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BRANCHES COLLATÉRALES

1° Nerf sciatique poplité externe ou petit fémoro-poplité. — Le sciatiquu poplité externe se sépare du grand sciatique au niveau des jumeaux du bassin. Il se dirige ensuite en avant et en bas, passe entre le long vaste ou biceps fémoral et le biféil moro-calcanéen, et arrive en dehors de Textréniité supérieure de la jambe, derrière 1( ligament latéral de l'articulatiion fémoro-tibiale, où il se termine par deux branches le nerf musculo -cutané et le tibial antérieur.

Dans le long trajet qu'il parcourt depuis son origine jusqu'à sa bifurcation, le sci» tique poplité externe nefouniit qu'un seul rameau collatéral : c'est un nerf cutané qui S( détache de la branche mère au'^essus des jumeaux de la jambe, et qui traverse l'extréi mité inférieure du long vaste, pour se terminer par des rameaux divergents destinés i la peau de la jambe. On peut lu^donner le nom de branche cutanée péronière. Avani de devenir superficiel, ce nerf cutané donne un petit filet descendant qui va renforce* le nerf saphène externe, après avoir rampé sur le feuillet aponéviotique du jumeaa externe. Cette branche, que l'on pourrait appeler nerf accessoire du saphène externet procède quelquefois directement du sciatique poplité, comme on peut le remarque* dans la figure 299.

Branches terminales. — Ces deux branches animent la contractilité des muscle» de la région jambière antérieure, et portent la sensibilité à la peau de la face autérieuri du pied.

Le nerf musculo-cutané se place sous l'aponévrose jambière, envoie d'abord uti paquet de rameaux dans l'extenseur latéral des phalanges, et continue à descendre entri ce muscle et son congénère, l'extenseur antérieur, jusqu'au milieu du tibia. Il travers alors l'enveloppe fibreuse des muscles de la jambe, devient sous-cutané et gagne la fac( antérieure du métatarse, où il se perd dans le peau. Quelques-uns de ces filets termii naux peuvent être suivis jusqu'au devant de l'articulation métacarpo-phalangienne e même au delà (fig. 299, 6).

Le nerf tibial antérieur ]^asse en avant du précédent sur le côté de l'extrémité supé rieure de la jambe, et se plonge alors sous l'extenseur antérieur des phalanges, en dow nant à ce muscle et au fléchisseur du métatarse de forts et courts rameaux. Puisi descend jusqu'au devant du tarse, toujours couvert par Texlenseur antérieur des pha

PLEXUS LOMBO-SACRÉ. ^-^^

l;iiiges, et placé au côté externe des vaisseaux tibiaux antérieurs. Quand il arrive en has du tibia, il s'accole immédiatement à l'artère pédieuse, et la suit dans sa portion métaiarsionnc jusqu'au-dessus du boulet. Il quitte alors son vaisseau satellite et se porte sur le côté du doigt, où il s'épuise par émission de filets cutanés (fig. 299, 5).

Parmi les ramusculcs que ce nerf abandonne dans son trajet, nous citerons ceux qui portent l'influence nerveuse au muscle pédieux.

2° Branches des muscles de la région pelvi-crurale profonde. — On sait ([lie cette région comprend l'obturateur interne, les jumeaux et le carré crural. jLa l)riinche nerveuse qui leur est destinée se trouve mince et assez longue. Elle se détache (lu tronc du sciatique au niveau du milieu de la crête sus-cotyloïdienne, et descend avec ce tronc derrière l'articulation coxo-fémorale, pour distribuer ses divisions terminales aux muscles sus-nommés. La plus longue et la plus forte va au carré crural. Celle

I de l'obturateur interne rentre dans le bassin par la petite échancrure sciatique et

1 remonte jusqu'au voisinage de l'articulation sacro-iliaque.

3'' BRANCtiE DES MUSCLES CRURAUX POSTÉRIEURS. — Cette branche est grosse et courte; elle naît du coude formé par le grand sciatique au niveau des jumeaux pelviens , et se partage bientôt en plusieurs ramifications qui se jettent dans la courte por-

I tion du long vaste, la partie moyenne et inférieure du demi-tendineux et dans le

( demi-membraneux. Quelques-uns des filets destinés à ce dernier muscle rampent entre sa substance et celle du grand adducteur de la cuisse, dans lequel ils se terminent en partie (fig. 298, 12).

lx° Nerf saphène externe. — Ce nerf commence à 5 ou 15 centimètres environ

■ du point où le grand sciatique se plonge entre les jumeaux de la jambe. Il se place sur le jumeau externe, et descend, en dessous de la lame aponévrotique spéciale qui recouvre ce muscle, jusqu'à l'origine de la corde du jarret. Il reçoit alors son nerf accessoire, c'est-à-dire le filet de renforcement qui provient de la branche cutanée du sciatique poplité externe, et se prolonge alors sous l'aponévrose jambière, dans le creux du jarret, en accompagnant la veine saphène externe, et en suivant le bord externe de la lanière fibreuse destinée au renforcement du tendon d'Achille. Il présente ainsi, en dehors du jarret, la. situation que le grand sciatique occupe au côté interne. On le voit ensuite passer sur la région tarsienne et s'épuiser en dehors du métatarse par plusieurs filets, dont quelques-uns descendent jusque sur le côté externe du doigt (fig. 298, 13 et 299, 3).

5° Faisceaux des muscles jambiers postérieurs. — Ce faisceau est constitué par de nombreuses branches qui s'échappent toutes à la fois du sciatique, à son passage entre les jumeaux, en formant un tronc gros et court. Les muscles de la couche superficielle, c'est-à-dire le bi-fémoro-calcanéen, le perforé et le petit ruban charnu, improprement nommé plantaire grêle par les vétérinaires, reçoivent des rameaux qui se distinguent par leur grand nombre et leur brièveté. Ceux de la couche profonde sont animés par les filets d'une branche unique, forte et longue, qui descend entre le perforé et le jumeau interne. On remarquera ([ue le filet du prétendu plantaire grêle passe sous le jumeau externe en dehors du perforé, et qu'il représente exactement, par sa position, le rameau du soléaire de l'homme. Nous avons donc eu raison, avec Vicqd'Azyr, Cuvier et d'autres auteurs, de nommer ce petit muscle soléaire, au lieu de lui conserver son nom de plantaire grêle qui s'applique à un autre élément musculaire.

6" Dans son trajet le long de la corde du jarret, le sciatique émet quelques minces filets cutanés que nous ne croyons pas devoir signaler plus amplement.

DES NERFS

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