DU GRAND SYMPATHIQUE
rinterniédiaire du ganglion cervical moyen, quand celui-ci existe. Il se continue en arrière avec la portion dorsale de la chaîne sympathique.
Rameaux aflércnts. — On en coniplc deux , provenant des paires cervicales.
L'un est un gros nerf satellite de l'artère vertébrale, logé avec elle dans les trous trachéliens des vertèbres du cou, formé par des filets émanés des deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième paires cervicales, et qui apporte ainsi en masse au grand sympathique le contingent de fibres nerveuses afférentes de la plupart des nerfs cervicaux (li^'. 301 ,
L'autre rameau est une branche isolée venant de la huitième paire cervicale.
On doit signaler de plus, au nombre des afférents, les filets envoyés par le pneumogastrique, filets qui aboutissent au ganglion cervical moyen lorsque celui-ci ne manque point. {Voyez la description du pneumogastrique.)
Rameaux émergents. — Ils se détachent de la partie postérieure et inférieure du ganglion, et se portent, pour la plupart, au cœur. Quelques filets extrêmement fins vont au médiastin antérieur ou se jettent sur les artères collatérales du tronc brachial.
Les nerfs cardiaques (fig. 301, 5) traversent le péricarde par sa base, s'accolent à l'aorte primitive, et se distribuent ensuite au tissu des ventricules et des oreillettes. Quelques-uns suivent les divisions de l'artère pulmonaire, et vont concourir à la formation du plexus bronchique.
Pour arriver au cœur, ces neri's suivent les artères axillaires et la trachée, en formant sur la face inférieure de ce dernier conduit un très-large faisceau nommé plexus trachéal en anatomie vétérinaire, plexus impair, traversé d'arrière en avant par les deux nerfs récurrents, qui lui abandonnent ou qui en reçoivent de nombreux filets.
Les nerfs cardiaques, chez le cheval, sont au nombre de cinq ; deux proviennent du ganglion cervical gauche et trois sont fournis par le ganglion cervical droit.
Parmi les deux premiers, l'un d'eux, formé par des filets très-faciles à dissocier, s'applique sur le tronc brachial gauche et l'aorte antérieure et suit celle-ci jusqu'à son origine. A ce niveau, il se partage en plusieurs rameaux : les uns s'enfoncent dans le sillon compris entre l'auricule droite et l'origine de l'artère pulmonaire; les autres passent entre cette dernière et l'aorte primitive pour gagner la racine du poumon. Ce nerf fournit de irès-grêles filets au bord antérieur du coeur. Le deuxième nerf cardiaque gauche commence par deux branches qui partent du ganglion cervical moyen et du ganglion cervical inférieur. De leur réunion résulte un long cordon qui se dirige de haut en bas, d'avant en arrière et de gauche à droite, en croisant la face inférieure de la trachée; arrivé à droite de l'aorte postérieure, au-dessous du nerf récurrent, il se distribue au cœur et au poumon.
Les nerfs cardiaques qui i)rennent naissance du côté droit sont ainsi disposés. Le plus volumineux émerge du ganglion cervical moyen, s'accole au pneumogastrique, s'infléchit avec lui sous l'artère axillaire, s'en détache un peu au delà de ce vaisseau, reçoit des rameaux du récurrent gauche et se jette dans la base du cœur, après avoir abandonné quelques filets qui se rendent au plexus bronchique. Le deuxième, beaucoup plus petit, se détache du même ganglion moyen, reçoit quelques branches du récurrent droit, s'applique à la surface de l'aorte antérieure jusqu'à la face supérieure des oreillettes. Enfin, le troisième, aussi gros que le précédent, provient du récurrent droit, du ganglion cervical inférieur et du pneumogastrique; il s'enfonce dans le cœur à droite de l'aorte.
CHAUVBAU. — Si"-' ùdil.
DES NERFS
30 Portion dorsale de la chaîne sympalhique. '
Le coidon représenté par celle porliou de la chaîne sympathique part du ganghou j cervical inférieur, et s'étend, d'avant en arrière, jusqu'au diaphragme, en passant sous f l'cxlrémilé supérieure des côtes, ou plutôt sous les arliculalions vertébro-coslales, f' contre lesquelles il se trouve appliqué par la plèvre, et en croisant les artères inlercos- > talcs. Il se continue dans la cavité abdominale par la portion lombaire, après avoir franchi, avec le petit psoas, l'arcade du bord supérieur du diaphragme. [
Ce cordon présente sur son trajet, au niveau de chaque espace intercostal, un petit , renflement ganglionnaire fasiforme, soit dix-sept en tout. Les deux ou trois premiers manquent le plus souvent ; mais alors l'extrémité antérieure du cordon offre, dans une assez grande étendue, l'aspect d'un ganglion rubané, qui semble provenir de rallongement en arrière de la masse grise inférieure de la portion cervicale.
Rameaux afférents. — Fournis par les branches inférieures des nerfs dorsaux, ces rameaux sont au nombre de un à trois pour chaque ganglion. Pour se rendre du trou de conjugaison au sympathique, ils traversent l'extrémité supérieure de l'espace intercostal, en passant tantôt en arrière, tantôt en avant de l'artère du même nom.
Kamcaux émergems. — Quelques-uns, en fort petit nombre et très-déliés sont destinés aux plèvres. Ceux qui doivent surtout fixer l'attenlion sont les neî'fs grand et petit splanchniques.
a. Nerf grand splancimique ((ig. 301, 7). Il commence à se détacher de la chaîne dorsale vers le sixième ou le septième ganglion, se dirige en arrière, accolé au côté externe de cette chaîne, reçoit un rameau de renforcement de chacun des renflements au voisinage desquels il passe, les deux ou trois derniers exceptés, et pénètre dans la cavité abdominale par l'arcade du psoas, où il présente habituellement une petite masse ganglionnaire ; après quoi il s'infléchit en dedans, et se termine, sur le côté de l'aorte, entre les troncs cœliaque et mésentérique, par une seconde masse énormément développée, désignée sous le nom de ganglion solaire.
Les deux ganglions solaires ou semi- lunaires, comme on dit encore, les plus considérables de l'économie tout entière, sont allongés d'avanten arrière et aplatis de dessus en dessous. Ils comiimniquent l'un avec l'autre au moyen d'un large et fort cordon grisâtre embrassant en arrière le ironc de la grande mésentérique, et par une multitude de filets qui vont du gauche au droit en avant de ce même vaisseau ; disposition d'où résullc r,;i plexus impair situé à la face inférieure de l'aorte entre l'origine des deux troncs artériels précités.
Ce plexus, noiiuné plexus solaire, reçoit quelques branches du cordon œsophagien supérieur du pneumogastrique. Il se subdivise, sur la périphérie, en plusieurs plexus secondaires qui parlent, comme d'un centre, du réseau principal, et dont les ramifications, très-grosses et très-nombreuses, se portent dans les organes voisins et en accompagnant les divisions artérielles et autour desquelles on les voit s'enlacer, s'anastomoser d'une manière Irès-compliqnée. C'est ainsi que l'on décrit à part : 1° un plexus gastrique, allant à l'estomac, sur les parois duquel ses rameaux s'anastomosent avec ceux des pneumogastriques; 2» un plexus hépatique, destiné au foie, au duodénum, au pylore, au pancréas ; .3° un plexus splénique, qui se jeltc dans la rate et en partie sur l'estomac; h" un plexus mésentérique antérieur , le plus considérable de tous, se distribuant aux mêmes organes que l'artère de même nom ; 5" un plexus rénal et un plexus surrénal, ces deux derniers doubles, peu distincts l'un de l'autre, et gagnant.
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par leurs divisions terminales, les reins et les capsules surrénales. La terminaison des filets de ces plexus a été étudiée en splanclinologie.
Il faut ajouter enQn à ce riche appareil nerveux le plexus lombo-aortique, formé par des branches fortes et nombreuses qui naissent du plexus solaire en arriére de l'artère grande mésenlérique, rampent sur les côiés et la face inférieure de l'aorte, en s'annstomosant fréquemment ensemble, et se réunissent au plexus méscntérique postérieur.
b. Nerf petit splanchnique (fig. 301, 8). — Ce rameau est constitué par deux ou trois filets qui émanent des derniers ganglions sous-dorsaux, et qui, au lieu de se réunir, comme les autres, au grand nerf splanchni(|ui', avec lequel ils communiquent, du reste, par une ou deux fines divisions, se rassemblent en un court et mince cordon, dont les ramifications se jettent directement dans le plexus solaire ou se confondent I avec les nerfs du rein et de la capsule surrénale.
4" Portion lombaire de la chaîne sympathique.
Elle représente un cordon semblable à celui de la portion dorsale, pourvu de renflements ganglionnaires fusiformes en nombre égal à celui des paires nerveuses lombaires. ' Ce cordon, appliqué sur le petit psoas près du ligament vertébral commun inférieur, I est recouvert à gauche par l'aorte, à droite par la veine cave postérieure. Il se continue I directement avec la portion sacrée de la chaîne sympathique au niveau de l'articula- I lion lombo-sacrée.
Rameaux alTcreiKs. — Fournis par les branches inférieures des nerfs lombaires, (Ces rameaux se comportent exactement comme ceux de la région dorsale.
Rameaux émergents. — Ce sont de courts filets analogues à ceux qui constituent Ipar leur réunion les nerfs splanchniques. Leur nombre n'est pas constant. Il est, en i général, inférieur à celui des ganglions. On en compte deux ou trois qui se réunissent au plexus lombo-aortique. Les autres gagnent l'origine de l'artère petite mésentérique, ■s'anastomosent autour d'elle avec l'extrémité postérieure des branches de ce plexus, 1 et forment ainsi un nouveau réseau nerveux impair désigné sous le nom Aq plexu» I méscntérique postériew (fig. 301, 18).
Ce plexus, au centre duquel existe un ganglion plus ou moins volumineux, envoie sur les diverses branches de l'arlère petite mésentérique des ramifications destinées iaux parois du côlon flottant et du rectum.
Il fournil de plus : 1° deux ou trois gros l'ïimeaux qui suivent la veine mésaraïque postérieure et vont rejoindre le plexus mésentérique antérieur, après avoir jeté quelques divisions dans l'épaisseur du mésentère colique (fig. 301, 21).
2" Des branches satellites des ùiQ\x\ artères spermatiques, constituant les plexus de même nom (fig. 301, 20).
3° Deux ou trois longues divisions (fig. 301, 21) qui entrent de chaque côté dans le bassin, en rampant sous la face externe du péritoine, et qui gagnent le plan latéral du rectum, où elles rencontrent des filets émanés directement des nerfs sacrés inférieurs. De l'anastomose de ces divisions résulte un riche réseau nerveux, appelé chez l'homme plexus hijpognstrique, et que nousdésignerons sous le nom de plexus pelvien, réseau destiné a tous les organes contenus dans la cavité du bassin (fig. 301, 23).
5" l'oi tioli sacrée de la cliaîne sympathique.
CoiUiiiuation du cordon lombaire, cette partie de la chaîne synipatlii(iiie se Irouve située sous le sacrum, en dedans des nerfs sacrés inférieurs. Elle présente quatre ganglions ircs-allongés, qui com.muniquent avec ces nerfs par un ou plusieurs filets* et qui donnent naissance à plusieurs ramuscules très-fins, perdus dans le tissu cellulaire de la face inférieure du sacrum. Son extrémité postérieure, qui termine en arrière le grand sympathique, ne semble pas se comporter toujours de la même manière. On la voit parfois s'effiler en un ramuscule très-délié, qui se porte sur l'artère coccygienne médiane el s'anastomose avec celui du côté opposé. Mais parfois aussi on ne distingue pas ce ramuscule, et le cordon sous-sacré semble êire brusquement terminé par le filet de communication de la dernière paire sacrée.
For<CTiONS. — Les fonctions du sympathique sont encore peu connues, malgré les travaux d'un assez grand nombre de physiologistes à la tête desquels il faut citer Claude Bernard. Ce nerf^dans l'état physiologique, possède une sensibilité extrêmement obscure qui peut devenir très-vive dans les cas pathologiques. Il conduit aux organes les excitations motrices inconscientes qui prennent naissance dans la moelle. Par les filets qu'il fournit aux vaisseaux (nerfs vaso-moteurs), il tient sous sa dépendance les phénomènes circulatoires, surtout dans les réseaux capillaires; il peut faire contracter ces canaux ou bien produire leur dilatation active, par conséquent ralentir ou accélérer la vitesse du cours du sang. Par celle action sur les vaisseaux, peut-être agit-il secondairement sur la nutrition des organes dans lesquels les vaisseaux se distribuent.
CARACTERES DU-FERENTIELS DU GRAND SYMPATHIQUE DANS LES ANIMAUX AUTRES QUE LES SOLIPÈDES.
Dans tous les mammifères domestiques, la disposition générale du grand sympathique se ressemble beaucoup; nous n'avons donc que des différences peu importantes et peu nombreuses à signaler.
, On remarque, chez le Bœuf, que le filet cervical du grand sympathique ne provient pas de l'extrémité inférieure du fuseau figuré par le ganglion supérieur. Il se détache en arrière de la partie moyenne de ce ganglion; il est divisible en deux ou trois filets pendant un certain trajet, après lequel il s'accole au pneumogastrique. Le rameau qui part de l'extrémité inférieure du ganglion cervical est énorme et gagne la division de l'artère carotide primitive. Le rameau qui accompagne l'artère carotide interne est aussi considérable.
Dans le Chien, le cordon cervical sympathique est intimement confondu avec le pneumogastrique; il n'est pas possible d'isoler ces deux nerfs l'un de l'autre, comme on peut le faire chez les solipèdes et les ruminants. SurJe Lapin, on trouve les deux cordons nerveux indépendants sur toute la longueur du cou.
Le Porc présente un ganglion cervical supérieur, fusiforme, très-allongé. A son extrémité mférieure, il donne naissance à plusieurs filets dont un s'accole au pneumogastrique, dans la région cervicale, et s'en sépare ensuite pour se jeter dans le ganglion cervical moyen; les autres se portent sur la dixième paire et se confondent avec elle au inveau d'un renHement ganglionnaire qu'elle possède en arrière du pharynx. A entrée de la poitrine, on aperçoit un rameau qui se sépare du imeumogastrique pour