PIED POSTÉRIEUR
Cette région, qui a la plus grande ressemblance avec la région analogue du nienibrt antérieur, comprend trois subdivisions : le ?arse^ le métatarse et la 7'égion dùjitée.
1° Os du tarse.
Ce sont des os courts, très-compactes, au nombre de six ou de sept, situés enli i l'extrémité inférieure du tibia et l'extrémité supérieure des métatarsiens, disposé>
comme ceux du carpe, en deux rangées, Vum supérieure, l'autre inférieure.
La rangée supérieure ne comprend qii' deux os, les deux plus gros, Vastragale et caleanéum. — La rangée inférieure est form» en dehors par le cuboide seulement; en dt dans et en avant, elle se subdivise en dci rangées secondaires, dont la supérieure i constituée par le scaijhoïde, et l'inférieure pa le grand et le j)6tit cunéiformes. Ce dei nio est quelquefois partagé en deux; dans ce cas il y a trois cunéiformes, et le nombre toin des os du tarse est de sept.
Asti^agale. — Os irrégulièrement cubique situé en avant du caleanéum, entre le tibi. et le scaphoïde, et divisé en cinq faces : — 1" Une face supéi^ieure et antérieure, con formée en poulie articulaire pour répondr à l'extrémité inférieure du tibia ; cette pou lie, oblique de haut en bas, d'arrière ei avant et de dedans en dehors, peut ctr considérée comme le type de trochlée le plus parfait qui existe dans l'organisation; gorge reçoit le tenon médian du tibia ; ses deux lèvres s'enfoncent dans les gorgt latérales de cet os. — 2° Une face inférieure, occupée par une surface articulair légèrement convexe qui répond au scaphoïde; cette surface est échancrée en dchor
(*) 1, caleanéum ; 2, surface d'itiscrtion du bifémoro-calennéeu ; 3, surface de glissement pour le mfme muscle i, astragale j 5, cuboide ; 6, conduit vasculaire du tarse ; 7, seaphoide ; 8 , grand cnnéirm-mc ; 9 scissure du tibia PO. le tendon de 1 extenseur lati'ral des phalanges ; 10, tète du métatarsien rudimeutaire exlerue ; M, scissure du môlatai sien pnni-ipal pour le passage de 1 artère plantaire au])erlieielle.
FiG. 58. — Tarse vu en deliors (*).
MEMBRES POSTÉIUEDRS. 113
; par une rairiure.à insertion ligamenteuse. — 3" Une face postérieure, irréguiière, taillée de Irois ou quatre facettes diarthrodiales qui s'adaptent à de pareilles facettes (lu calcanéum, et qui sont séparées par une large excavation rugueuse. — Zt°Une face Ci terne, garnie d'enipreinies. — 5» Une face interne, pourvue en bas d'un petit tuber-
I cille d'insertion.
Calcanéum. — Os allongé verticalement, aplati d'un côté à l'autre, présentant dim.v faces, deux bords et deux extrémités.
La face externe est à peu près plane et lisse. — La face interne est excavée en Luulisse de glissement pour former Varcade tarsienne, dans laquelle passe le tendon (lu perforant. — Le bord antérieur est légèrement concave, — Le bord postérieur, plus épais, est droit et rugueux. — Vextrémité supérieure, légèrement renflée, constiLue le sommet du calcanéum et se divise eu trois parties : l'une moyenne, donne ;iLtache au tendon du bifémoro-calcanéen ; l'autre, antérieure, est une surface lisse •sur laquelle s'appuie ce tendon quand le pied est porté dans la flexion forcée; la troisième, tout à fait postérieure, constitue également une surface de glissement, pour le tendon du perforé. — Vextrémité inférieure, large et volumineuse, présente en avant trois ou quatre facettes articulaires qui répondent à l'astragale, et qui sont séparées, conmie celles de ce dernier os, par une surface d'insertion irrégulière et légèrement excavée. En bas, elle offre, pour s'articuler avec le cuboïde, une cinquième facette continue avec l'une des précédentes.
Le calcanéum se développe par deux noyaux d'ossification, dont un pour le sommet.
Cuboïde. — Ce petit os, situé au côté externe du scaphoïde et du grand cunéiforme, entre le calcanéum et deux des métatarsiens, ressemble, non pas à un cube, mais à un parallélipipède allongé d'avant en arrière. Il offre six faces : une supérieure, articulaire, en rapport avec le calcanéum; une inférieure, également articulaire, répondant au métatarsien principal et au métatarsien rudimentaire externe; une interne, garnie de trois facettes pour se mettre en contact avec le scaphoïde et le grand cunéiforme, et parcourue, d'avant en arrièi'e, par une rainure qui forme avec ces deux os un conduit vasculaire; une externe, une antérieure et une postérieu7X, couvertes d'empreintes.
Scaphoïde. — Os aplati de dessus en dessous, dans lequel ou distingue deux faces et une circonférence. — Les faces, toutes deux articulaires, toutes deux creusées d'une rainure d'insertion, sont distinguées en supérieure et inférieure. La première est concave et repond à l'astragale ; la seconde est convexe et se met en rapport avec les deux os cunéiformes. — La circonférence offre, en dehors, deux petites facettes qui s'adaptent à de pareilles facettes du cuboïde. Dans le reste de son étendue, elle est garnie d'empreintes.
Grand cunéiforme. — Aplati de dessus en dessous et triangulaire, cet os, plus petit que le scaphoïde, lui ressemble cependant d'une manière frappante. — Sa face supérieure se met en rapport avec ce dernier os. — Sa face inférieure s'articule avec le métatarsien médian et le métatarsien latéral interne, — Son bord externe est pourvu d'une ou deux facettes pour répondre au cuboïde, — Son bord interne en offre une également qui se met en contact avec une semblable facette du petit cunéiforme. — Son bord antérieur est rugueux dans toute son étendue.
Petit cunéiforme. — Situé au côté interne du tarse, cet os, plus petit que tous ceux que nous venons d'examiner, est allongé d'avant en arrière, aplati d'un côté a l'autre et enclavé entre les os scaphoïde, grand cunéiforme, métatarsien principal et métatarsien rudimentaire interne, auxquels il répond par quatre facettes ariiculanes :
CIUUVEAU. — 2» édit. 8
llil DES OS.
une supérieure, deux inférieures et une interne. Quand cet os est divisé en deux, il ; existe alors trois cunéiformes que l'on peut distinguer, comme ceux de l'homme, sous les noms do premier, deuxième et troisième.
2° Os du métatarse.
Ces os, au nombre de trois, un médian et deux latéraux, présentent la plus grande analogie avec les os métacarpiens. Aussi nous croyons-nous dispensé d'en faire une ' description spéciale. Nous indiquerons seulement les caractères différentiels qui les distinguent des os correspondants dans le membre antérieur.
Ainsi, le métatarsien principal ou médian est plus long que le même métacarpiei!, et son corps, au lieu d'être légèrement comprimé d'avant en arrière, se trouve à peu près régulièrement cylindrique. Il présente en dehors une scissure qui se dirige d'abord obliquement en arrière et en bas, et qui descend ensuite verticalement en longeant le métatarsien latéral externe. La surface articulaire de l'extrémité supérieure est;; creusée, dans son centre, d'une large fossette d'insertion. L'extrémité inférieure est à la fois et plus large et plus épaisse que dans le métacarpien. '
Des deux métatarsiens rudimentaires on latéraux, l'externe est toujours le plus i long et le plus gros. L'interne porte sur la face supérieure de sa tête trois facettes i articulaires, dont deux répondent au petit cunéiforme et la troisième au grand os de même nom.
3° Os de la région digitée.
La région digitée du membre postérieur ressemble exactement à celle du membre • antérieur. L'analogie de conformation entre les os du doigt postérieur et ceux du doigt i antérieur est même poussée si loin, qu'il devient fort difficile de les distinguer les uns « des autres.
On remarquera néanmoins : 1° que la première phalange, moins longue que dans le membre antérieur, moins large et moins épaisse à son extrémité inférieure, est au contraire plus large et plus épaisse à son extrémité supérieure ; 2" que le diamètre •! latéral de la deuxième phalange est plus court; 3° que la troisième phalange, moins 1 évasée à son bord inférieur, se rapproche davantage de la forme d'un V, et que sa face ; inférieure est plus concave; h° que les grands sésamoïdes sont moins volumineux;: 5° que le petit sésamoïde est moins long et moins large.
CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DU MEMBRE POSTÉRIEUR DANS LES ANIMAUX AUTRES QUE LES SOLIPÈDES.
A. Bassin. — On remarque : 1° que dans tous les animaux domestiques, àl'excep- \ tiou des solipèdes et du dromadaire, la direction des coxaux est presque horizontale; :
2° Que dans tous, excepté les solipèdes, l'ilium lend à prendre une direction ver- i ticale ;
3" Que chez les mêmes que précédemment, les diamètres transversaux du bassin ;: sont relativement moins étendus.
Chez le bœuf, le mouton et la chèvre, l'écartement compris entre les deux coxaux. I n'est guère plus grand en avant qu'en arrière ; l'ilium est peu volumineux et ne porte ; que trois tubérosités à l'épine iliaque supérieure externe. Le pubis manque de gouttière sur sa face inférieure; sa face supérieure, comme aussi celle de l'ischium, csni fortement concave. Trois mamelons se présentent sur l'angle postérieur externe de Tischium. La symphyse ischio-pubienne offre sur le milieu de sa face inférieure un noyau épiphysaire dans la jeunesse. I
On remarque encore que le sourcil de la cavité cotyloïde porte trois échancrures, et
que la crête sus cotyioïdienne ou épine sciatique est très- élevée, tranchante, à peine rugueuse en dehors.
La fosse iliaque externe du mouton et de la chèvre est séparée en deux portions par une petite crête longitudinale.
Le bassin du dromadaire est remarquable par sa grande obliquité, sa brièveté et son étroitesse.
Le bord antérieur de l'ilium est convexe; le pubis et l'ischium sont très-épais; le «sourcil de la cavité cotyloïdecst élevé et régulier; la symphyse ischio-pubienne forme lune crête rugueuse eu dehors du bassin; la tubérosilé ischialique est conformée conuiie chez le cheval.
Le bassin àn porc ressemble beaucoup à celui des petits ruminants, pourtant la crête ide l'os iliaque est convexe, et il n'y a pas de protubérance en dehors de la symphyse .ischio-pubienne.
Chez les carnassiers, le diamètre latéral du bassin est plus grand en arrière qu'eu avant. L'ilium est presque vertical; sa face externe est fortement déprimée. L'échancrure qui forme l'arcade ischiale n'occupe que la moitié interne du bord postérieur de l'ischium ; entre cette arcade et la tubérosité ischiatique existe une lèvre rugueuse idirigée par en bas. Il n'y a point de gouttière sur la face inférieure du pubis.
B. Cuisse. — Dans tous les animaux domestiques autres que les solipèdes, le fémur tend à s'incurver et à devenir prismatique et triangulaire ; la face postérieure se rétrécit, et les surfaces d'insertion qu'elle présente se rapprochent plus ou moins ijusqu'au point de se confondre, et de former une ligne âpre dans certaines espèces; la itête est plus distincte ; le trochantin représente uu tubercule rugueux, et il s'unit au itrochanter par une lèvre osseuse oblique ; le trochanter s'abaisse, et forme une seule imasse où le sommet et la convexité se trouvent confondus; le troisième trochanter, la fosse et la crête sus-condyliennes s'effacent plus ou moins.
Chez le bœuf, point de crête sous-trochantérienne ; fosse sus-condylienne peu profonde; crête sus-condyhenne peu marquée. La tête est bien détachée et creusée tout à ifait au centre d'une fossette d'insertion peu profonde. La trochlée est étroite ; son bord linterne remonte sur la face antérieure de l'os beaucoup plus haut que l'externe.
Chez le mouton et la chèvre, la forme générale du fémur rappelle celle du bœuf. On lobservera, néanmoins, que le corps de l'os s'incurve légèrement en arrière ; que la ifossc sus-condylienne est presque effacée; que le trochanter s'est abaissé presque au iniveau de la tête articulaire, et que la trochlée est circonscrite par deux lèvres égales- Dans le fémur du porc, on voit encore une fosse sus-condylienne, mais elle est ilarge et peu profonde; les rugosités de la face postérieure sont remplacées par quelques ihgnes saillantes; le trochanter est au niveau de la tôle; celle-ci est supportée par un col, assez fortement étranglée, et se trouve située en dedans et en avant du trochanter. Cette dernière disposition change la direction du grand axe de l'extrémité supérieure, • lequel croise obliquement celui de l'extrémité inférieure.
Chez le chien et le chat, le fémur est allongé et incurvé en arc. Les surfaces rugueuses de la face postérieure se confondent et forment deux crêtes représentant la iligne âpre du fémur humain. Ces crêtes ne s'adossent pas l'une à l'autre dans la partie I moyenne de l'os ; elles sont simplement parallèles, puis elles divergent en haut et en bas, ipour venir se Ici miner au-dessous du trochanter et du trochantin, et au-dessus des deux condyles. Le trochanter est moins élevé que la tète articulaire. Le fémur des carnasisiers se distingue encore : 1" par l'absence complète du troisième trochanter et de la fosse sus-condylienne (celle-ci est remplacée par un petit lubfirculc qui termine eu
bas la branche externe de la ligne âpre) ; 2° par le rétrécissement prononcé et la longueur du col qui supporte la tête articulaire; 3» par la profondeur de la fosse digitale qui est bordée par une lèvre oblique étendue du troclianter au trochantin.
Le fémur du dromadaire est celui qui rappelle le plus le fémur de l'homme. Il est long, grêle, incurvé en arrière. Le corps de l'os est prismatique dans sa partie moyenne, et les deux branches do la ligne âpre sont adossées au milieu et divergentes vers les deux extrémités. La tête articulaire est très-éloignée du trochanter; celui-ci se trouve abaissé au-dessous de la partie la plus proéminente de cette tête. Le coudyk' interne est plus petit que l'externe; la trochlée est étroite et ses lèvres sont égales.
C. Jambe. — On voit apparaître, pour les os de la jambe, dans les divers animaux domestiques, des différences analogues à celles que nous avons mentionnées dan V avant-bras du membre thoracique. Elles portent surtout dans le plus ou moins de développement que prend \Qj)éroné ; dans les ruminants cet os est réduit à son noyau inférieur. Dans ces animaux aussi la rotule est très-étroite. Dans toutes les espèces domestiques autres que les solipèdes, les gorges articulaires de l'extrémité inférieure du tibia sont dirigées directement d'avant en arrière.
Chez le bœuf, le tibia est court ; il est plus long chez la chèvre et le mouton. Le tibia de ces animaux se fait remarquer: 1" par l'absence de facette latérale sur la tubérosité externe et supérieure; 2° par l'absence de fosse verticale sur la tubérosiir antérieure; 3" par l'absence de lignes rugueuses sur la face postérieure; k° par l'obliquité de haut en bas, de dehors en dedans, de la surface articulaire inférieure. Le poinl le plus saillant de cette surface articulaire est l'extrémité antérieure du tenon médian.
Le corps du péroné et son extrémité supérieure sont remplacés par un cordon fibreux qui s'ossifie quelquefois en partie ou en totalité.
Le tibia du dromadaire est très-long, légèrement infléchi en dehors par son extrémité supérieure, en dedans par son extrémité inférieure. Crête tibiale élevée et tranchante. La face postérieure ne présente qu'une seule ligne rugueuse Umitantla surface poplitée.
Dans le //orc, on trouve un péroné aplati d'un côté à l'autre, mesurant toute la longueur de la jambe, et s'unissant au tibia par ses deux extrémités : en haut, par une facette diarthrodiale, en bas par l'intermédiaire d'un ligament interosseux.
Le péroné du porc se développe par trois noyaux d'ossification; le noyau inférieur s'articule avec le calcanéum, l'astragale, et forme une saillie qui rappelle la malléole externe.
Chez les carnassiers, le tibia est long, mince, et présente une crête antérieure saillante. Le péroné, aussi long que le tibia, s'unit à cet os en trois points : aux deux extrémités, par des surfaces articulaires, dans le tiers inférieur et sa partie moyenne par un ligament interosseux.
D. Pied postérieur. — 1" Os du tarse. — Le nombre des os du tarse varie un peu chez nos animaux domestiques, comme le montre le tableau suivant :
Carnassiers et porc 7
Dromadaire G
Bœuf, mouton, chèvre 5
Chez le chien, le chat et le porc, il y a trois os cunéiformes ; chez le dromadaire, il n'y en a que deux; et, chez le bœuf et le mouton, outre qu'il n'y a que deux cunén formes, le scaphoïde et le cuboïde se soudent en une seule pièce.
L'astragale des WHai'A'zers s'articule avec le scaphoïde au moyen d'une véritable tête séparée du reste de l'os par un rétrécissement appelé col de l'astragale. Le cuboïde. et les cunéiformes répondent à tous les métatarsiens.
I Dans le porc, l'astragale et lo cnicanéum sont très-allongés. Les cunéiformes et le cnboïdc répondent aux métatarsiens des quatre doigts parfaits.
Le tarse du dromadaire présente un astragale qui s'articule h l'aide d'une double ^orgcavec le scaphoïde et le cuboïde; un caicanéum relativement court, et dont les : faces sont îi peu près également excavées; enfin, un cuboïde volumineux. Le tarse des autres ruminants domestiques est grêle en haut. L'astragale, allongé de haut en bas, s'unit au scaphoïde par une gorge antéro-posté- I icure, et au caicanéum par une gorge verticale plus superficielle que la précédente, i.e caicanéum est long et mince; la surface de glissement postérieure du sommet est l'xcavée on gouttière; le petit cunéiforme est très-peu développé et pisiforme.,
T Os du métatarse. — Le métatarse est encore une région dont le nombre des pièces n'est pas le môme dans tous les animaux domestiques. Ainsi, on en compte cinq I chez les carnassiers et le po7T, et deux seulement chez les ruminants.
Les métatarsiens des carnassiers et du porc sont exactement semblables aux mêmes (OS du membre antérieur. Ceux des ruminants en diffèrent un peu.
Chez le chien et le chat, on voit quatre métatarsiens parfaits et un métatarsien I rudimentaire. Celui-ci, articulé h la suite du cunéiforme interne, représente le ves- ! tige du pouce.
Le p07'c possède quatre métatarsiens parfaits el un cinquième, interne et rudimentaire. Ce dernier métatarsien est un petit os aplati d'un côte h l'autre; articulé au moyen d'une facette diarthrodiale, et quelquefois soudé en arrière de l'extrémité supérieure du quatrième métatarsien.
On trouve chez le /jceuf, le mouton et la chèvre, un métatarsien principal et un métatarsien rudimentaire. Le métatarsien rudimentaire ressemble tout à fait au métacarpien rudimentaire ; quant au métatarsien principal, il diffère du métacarpien : par sa grande longueur, sa forme quadrilatère et la présence d'un conduit vasculaire qui raverse en arrière l'extrémité supérieure.
Dans le dromadaire, le métatarsien diffère du métacarpien par sa plus grande largeur, son épaisseur un peu moins considérable, et par la surface articulaire supérieure, qui est divisée par une excavation en deux parties situées sur un même plan horizontal.
. 3° Os de la région dirjitée. — Chez tous nos animaux domestiques, es doigts postérieurs se comportent exactement comme les doigts antérieurs. Les carnassiers seuls présentent une différence notable. Dans ces animaux, en effet, le pouce n'existe pas, ou plutôt il n'est représenté que par le métatarsien rudimentaire, dont nous avons parlé plus haut.
Cependant il arrive très-communément qu'on trouve, chez le chien, un pouce tout 5 fait développé. Dans ce cas, le métatarsien rudimentaire est ordinairement suivi d'un cordon ligamenteux auquel se trouve suspendu un stylet osseux qui représente, soit l'extrémité inférieure du métatarsien, soit la première phalange ; c'est à la suite de ce stylet' que se trouvent articulées les deuxième et troisième phalanges.
COMPARAISON DU MEMBRE ABDOMINAL DE L'UOMME AVEC CELUI DES ANIMAUX DOMESTIQUES.
A. Bassin. — L'axe longitudinal du bassin de /'Aomme forme, avec l'horizon, un angle de /lO degrés environ.
Les os qui le constituent sont, toutes proportions gardées, plus larges et plus forts que dans tous les animaux domestiques.
Les deux faces de Tilium, surtout la face interne, sont fortement cxcavées; la crête
iliaque a la forme d'une S italique.
Le pubis participe seul à la formation de la symphyse pelvienne; aussi, l'arcade qui, chez les animaux domestiques, s'appelle arcade ischiale, prend, chez l'homme, le nom d'arcade pubienne.
En raison de l'excavation de la face interne de l'ilium, on peut diviser la cavité pelvienne en grand et en petit bassin. Dans . le petit bassin, sont logés les organes génitaux et urinaires, ainsi que l'extrémité du tube digestif.
B. Cuisse. — Le fémur de l'homme • presque vertical et situé dans une direction un peu oblique de haut en bas et de dehors en dedans, présente une courbure à concavité postérieure.
Le corps de l'os est prismatique et triangulaire dans sa partie moyenne ; le bord postérieur de ce prisme forme une crête assez saillante qui remplace toutes les éminences à insertions de la face postérieure du fémw- des animaux, et qu'on appelle ligne âpre. La ligne âpre se bifurque en haut et en bas; en bas, les branches de cette bifurcation limitent un triangle ou espace poplité.
La tête est supportée par un col long, inséré obliquement sur l'extrémité supérieure.
Les deux condyles sont réunis l'un à l'autre, en avant, par la trochlée; celle-ci est large et peu profonde.