain volume que dans les Solipèdes. Ce n'est chez les autres animaux, comme dans l'homme, qu'un rameau musculaire insignifiant et innominéde l'artère obturatrice.
Elle passe en dehors du tendon du petit psoas, entre l'iliaque et le col de l'ilium, qu'elle contourne obliquement, au-dessus de l'origine du droit antérieur de la cuisse, pour descendre ensuite sur le côté externe de ce muscle et se plonger dans la masse des muscles rotuliens, en pénétrant entre le droit antérieur et le vaste externe, après avoir donné quelques rameaux aux psoas, aux fessiers et au muscle du fascia lata.
CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES ARTÈRES ILIAQUES INTERNES DANS LES ANIMAUX AUTRES QUE LES SOLIPÈDES.
1° Artères iliaques internes des ruminants.
L'extrémité terminale de l'aorte, en se bifurquant, après avoir fourni les artères iliaques externes, pour donner naissance aux troncs pelviens, laisse échapper, dans l'angle compris entre ces deux troncs, une très-grosse branche sacj'ée moyenne d'où émanent les artères de la queue. Mais ce n'est point la seule particularité importante que nous ayons à faire connaître dans la disposition des artères du bassin.
En effet, l'artère iliaque interne émet, à sou origine, un très-court et très-fort rameau, qui se divise pour former l'artère ombilicale et une énorme artère utérine, celleci suppléant en grande partie l'artère utéro-ovarienne, qui estrudimentaire; puis elle se dirige en arrière, sur la face interne du grand ligament ischialique, en croisant la direction du plexus lombo-sacré, fournit sur son trajet des branches qui rappellent Viliaco-musculaire, la fessière et Vischiatique, et se continue, vers le milieu de la longueur du bassin, par Vartère honteuse interne, laquelle se termine elle-même en formant Vartère dorsale du clitoris, après avoir donné des rameaux au rectum et aux organes génito-urinaires logés dans la cavité pelvienne.
On voit d'après cette description (qui regarde les animaux femelles seulement et qu'on appliquera aisément aux mâles) que nous ne signalons ni artèi^e iliaco-fémorale, ni artère obturatrice : c'est qu'en effet, ces deux vaisseaux manquent absolument chez le Mouton, et le dernier , quoique existant chez les grands ruminants, ne s'y retrouve qu'à l'état rudimenlairc, l'un et l'autre étant suppléés par la fémorale profonde, dont les dimensions sont considérables. Vartère sacrée latérale ou sous-sacrée n'est pas non plus indiquée, car elle manque également, sa branche ischiatique venant directement
AKTkRES ILIAQUES INTKllNES. 577
(lu iroiic pelvien, el ses divisions coccyyiennes étant fournies par l'artère sacrée moyenne.
2» Artères iliaques internes du porc*
Deux branches impaires, à origines superposées, naissent de l'extrémité terminale de l'aorte entre les deux artères iliaques internes : l'une se divise presque tout de suite en deux rameaux latéraux, qui se porteni, l'un à droite, l'auire h gauche, sous le psoas iiia{[uc, en représentant ainsi les ai'tères iliaco-musculaires du cheval ; l'autre, ou Vurtl'vo sacrée moyenne, placée sur la ligne médiane, rampe d'avant en arrière contre la face inférieure de l'os sacrum, el va former les artères coccygiennes, après avoir éniis,à;i centimètres environ de son origine, deux rameaux latéraux, traces des artères sacrées latérales, lesquelles fournissent les artérioles spinales de la région sacrée.
Quant au tronc iliaque interne, il doimc Vartère umbilicak', près de son origine, se dirif^e en arrière, vers la grande échancrure sciatiqne, fournit alors les rameaux fessiers, et se prolonge au delà de cette échancrure, à la surface externe du grand ligament sacro-sciatiqiie, en formant Vartère honteuse intetme.
Celle-ci émet, avant de sortir du bassin, une longue artère hémorrhoïdale qui rampe d'avant en arrière sur le côlé du rectum, pour s'aller distribuer à l'extrémité postérieure de cet intestin et aux organes génito-urinaires avoisinants. En dehors de la cavité pelvienne, elle' abandonne quelques rameaux fessiers, dont les pitis postérieurs, très-considérables, représentent les divisions de Vartère ischiatique des Solipèdes. Puis elle rentre dans le bassin, et se termine à la base du pénis en fournissant les artères caverneuse et dorsale de la verge.
3° Artères iliaques internes des carnassiers.
Les artères iliaques internes des Carnassiers résultent de la bifurcation d'un tronc artériel qui prolonge l'aorte au delà de l'origine des iliaques externes jusqu'à la première articulation intersacrée.
Ce tronc pelvien donne d'abord Vartère ombilicale, remarquable par son étroit calibre elles flexuosités qu'elle décrit pour arriver sur la vessie.
Puis l'artère iliaque interne décrit un trajet de 3 à 4 centimètres, en arrière et en dedans du tronc veineux pelvi-crural, et se partage en deux branches vers l'entrée du bassin.
L'une de ces branches se place sur le côté des viscères contenus dans la cavité pelvienne : c'est Vartère honteuse interne. Elle se porte en arrière, contourne l'arcade ischiale, et se termine par les artères caverneuse et dorsale de la verge, après avoir fourni des rameaux vésicaux, hémorrhoïdaux et uréthraux, ainsi que Vartère utérine (dans la femelle). Celle-ci, très-volumineuse, se place dans l'épaisseur du ligament large, au-dessus de la petite courbure de la corne utérine, et se dirige en avant sur l'ovaire, où elle rencontre l'artère utéro-ovarienne, après avoir émis de nombreuses branches collatérales, remarquables par la richesse du réseau vasculaire qu'elles forment dans les parois de la matrice.
Quant à la seconde branche de l'artère iliaque interne, branche qui rappelle tère sous -sacrée des Solipèdes et son rameau ischiatique, on la voit sortir de la cavité pelvienne avec le nerf grand sciatique, et accompagner ce nerf jusque derrière la cuisse, où elle s'épuise, après avoir donné, chemin faisant, des branches spinales et des artérioles fessières. Ce n'est point cette branche qui fournit les artères coccy-
CHAUVEAU. — 2* édit. 37
yiennes: celles-ci viennent, comme dans le Porc et les Ruminants, de Vartère su.ree
gien moyenne.
COMPARAISON DES ARTÈRES ILIAQUES INTERNES DE L'HOMME AVEC CELLES DES ANIMAUX.
L'aoï te de l'homme se bifurque au niveau de la quatrième vertèbre lombaire pour former les arlères iliaques primitives. Celles-ci descendent sur les côtés de l'entrée du bassin jusqu'à l'articulation sacro-vértébrale où elles se divisent en deux branches:
ï'iliaque interne, et l'iliaque externe.
FiG. 232. — Artères iliaques de l'homme (côté gauche) (*).
Vartere iliaque interne ou hypogastrique se porte au-dessous de l'articulation sacro-iliaque, et là se partage en neuf ou onze branches destinées aux parois de la cavité pelvienne ou aux organes renfermés dans cette cavité. La disposition de ces branches rappelle un peu celle qui a été décrite pour les carnassiers; par leur distribution, elles représentent les divers rameaux de l'iliaque interne des solipèdes. Ainsi,
(*) 4, ai'tére iliaque primitive ; 2, artère iliacliie externe ; 3, artère circoiillexe iliaque; 4, artère épigastriqiie ; 5, ai tère sacrée inoyenae ; 6, artère iléo-lomhaire ; 7, artère sacrée latérale; 8, artère fessière ; 9, artère ischiatiqin 10, artère honteuse interne ; 11, artère obturatrice ; 12, artère ombilicale ; 13, artère lièmorrlioidale moyenne (du cMiippnsè) ; M, artère vésio.o-prostatiqiie (du coté opposé); 15, artère vésicale latérale (provenant de l'ombilicale du cote opposé); 16, uretère; 17, canal déférent sectionné ; 18, artère lombaii'e ; 10, artère méscntcrique inténeure coupée; 20, canal déférent (du côté opposé). (Beanuis et Uoucliard.)