OREILLE MOYENNE OU CAISSE DU TYMPAN
a. Muscle interne du marteau. — C'est (iii petit faisceau allongé, Jogé dans une scissure particulière de la portion mastoïdienne du temporal, et prenatit son origine près de l'cxtrénuté supérieure de la trompe d'Eustache; il se dirige de haut en bas et d'avant en arrière, et se termine par un tendon qui se réfléchit en dehors, au devant de la fenêtre ovale, pour venir s'insérer sur le col du marteau.
b. Muscle de Vétrier. — Logé dans une excavation de la paroi interne du tympan,
FiG. 319. — Osselets de l'oreille moyenne du cheval, d'après une figure inédite
de M. Lavocat (*).
près de la fenêtre vestibulaire, sur le trajet de l'aqueduc de Fallope, ce muscle est remarquable par son peu de longueur, son épaisseur relativement considérable et sa forme conique. Il se termine, au moyen d'un petit tendon, en avant de la tête de l'étrier. Dans le cheval, le bœuf et le mouton, on renconlre dans ce tendon un trèspetit noyau osseux (fig. 319, Me).
5" Membrane muqueuse de la caisse du tympan.
Très-fine et très-vasculaire, cette membrane tapisse toutes les anfractuosités de l'oreille moyenne, en se réfléchissant sur la chaîne des osselets, et en se prolongeant dans les cellules mastoïdiennes. Elle est continue avec celle qui tapisse la trompe d'I'lustache, et partant doit être considérée comme un prolongement de la membrane légumeniaire étalée sur les parois du vestibule pliaryngien. Elle est tapissée par un épilhélium pavimenteux simple.
6° Trompe d'Eustache.
La trompe d'Eustache est un étui fibro-cartilagineux qui met en communication la cavité de l'oreille moyenne avec le pharynx.
(■) M, martenn : 1, niniiphf ilu iimrtcoii ; 2, télé. — K, niHiliiino : 1, lironcbe inrérioure; 9, branche 8Ui)0ric«re ; 3, corps. — L, lenticiilniru. — Et, élricr: 1, sommet ; 2, S, brdiicliea ; 3, bnae. — Me, muscle de l'étrier ; i, noyau osseux noyé (lojii lu tendon teruiind.
Étendu en ligne droite sous la base du crâne, depuis la caisse du tympan jusqu'à la partie supérieure et latérale de la cavité pharyngieinie, cet étui, encore appelé conduit guttural du tympan, long de près d'un décimètre chez les solipèdes, « est aplati d'un côté à l'autre, et longé en dehors, par le muscle stylo-pharyngien.
» Son orifice supérieur ou tympanique est étroit.
» L'orifice inférieur, guttural ou pharyngien, situé près et en arrière de l'ouverture gutturale des cavités nasales, est évasé et représente une grande fente oblique eu bas et en dehors; les bords contigus de cet orifice sont soutenus par une lame cartilagineuse, sorte de pavillon, épanouissement de la substance qui forme la base de la trompe.
» Dans sa longueur, le conduit guttural est fendu inférieurement, et, par cette longue • ouverture, la muqueuse s'échappe et descend pour constituer le grand sac particulier aux monodactyles et connu sous le nom de poche gutturale.
7° Poches gutturales.
» La muqueuse qui tapisse la trompe d'Eustache est continue en avant avec celle de i'arrière-bouche; en arrière et en haut, elle se prolonge dans la cavité tympanique^ qu'elle tapisse. En bas, elle se dilate et forme la poche gutturale.
» Au nombre de deux, une de chaque côté, les poches gutturales sont adossées l'une à l'autre dans le plan médian, et descendent jusqu'au niveau du larynx, où elles se * terminent en cul-de-sac constituant leur fond.
» D'avant en arrière, elles s'étendent depuis la partie antérieure du pharynx jusqu'à i la face inférieure da l'atlas.
« La capacité moyenne de chacune d'elles est d'environ k décilitres; mais en raison i de l'extensibilité de la muqueuse, l'étendue et la capacité des poches gutturales peu-vent varier.
)) De forme irrégulière, comme l'espace où elle se déploie, la poche gutturale répond, . en haut et en arrière, à la base du sphénoïde et de l'occipital. Quand ce réservoir est! distendu, sa partie inférieure ou son fond descend sur les parties latérales du pharynxi et du larynx, jusqu'au niveau de l'extrémité inférieure de la parotide, dans le tissui celluleux lâche de cette région.
» Du côté externe. In poche gutturale contracte de nombreux rapports, qui sont! différents dans la portion inter maxillaire, dans la région parotidienne et dans la . portion postérieure.
» a. Dans la région intermaxillaire, la poche répond aux muscles stylo-staphylin, . ptérygo et kérato-pharyngien, ainsi qu'à l'artère maxillaire interne et au nerf lingual;: elle enveloppe la grande branche de l'hyoïde et tapisse la face interne du musclée sphéno-maxillaire.
» b. Dans la région parotidienne, la poche gutturale répond, tout à fait en haut, ài la face interne de la parotide, dont elle est séparée par les vaisseaux et les nerfs auriculaires; un peu plus bas, à l'angle postérieur de l'hyoïde, au muscle stylo-hyoïdien etàà l'apophyse slyloïde de l'occipital; en cet endroit monte l'artère auriculaire, oblique em haut et en arrière ; là aussi la membrane de la poche est unie d'une manière moinss lâche aux parties qui la i-ecouvrent.
» Au-dessous de ce point, le sac guttural est en rapport avec le muscle stylo-maxillaire, la carotide externe et les nerfs qui forment le plexus guttural, tels que la neu-vième et la douzième paire, des filets de la dixième, du grand sympathique, etc. Plus-
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bas, il répond à la parolide, et peut se prolonger jusqu'à l'extrémité inférieure de CL'tlc |3;lan(U\
» c. L'n arrière, la poche gutturale lépoad à l'atlas, aux muscles fléchisseurs de la tête, à l'artère occipitale, etc. ; elle forme un repli qui enveloppe principalement le pneumogastrique et le sympathique, et, plus antérieurement, une autre duplicature (|ui entoure la carotide interne.
» La muqueuse des poches gutturales est plus épaisse et plus résistante que la portion comprise dans la trompe d'Eustache et dans la caisse du tympan. Génénilement peu adhérente aux parties voisines, si ce n'est à la branche hyoïdienne, à la face interne du stylo-hyoïdien, etc. , elle est lisse intérieurement et lubrifiée par du mucus qu'elle sécrète; elle peut devenir le siège de collections purulentes qui compriment le larynx et gênent la respiration ; c'est dans ce cas que l'on pratique la ponction des poches gutturales.
» Cette membrane reçoit des divisions vo.sculaires et nerveuses, nombreuses et fines, fournies par les branches qui l'avoisinent.
M Les poches gutturales, communiquant avec l'arrière-bouche et la cavité tympanique, renferment habituellement de l'air; la quantité de ce fluide peut varier dans l'état physiologique, suivant que les réservoirs membraneux sont dilatés ou non; la dilatation est principalement opérée par le muscle plérygo-pharyngien, dont plusieurs fibres se prolongent et s'épanouissent sur la muqueuse; en outre, quand l'oreille est redressée, la membrane est mise en état de tension par le prolongement inférieur de la conque adhérant à sa surface.
» Quoi qu'il en soit, les fonctions des poches gutturales sont loin d'être connues. On ne saurait affirmer qu'elles servent au perfectionnement de la phonation; leurs usages paraissent plutôt relatifs à l'audition, si l'on considère que ces annexes du conduit guttural du tym'pan coïncident, chez les solipèdes, avec un développement de cellules mastoïdiennes moindre que chez les autres animaux.
» Quant à la trompe d'Eustache, elle sert à renouveler dans la caisse tympanique l'air indispensable à l'accomplissement exact des phénomènes auditifs. » (A. Lavocal.)
Art. m. — De l'orellle externe.
L'orf'ilic externe est repré.sentée par le conduit audilif externe et par l'évasemcnl appcndiculaire, en forme de cornet ouvert a l'extérieur, désigné sous le nom de conque ou de pavillon.