‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 56 sur 262 · RÉGION SOUS-CUTANÉE · texte numérisé non relu

RÉGION SOUS-CUTANÉE

Elle ne comprend qu'un seul muscle, ]e pannicule charnu, destiné à faire mouvoln la peau qui recouvre le tronc. Mais on pourrait décrire, à la rigueur, conmie muscles" peauciers tous ceux qui s'attachent à la face interne du tégument superficiel, les mus-des de la face, par exemple.

Pannicule charnu.

Préparation. — Coucher l'animal sur le côté, el le dépouiller avec soin en laissant le peaucier sur les muscles qu'il recouvre.

Situation. Forme. Étendue. — Situé à la face interne de la peau, sur les côtés duc thorax et de l'abdomen, le pannicule charnu est un immense muscle large, irrégu-lièrement triangulaire, aminci sur^ses bords, et plus épais dans sa partie centrale que< partout ailleurs.

Le bord supérieur de ce muscle répond à une ligne courbe, convexe en haut, éten—

lie obliquement du grasset au garrot. L'inférieur se porte horizontalement du grasseï 1 iiord postérieur de la masse olécranicnne, en longeant le bord supérieur du slernoocliinien, qu'il recouvre, et auquel il adhère d'une manière assez intime. L'antérieur escend de l'extrémité supérieure de l'épaule sur les muscles de l'avant-bras. Structure. Attaches. — Les fibres charnues qui entrent dans sa composition se irigent d'arrière en avant, dans les deux tiers postérieurs du muscle; mais en arrifjnl sur l'épaule, elles se redressent peu à peu pour devenir verticales. Ces fibres sont i)ntinuées, sur les bords du muscle, par des aponévroses qui l'attachent, soit à la face (iterne de la peau, soit sur les fascia fibreux des muscles superficiels. |i Ce nmscle prend, de plus, sur l'humérus une insertion fort remarquable t[ui se jouve signalée dans les Leçons d'anatomie comparée de G. Cuvier, et qui semble i/oir été omise, du moins pour ce qui concerne les solipèdes, dans tous les traités 'analomie vétérinaire. Voici ce que nous avons pu observer très-souvent à cet égard: nivé au bord postérieur de la masse olécràniemic, le pannicule charnu se partage ideux lames superposées : l'une, superficielle, se continue sur les muscles du membre iiérieur; l'autre, profonde, se termine bientôt par une aponévrose unie au sternoocliinien et bordée à son bord supérieur par un ruban nacré, laquelle aponévrose •nèlre entre le thorax et les muscles du bras pour aller se fixer au trochin. .Rapports. — Par sa face superficielle, avec la peau, qui lui adhère fortement; par ! face profonde, avec le grand dorsal, la portion dorsale du trapèze, la tunique abdolinale, le grand ol)lique de l'abdomen, le grand dentelé, tjuelques intercostaux exomes, la veine de l'éperon, les muscles superficiels de l'épaule et du bras. I Usages. — L'animal, en opérant la contraction du pannicule charnu, fait trémousser inte la partie du tégument cutané qui recouvre celui-ci, pour empêcher les insectes ; venir se poser à la surface du corps, et pour se mettre à l'abri de leurs piqûres,

1 Chez le Chien, le pannicule charnu se prolonge sur la fesse et s'unit, le long de ipine doso-lomhaire, à celui du côté opposé. Il est très-développé dans le cha*,

RÉGION GERyiCALE.

Cette région comprend tous les muscles qui sont groupés autour des vertèbres 'rricales, muscles importants par leur volume et par le rôle qu'ils remplissent dans iconomic animale. On décrit séparément une région cervicale supérieure et une ''férieure.

A. Ri'fjion cervicale supérieure ou spinale du cou.

lîlle compte dix-sept muscles pairs, savoir: la portion cervicale du trapèze {\), rhomboïde, {'angulaire de l'omoplate, le splénius, le grand complexus, le petit rnpkxus, le transversaire épineux du cou, les six intcrtransversaires du cou, le 1 oblique de la tête, le petit oblique, le grand droit postérieur, \c petit droit posté- ■ Ils forment quatre couches superposées de chaque côté du ligament cervical, et "'|"'nl l'espace triangulaire circonscrit par le bord supérieur de ce ligament, les lyses transverses des vertèbres du cou, et l'apophyse épineuse de la seconde verdure dorsale.

(^) Pour la (lescriplion de en muscle, voyez lu UÉGioN sihnane uu dos et des lomues.

Préparation. — Placer le sujet en deuxième position et disséquer successivement les quatr. couches delà région. — Pour étudier la première couche, formée par la portion cervicale du tran pèze, on enlèvera la peau, le tissu cellulaire et les fascia fibreux qui recouvrent ce muscle (voyiig. 90). — La préparation et l'étude de la seconde couche, composée du rhomboïde, de l'angiH laire et du splénius, se fait en deux temps. Dans le premier, on enlève le trapèze et le mastoïdol huméral, en conservant seulement les insertions cervicales de ce dernier muscle; puis on abat l membre antérieur, après avoir scié l'épaule au-dessous de l'insertion des muscles angulaire et graïui dentelé, comme dans la ligure 92. Mais on ne peut découvrir ainsi ni les insertions cervicales, i les insertions dorsales du splénius; il faut alors procéder à la seconde partie de l'opération, c'est-ï^ dire enlever le rhomboïde, l'angulaire et l'extrémité supérieure de l'épaule. — Pour prépara ensuite la troisième couche, qui comprend le grand et le petit complexus, il suffira d'inciser • splénius en suivant la direction de l'encolure, et de renverser en haut et en bas les deux lambeau du muscle (voy. fig. 93). — Enfin on mettra à nu la couche profonde, c'est-à-dire le transversai» épineux, les intertransversaires, les obliques et les droits postérieurs, ainsi que le ligament ce i vical, en enlevant les deux complexus et l'ilio-spinal (voy. fig. 91).

1» Rhomboïde (fig. 92, 1 et 2). i

Szynonymie : Décrit pnr Bourgelnt comme deux muscles, le rekveur propre de l'épaule et le rhombotde, muscl i apjielés pur Girard, Cervico-sous-scapulaire et dorso-sous-soapulaire.

Forme. Situation. Direction. — Ce muscle présente la foruie d'un triangle irèiallongé, el se trouve situé à la face interne de la portion cervicale du trapèze et d cartilage de prolongement de l'omoplate, sous la corde du ligament cervical, dont( suit la direction.

Structure. Attaches. — Il est composé de gros faisceaux entièrement charnus : 1 antérieurs obliques de haut en bas et d'avant en arrière; les postérieurs dirigés dire< tement de haut en bas. Ces faisceaux sont fixés par leur exlrémité supérieure suri portion funiculaire du ligament cervical et sur le sommet des apophyses épineuses d< quatre ou cinq vertèbres dorsales qui suivent la première [insertion fixe) ; par le> extrémité inférieure, à la face interne du cartilage de prolongement de l'omoplate, ( les faisceaux antérieurs se confondent avec ceux de l'angulaire.

Rapports. — Recouvert par la portion cervicale du trapèze, le cartilage du scapi lum et l'aponévrose du grand dorsal, le rhomboïde recouvre le splénius qui est excaj près de son bord supérieur pour le recevoir, et Taponévrose du petit dentelé antérie™ par l'intermédiaire d'une lame jaune élastique. I

Usages. — Il tire l'épaule en haut et en avant. I

2» Angulaire de l'omoplate (fig. 90, û; 92, 3). I

Synonymie : Traohélo-sous-scapulaire (Gir.). — Portion du grand dentelé de Bourgclat. — Releveur de l'omop'iB Cavier). I

Situation. Forme. Structure. — C'est un muscle très-fort, situé en avant l'épaule, triangulaire, aplati d'un côté à l'autre, mince à son bord supérieur, épais m arrière et en bas, et presque entièrement charnu. m

Attaches. — Il prend son origine sur les apophyses irausverscs des cinq dernièA vertèbres cervicales, par cinq languettes distinctes qui se dirigent sur le scapulura <l| convergeant les unes vers les autres. — Ces languettes se confondent bientôt pam former une seuje masse musculaire qui va s'insérer à la face interne de l'omoplate, fU, la surface triangulaire antérieure.

Rapports. — ^Ce muscle est confondu par son bord inférieur avec le grand dentetA 11 est recouvert par la portion cervicale du trapèze, le masloïdo-huméral et le p(A, pectoral. Il recouvre le splénius, la branche inférieure de l'ilio-spinal, et l'intercosM commun. Près du point où il opère sa fusion avec le grand dentelé, sa face inteiA

MUSCLES DU TKONC. 203

, [llière très-intimement aux apophyses transverses des trois premières vertèbres lusales.

/ sages. — Il tire en avant l'extrémité supérieure du scapulum, pendant que l'angle iiinéral se porte en arrière. Si son point fixe est à l'épaule,' il peut opérer l'extension t l'inclinaison latérale de l'encolure.

3» Splénius (fig. 93, 5; 92, 4, 5).

■ Synonijmie : Corvico-trnohélien (Gir.).

Forme. Situation. — Muscle considérable, aplati d'un côté à l'autre, triangulaire, ompris entre la corde du ligament cervical, la branche inférieure de l'ilio-spinal et s apophyses transverses des quatre premières vertèbres cervicales. . Structure. — Le splénius, aponévrotique seulement à sa périphérie, se compose î gros faisceaux charnus qui se dirigent tous en avant et en haut, pour gagner la tête l les premières vertèbres cervicales.

Attaches. — Il se fixe, par son bord postérieur, sur la lèvre du ligament cervical ;sur le sommet des apophyses épineuses des premières vertèbres dorsales, au moyen 'une aponévrose qui se continue en arrière avec celle du petit dentelé antérieur, et ui se confond, par sa face interne, avec celle du grand complexus. — Son bord antéeur est découpé en quatre ou cinq languettes qui constituent les insertions mobiles du iuscie : a. La languette supérieure, la plus large et la plus mince, se termine par une jonévrose (fig. 92, 5) qui s'unit au tendon mastoïdien du petit complexus et qui va à 1 crête mastoïdienne, b. La seconde se rend à un tendon très-fort, commun au splénius, I petit complexus et au mastoïcio-huméral, lequel tendon s'attache sur l'apophyse transîrse de l'atlas (fig. 92, 9). c, d. Les deux ou trois autres s'insèrent directement sur s apophyses transverses des troisième, quatrième et cinquième vertèbres cervicales.

Rapports. — Le splénius répond : en dehors, au rhomboïde, à l'angulaire, à la Drtion cervicale du trapèze et au mastoïdo-huméral; en dedans, aux deux muscles ïmplexus et aux deux obliques de la tête; par son bord inférieur, au bord supérieur ila branche inférieure de l'ilio-spinal.

' Usages. — Il étend la tête et le cou en les inclinant de côté. Si les deux splénius fissent de concert, l'extension est directe.

4° Grand complexus (fig. 93, 6 et 7).

Synonymie : norso-occipital (Gir.).

'Situation. Direction. Forme. — Muscle puissant compris entre la face interne du slénius et le ligament cervical, dont il suit la direction oblique en avant et en haut, iangulaire, aplati d'un côté à l'autre, allongé d'avant en arrière, divisé longitudinaleent en deux portions inégales : l'une postérieure, l'antre antérieure.

Structure. — La portion postérieure (fig. 93, 6), la plus considérable, aponévroque il son origine, entrecoupée d'intersections fibreuses linéaires qui croisent obliqueicnt sa direction, est formée de fibres charnues dirigées en avant. Celles qui coustient la portion antérieure (fig. 93, 7), entremêlées de quelques faisceaux tendineux,

dirigent en haut et .semblent s'insérer sur les précédentes. C'est cette difl'crcnce •ns la direction des fibres composantes propres à chacune des deux portions du grand 'mploxus qui permet de les distinguer l'une de l'autre. Ces deux portions charnues

ne sont elTectivemenl séparées par un véritable interstice que vers leur extrémité infé-rrieure, A son extrémité supérieure, le muscle se rétrécit pour constituer le sommet duH triangle allongé qu'il représente, et se termine par un fort tendon.

FiG. 90, — Muscles superficiels du cou et de la région spinale du dos et des lombes (*).

Insertions fixes. — La portion postérieure prend son origine : 1° sur le sommi des apophyses épineuses des premières vertèbres dorsales, par une forte aponévroi qui se confond avec celles du splénius et du petit dentelé antérieur; 2° sur les ap^ physes transverses des quatre ou cinq vertèbres dorsales qui suivent la seconde, pi autant de languettes aponévrotiques réunies par leurs bords. — La portion antérieui est fixée: 1" sur les apophyses transverses des deux premières vertèbres dorsales, p deux languettes tendineuses analogues à celles de la portion postérieure ; 2" sur I tubercules articulaires des vertèbres cervicales, par l'cxlrémité inférieure de ses M ceaux charnus.

Insertion mobile. — Le grand complexus opère son insertion mobile, au moyen i son tendon supérieur, sur la face postérieure de la protubérance occipitale, à côté I la tubérosité cervicale.

(*) 1, fjortinn dorsale du trapèze; 2, gruud dorsal; 3, porlinii eervienle du tropi'ze ; 4, anmilaire de l'omopl' 5, splénius ; 6, portion antérieure on superficielle du niastoirio-huméral ; 7, son insertion Inimérale ; 7', son inscrmastoïdienne ; 8, l'aponévrose trés-minre qui unit cette insertion un sterno-maxiUairo ; 8', portion postérieure dii n toldo-Iiuniérnl ; 9, son aponévrose inférieure insérée dans l'inlerstiee du Inni;: ahdunlcur du Drus; 10, sterno-mnxilla \\, sous-seapulo-liyoïdien ; 12, portion du |ienueier du cou ; 13, portion du içros extenseur de l'avant-liras ; 14, ve postérieur du long abducteur du bras; 15, sternn-trochinicn.

f Jlapj)or(s. —II est recouvert par le spliînius et le petit compicxus. Il recouvre le ! iganieat cervical, la branche supérieure de l'ilio-spiiinl, le transvcrsaire épineux du (Ui, les obliques et les droits postérieurs de la tête. Les languettes aponévrotiques qui Il tachent aux apophyses transverses dorsales sont comprises entre les deux branches le I ilio-spinal. L'intersiice qui sépare, en bas, les deux portions du muscle livre pas- ;iL;e à l'artère cervicale supérieure.

/ sages. — Puissant extenseur de la tête.

5» Petit complexus (flg. 92, 6, 7; 93, 8, 9), Synonymie : Dorso-tnastoïdien (Gir.),

Situation. Direction. — Situé à la face interne du splénius dans une direction )blique de bas en haut et d'arrière en avant, ce muscle longe le bord antérieur du :rand complexus et fait suite à la branche inférieure de l'ilio-spinal, qu'il semble con- Inuer jusqu'à la tête.

Forme. Structure. — Le petit complexus est un muscle long divisé en deux corps iharnus fusilbrmes et parallèles, l'un antérieur, l'autre postérieur, que l'on pourrait,

la rigueur, considérer comme deux muscles distincts. Tous deux sont formés de aisceaux successifs d'autant plus longs qu'ils sont plus superficiels, et se terminent lar un lendon à leur extrémité supérieure. Le tendon du muscle postérieur est aplati, t s'unit avec l'aponévrose mastoïdienne du splénius. Celui du muscle antérieur est uuiculaire, et reçoit, avant d'opérer son insertion, une digilation du splénius fig. 93, 10) et une autre du mastoïdo-huméral (fig. 93, 11).

Attaches fixes. — Les deux corps charnus du petit complexus prennent leur attache ixe, en commun avec la portion antérieure du grand complexus : 1" sur les apophyses ransverses des deux premières vertèbres dorsales (par l'intermédiaire des languettes iponévroliques qui servent d'origine à ce dernier muscle); 2° sur les tubercules rticulaires des vertèbres cervicales, par l'extrémité inférieure de leurs faisceaux X)nsiituanLs.

Attaches mobiles, — Le tendon terminal du muscle postérieur se rend à l'apophyse inastoïde du temporal. L'antérieur va à l'apophyse transverse de l'ailas.

Rapports. — En dehors, avec le splénius ; en dedans, avec le grand complexus et ss obliques de la tête. Le tendon du corps charnu postérieur est recouvert par l'apolévrose mastoïdienne du mastoïdo-huméral.

Usaf/es. — Le petit complexus incline de son côté la tête et la partie supérieure de l'encolure. Il agit encore comme extenseur de la tete (1).

! 1 Boui'gelat a décrit sous le nom de lonr/ Iransvei'snl la portion antérieure de ce muscle. Il |i|)artcnir la portion postérieure au muscle splénius. — Nous ne savons où les prendre, l'une .jU iintie, dans les doscriptions informes de Lafosse el de Vitct. — Girard les considère, ainsi que lious, comme un muscle unique, qu'il appelle dorso-mafloïdicn. — lîigot les a réunies avec la iaortion antérieure du grand complexus cl le faisceau le plus antérieur du court transversal (branche Inférieure de l'ilio-spinal), pour en hive son muscle tonr/ Iransvcrsnl. 11 a donc compliqué leur description sans la rendre plus claire.

Ces deux faisceaux musculcux étant, à nos yeux, exactement représentés (le postérieur du |moins) par le jielU complexus des antliropoloinistes, nous avons cru devoir les faire connaître sous ce nom. Quant au muscle presque généralement appelé in'ltl coinplcriis par les anatomistes vétérinaires, nous le décrirons, à l'exemiile de Meckel, connut; une portion du grand droit jiosléirieur de la tête.

6" 'fransversaire épineux du cou (fig. 91, 4).

Synonymie : Court épineux (Ilourg.). — Dorso-t-pinoux (Gir.).

Situation. — Entre le grand complexus et le ligament cervical, sur les lames des cinq dernières vertèbres du cou.

Forme. Structure. Attaches. — Ce muscle, qui continue dans la région cervicalel le transversaire épineux des lombes cl du dos, est généralement formé de cinq faisceau» épais et courts, fortement aponévrotiques, dirigés en avant^ en haut et en dedans.

Fig. 91. — Ligament cervical et muscles profonds du cou (*).

Ces faisceaux, attachés, par leur extrémité postérieure {insertion fixe), sur les cino derniers tubercules articulaires de la région cervicale, se fixent, par leur extrémitd antérieure ou supérieure {insertion molnle), sur les sixième, cinquième, qnatrièmei troisième et deuxième apophyses épineuses de la même région.

Rapports. — En dehors, avec le grand complexus ; en dedans, avec la branche su-i périeure de l'ilio-spinal et le ligament cervical. Par sa face antérieure, ce iimscle es appliqué sur les lames des vertèbres cervicales et sur les ligaments inlerlamellaires.

Usages. — Extenseur et inclinateur de la lige cervicale.

(*) I, iiortion lniin.'lliiim ilu lii^nmeiil cervical ; 2, |iortii)ii fuiiicnlaire du mùnie ; 3,3, iiiusclc IraiisversBire ciiiiiu«ïd > dos et des Inmbes ; 4,4, muscle tiiuisvci'sniro épini'ux du cou ; 5, muscle grand droit postérieur de la tète ; 6, muscl' petit droit postérieur; 7, lauscle grand oblique do la lëte; S, muscle petit oblique; 9,9, muscles iutertrnnsversaircr du cou; 10, muecle grand droit uutérieur de la tête; 11, muscle scalène inférieur; 12, muscle scalène supérieur.

MUSCI.liS DU TUONC.

7" Interlransversaircs du cou (fig. 91, !)). - tiijmic : Iiitei'cervieftux (liir.).

i Ce sont six' petits faisceaux courts et fortement tendineux, dédoublés chacun en deux is( ('aux secondaires, l'un supérieur, l'autre inférieur. Ils sont logés dans les excava- « )ii.s latérales comprises entre les apophyses transverses el les apophyses articulaires ? s vertèbres cervicales, et se portent d'une verlèbre à l'autre (excepté de la première ,1 deuxième). Recouverts par les attaches cervicales de la plupart des muscles de iucolure, ils recouvrent les vertèbres sur lesquelles ils s'attachent, ainsi que l'artère la veine vertébrales et les trous de conjugaison. Ils inclinent l'encolure de côté.

8» Grand oblique de la tête (fig. 91, 7).

àtjnonymie : A.\uulo-atloidien ((lir.).

, Forme. Direction. Situation. — ■ Muscle court, épais, large, oblique d'arrière en lant et de dedans en dehors, appliqué sur la face supérieure des deux premières Ttèbres du cou.

Structure. Attaches. — Ses fibres, presque toutes charnues, parallèles entre elles, (d'autant plus longues qu'elles sont plus superficielles, s'attachent, par leur extrémité »stérieure {insertion fixe), sur la face externe de l'apophyse épineuse de l'axis, par ar extrémité antérieure [insertion mobile), sur la face supérieure de l'apophyse ansverse de l'atlas.

.Bapporfs. — En dehors, avec le splénius^ le grand et le petit complexus ; en dedans, •ec l'atlas, l'axis et l'articulation axoïdo-atloïdienne ; en haut, avec les droits poslé- Burs de la têie ; en bas, avec le grand droit antérieur.

I Usages. — Il fait pivoter l'atlas sur l'apophyse odontoïde de l'axis. C'est donc le itateur de la tête par excellence.

9» Petit oblique (fig. 91, 8).

Synonymie : Atloido-mastoulien (Gir.).

'Muscle court, épais, quadrilatère et fortement aponévrotique. Ses fibres sont fixées arrière [origine) sur la lèvre qui borde l'apophyse transverse de l'atlas ; elles se irtent de là en avant, en haut et en dedans, pour s'attacher [terminaison) : 1" sur 'pophyse styloïde de l'occipital ; 2° sur la face externe de cet os, aux empreintes qui irdcnt, en arrière, la crête mastoïdienne; 3" sur la crête mastoïdienne elle-même. Ce uscle est recouvert par le tendon mastoïdien du petit complexus, par l'aponévrose ipérieure du splénius et celle du mastoïdo-huméral. Il recouvre l'articulation atloïdocipitale, l'insertion occipitale des droits postérieurs de la tête et l'origine des muscles cipito-styloïdien et digaslriquc. Il incline la tête sur l'atlas en l'élendanl légèrement.

10" Grand droit postérieur de la tôle (fig. 91, 5).

Synonymie : Petit complexiis el gruml (In.il iM.stériiMii- <h; llr)iirh'(:lul,. — l.mi|,' et court nMii(l.i-ocLM|.ilnl ili' (lii'unl.

> Forme. Structure. Situation. — Allongé, prismaticpie, facilement divisible en doux isccaux, l'un superficiel {petit complexus ào Bourgelat), l'autre profond {grand droit >sféricurdu même), entièrement charnu et formé de fibres parallèles, ce muscle est

logé, avec le petit droit postérieur, dans un espace triangulaire circonscrit par la covdu du ligament cervical et le bord interne des muscles obliques. ^

Attaches. — Il est attaché, par son extrémité postérieure, sur toute l'étendue del, lèvre raboteuse qui termine l'apophyse épineuse de l'axis {i7îscrtion fixé)-. — Son ex; tréniilé antérieure s'insinue sous le muscle jietit oblique et se fixe sur l'occipital, eh arrière de l'insertion supérieure du grand complexus, dont le tendon reçoit quelques unes des fibres du faisceau superficiel [insertion mobile).

Rapports. — En haut, avec le grand complexus; en bas, avec le petit droit; e;i dedans, avec la corde du ligament cervical et le muscle analogue du côté opposé; dehors, avec les obliques.

Usages. — Ce muscle, congénère du grand coniplexus,»opère l'extension de la têta

11" Petit droit postérieur (fig. 91, 6).

Synonymie : Atloïciu-occipital (Gir.).

Très-petit muscle aplati de dessus en dessous, large et triangulaire; innnédiatemeE appliqué sur la capsule fibreuse de l'articulation atloïdo-occipilale; s'atlachant, e arrière, sur la face supérieure de l'atlas (origine), en avant, sur la face externe c l'occipital, en dessous du précédent, dont il partage l'action.

B. Région cervicale inférieure ou trachélienne.

Les muscles qui composent cette région sont situés en avant des vertèbres cerv cales, et groupés, pour la plupart, autour de la trachée, qu'ils enveloppent comni dans une sorte d'étui. Ils sont au nombre de onze, savoir : le peaucier du cou, le ma toïdo-huméral, le stcmo-maxillaii^e, le sterno-hyoïdien, le sterno-thxjroïdien. Vomi plat m sous-scapulo-hyoïdien, le grand droit cmtérieur de la tête, le petit dn antérieur, le petit droit latéral, le scalène, le lo}ig du cou.

Préparation. — 1" Placer l'animal en première position. 2" Dépouiller la région pour découv et étudier le muscle peaucier. 3° Enlever ce muscle avec la parotide pour préparer le mastoïc huméral (1), le sterno-maxillaire, le sterno-hyoïJien et le slerno-tlijroïJien. h" Inciser transvt salement le mastoïdo-huméral, près de l'angle de l'cpaule, et l'i^oler du sous-scapulo hyoïdi. pour mettre ce dernier muscle en évidence ; avoir soin de conserver la jugulaire et la parotide, a d'étudier leurs rapports avec lui. 5" Abattre les deux membres antérieurs; ouvrir la cavité Ihoi cique, en sciant les huit premières côtes, près de leur extrémité supérieure ; enlever les viscèi. contenus dans cette cavité, ainsi que la trachée, l'œsophage, le pliarjnx et le larynx, pour met' à nu le long du cou, le scalène et les droits de la tête.

1" Peaucier du cou (fig. 90, 12; 101, 1).

Syiwnymie : Il a été décrit par Bourgelat, et la pliipai t des nrintomistes vétérinaires qui l'ont suivi, comme i muscles : le peaucier du edu et le cutaué de la face.

C'est une expansion membrnniforme, partie charnue, partie aponévrotique, ( recouvre les muscles de Tencolure, du fond de l'auge et de la face.

Les fibres charnues forment, en avant du cou, une mince bandelette qui s'unit, | l'intermédiaii-e d'un raphé fibreux, à celle du côté opposé. Celle bandelette s'applio

(1) On peut encore disséquer le mastoïdo-huméral en môme temps que le trapèze, le sujet ét placé en deuxième position. Ce procédé permet d'étudier aussi bien que possible les inserti supérieures du muscle. (Voyez la figure 90.)

MUSCLUS DU TllUNC. 209

ir les muscles sterno-niaxillnirc, slcrno-hyoïdicii, soiis-scnpiilo-hyoïdien, sternolyroïdicn et sur la veine jugulaire, en enveloppant toutes ces parties comme dans une )utiière. Elle s'amincit graduellement de bas en haut, en sorte qu'elle n'est plus )nslitaée autour de la gorge que par quelques fibres éparses. Dans le fond de l'auge

sur le bord refoulé des branches du maxillaire, les fibres charnues reparaissent avec le certaine épaisseur pour se raréfier de nouveau sur la face externe des joues.

Ces libres charnues partent du prolongement trachélien du sternum (1) et du raphé •édian intermédiaire aux deux muscles; elles se dirigent en dehors et en haut, et se uifondent bientôt avec l'aponévrose. Celle-ci, extrêmement mince, se répand sur le lastoïdo-huméral, les muscles cervicaux supérieurs, la région parotidieane, le masitcr, les joues, et se fixe enfin à la crête zygomatiqiie. Arrivé près de la commissure ^s lèvres, le peaucier s'unit à l'alvéolo-labial, par un faisceau charnu appelé, chez aomme, y^isorhis de Savtorini'^{Cig. 98,10).

I Le peaucier du cou affermit la contraction des muscles qu'il recouvre, et tire en rière la commissure des lèvres. Nous doutons fort qu'il ait, dans la région cervicale i moins, quelque action sur la peau, car il adhère très-faiblement à la face interne ! celle-ci.

2» Mastoïdo-humérar(Gir.) (fig. 90; 92; 93; 101).

Sipionymk : Commun nu bras, au cou et à la t^te (Rourg.). — Représentant le cléido-mastoidien, la portion cla* !«iair(> (lu trapèze, la mt^me portion du doltoUle de l'iioninie, et le muscle acrouiio-trachùlien (des Leçons d'anatomie jijMirc de G. Cuvier, 2' édition) particulier aux animaux mammilères qui se tiennent habitueUement en station quaipétle (2).

.Étendue. Situation. Direction. Composition. — Ce muscle, étendu du sommet ; la tête à la partie inférieure du bras, est appliqué sur l'angle scapulo-huméral et i côté de l'encolure, dans une direction oblique de haut en bas et d'avant eu arrière, •se compose de deux portions accolées longitudinalement l'une à l'autre, unies entre les d'une manière assez intime, et distinguées en antérieure et postériewe. Forme. Stnicture. Attaches. — A. La portion antérieure ou superficielle g. 90, 6) constitue une longue bande charnue qui semble unie, par son bord auté- Gur, au peaucier du cou. Son extrémité supérieure, mince et large, s'attache sur

(1) On pourra se convaincre, en jetant les yeux sur la figure 101 et sur sa légende, que nous slituons au peaucier du cou la bandelette sternale attribuée jusqu'à présent au mastoïdo-huméral. ^ici les considérations qui justifieni, selon nous, cette modification : 1" Cette bandelette n'est iiil distincte du peaucier du cou; ce n'est qu'artificiellement qu'on obtient une séparation entre i deux muscles. 2" En disséquant cette bandelette avec un peu de précaution, on peut voir que 3 fibres, comme celles du peaucier, ne se confondent point avec le bord antérieur du mastoïdoiméral (portion superficielle); elles passent à la surface externe de ce dernier muscle (auquel elles >hcrent intimement, il est vrai, mais dont il est totijours facile de les séparer), et se continuent ■ecl'aponévrose du premier.

(2) On hésite, au premier abord, à admettre que ce muscle soit formé par les éléments divers si compliqués que nous avons énumérés. C'est cependant un fait parfaitement acquis à la science, nous en donnerons une démonstration aussi simple que claire, dont l'idée première appartient à -F. Meckel. Que l'on prermc le chien, par exemple, et que l'on suppose à cet animal une clavile étendue de l'exlrémilc antérieure du sternum à l'acromioii Cette clavicule couperait transverlemont la portion inférieure du masloido-huméral, laquelle serait ainsi divisée en deux parties : me supérieure, l'autre inférieure. Or, la première, s'éteiidant de la clavicule à l'apophyse masïde, d'une part, et d'autre |)art, à la crête mastoïdienne, ainsi qu'au ligament cervical, oi'i elle se ■nfond avec le trapèze, représenterait cxaclemenl la portion daviculairc de ce dernier muscle, et cldidD-m/isloUlkn. Quant à la portion inférieure, elle rappellerait parfaitement par ses attaches portion claviculiiirt: du deltoïde.

Par contre, que l'on suppose l'hotnmc privé de clavicule : les trois faisceaux musculaires que ws venons d'indiquer, en se confondant les uns avec les autres, formeraient le masloïdo-huniéral

II chien, moins la portion postérieure, ou le muscle acromio-trachélien, qui n'a point dereprésennl chez l'homme.

ciiAuvEAU. — 2' ddU.

210 DliS MUSCLES.

l'apophyse mastoïdc el la crête mastoïdienne, à l'aide d'une aponévrose (fig. 90, 7')qu s'unit, eu avant, au tendon du muscle sterno-maxillaire par un très-mince fascia ccUuId aponévroiique. Son extrémité inférieure, plus épaisse que la sujjérieure, s'insère av moyen d'une très-courte aponévrose, à l'humérus, sur le bord saillant qui descend dj

empreinte deltoïdienne et qui limite, en avant, la gouttière de torsion du corps d( ros(fig. 90, 7). 1

B. La portion postérieure ou profonde (fig. 90, 9) représente une seconde ])andi musculeuse, plus courte et plus forte que la précédente. Elle s'attache, en haut, su les apophyses transverses des quatre premières vertèbres cervicales, par autant d languettes charnues (fig. 90, 8) que recouvre la portion superficielle. On observen que la languette supérieure, destinée à l'atlas, s'unit à un tendon qui lui est commui avec le petit complexus et le splénius (fig. 92, 9 — 93, 9', 10 et 11). Quant à l'es trémité inférieure de celte portion du muscle, elle s'élargit sur l'angle scapulo-humè ral qu'elle enveloppe en s'unissant étroitement à la portion antérieure, et se lermini avec celle-ci sur l'humérus. Une aponévrose, qui se confond avec celle du trapèze (j qui envoie une cloison dans l'interstice des deux portions du long abducteur du bras concourt à fixer cette extrémité en s'étalant sur les muscles du bras. ■

Rapports. — Il est recouvert, près de son insertion mastoïdienne, par la gland» parotide et les nmscles cervico -auriculaires; dans le reste de son étendue, par l'apo névrose du peaucier du cou, dont il est séparé par un mince fascia continu avec cehl qui s'étend sur le trapèze. Il recouvre le splénius, le petit complexus, les obliques c la tète, le digastrique, le grand droit antérieur de la tète, le sous-scapulo-hyoïdiei auquel il adhère intimement, l'angulaire, le scalène, le sterno-préscapulaire, le sut épineux, le sous-épiueux, le long abducteur du bras et le coraco-radial.

Usages. — Quand son point fixe est supérieur, il porte en avant le membre antérier tout entier. Ce muscle joue donc un rôle important dans la locomotion, car c'est li qui agit quand l'animal soulève le membre de, devant pour entamer le terrain. Si point fixe du muscle est au membre, il incline de côté la tête et le cou.

3" Sterno-maxillaire (flg. 90, 10; 101, A).

Synonymie : Sterao*mastoïdiea de l'homme et d'un grand nombre d'animaux.

Forme. Structure. Situation. Direction. Attaches. — Muscle étroit, très-allongq presque entièrement charnu, et terminé à son extrémité supérieure par uu tend(i| aplati; situé en avant du cou, sous le peaucier; parallèle au bord antérieur de portion superficielle du mastoïdo-huméral, dont il se trouve séparé par un inlerstid qui loge la veine jugulaire ; attaché inférieurement sur le prolongement irachélien (| sternum [insertion fixe); et fixé supérieurement [insertion mobile) à la portion refoii lée du bord postérieur du maxillaire, par son tendon terminal.

Rapports, — Ce muscle est recouvert par le peaucier du cou et la parotide. .Ij recouvre la trachée, le sous-scapulo-hyoïdien, le sterno-hyoïdien, le sterno-ihyroïdiej^ et la glande maxillaire. Son bord externe, parallèle au bord antérieur du masloIdJ iiuméral, forme avec lui une dépression longitudinale appelée gouttière jugulaire, panf qu'elle loge la veine de même nom. Son bord interne s'unit intimement, dans son ticij inférieur, avec celui du muscle opposé.

Usages. — W fléchit la tête, soit directement s'il agit de concert avec son congij nère, soit de côté s'il entre seul en action. Ce muscle a été considéré à tort plj. Lafosse et Rigot comme un abaisseur de la mflchoire inférieure. Bourgelat a dit avi" raison qu'il ne peut mouvoir cette mâchoire séparément.

4» Sterno-hyoïdieii. — 5" Sterno-thyroïdien (fig. 101, G,'?).

Forme. Structure. Situation. Attaches. — Petits muscles rubaiiés, longs et grêles ; gastriques; situés en avant de la trachée; confondus à leur extrémité inférieure et Uiis à ceux du côté opposé, de manière à former un faisceau unique qui s'attache r l'appendice antérieur du sternum [insertion fixe)] isolés les uns des autres auissus du tendon qui les rend digastriques, et allant se terminer par leur extrémité ipéricure {insertion mobile), le premier, sur la face inférieure du corps de l'hyoïde, I commun avec le sous-scapulo-hyoïdien, le second, au bord postérieur du cartilage yroïde.

/ Rapports. — Recouverts par le sterno-maxillaire et le pcaucier, ils recouvrent la

ce anlérieure de la trachée.

1 Usages. — Abaisseurs de l'hyoïde et du larynx.

6" Omoplat-hyoïdien ou sous-scapulo-hyoïdien (flg. 90, 11 ; 101, 5).

Synûivjmic : Hyoïdien (Doiirgelat).

I Forme. Structure. Situation. Direction. — Ce muscle forme une mince et large nule presque entiJ;reincnt charnue, oblique d'arrière en avant et de bas en haut, euduc de l'angle scapulo-huméral au fond de l'auge, apphquée sur le côté de la achée, dont elle croise très-légèrement la direction.

.Attaches. — Il prend son insertion fixe à la surface interne du sous-scapulaire, r une aponévrose qui se détache de celle qui recouvre ce dernier muscle. — Il lère son insertion mobile sur la face inférieure du corps de l'hyoïde, en se conadant avec le sterno -hyoïdien, et en s'unissant intimement avec les muscles du côté )posé.

■ Rapports. — En dehors, avec le sous-scapulaire, le sus-épineux, le sterno-préscailaire, le mastoïdo-huméral, qui lui adhère de la manière la plus intime, la jugulaire, le erno-maxillaire et le peaucier; en dedans, avec le scalène, le grand droit antérieur : la tète, la carotide primitive et les nerfs qui l'accompagnent, la trachée, la glande yroïde et la face inférieure du larynx.

[On remarquera que la veine jugulaire se trouve entièrement séparée par ce muscle : l'artère carotide, dans la moitié supérieure du cou. ! Usages. — Abaisseur de l'appareil hyoïdien.

7» Grand droit antérieur de la tête (fig. 91 et 92, 10; 93, 13).

tiynoiujmic : Long flùchissetlr de la tôle (Uourgelat). — Traeholo-sous-occipilal (Gir.).

} Forme. Structure. Situation. Direction. — Muscle long, aplati d'un côté à l'autre I fascicule dans sa moitié postérieure, terminé en cône tendineux à son extrémité ttérieurc, longeant, en avant, les premières vertèbres cervicales. Attaches. — En arrière, sur les apophyses transverses des troisième, quatrième et iquième vertèbres cervicales, par autant de languettes charnues, qui sont d'autant lis longues qu'elles sont plus inférieures (mser<«on fixe). — En avant, sur les emleintes du corps du sphénoïde et de l'apophyse basilairc, par son tendon terminal mer lion mobile).

^Rapports. — En dehors, avec le masloïdo-hiiméral, le sous-scapulo-hyoïdien et I petit droit antérieur. En dedans, avec le long du cou et le nmscle du côté opposé. 1 avant, avec la carotide primitive, les nerfs qui accompagnent cette artère, et la

DES MUSCLLS.

poche guUuralc, qui le lapissc près de son insertion mobile. En arrière, avec le gr, oblique de la lêtc et l'articulation alloïdo-occipitale.

Usages. — Il fléchit la tète directement ou en la portant de côté, suivant qu'il a seul ou de concert avec le muscle opposé.

8° Petit droit antérieur de la tête.

Synonymie : Court flécliissem' de la tête (Bourgelat). — Atloido-sous-ocoipital (Gir.).

Petit faisceau prismatique, entièrement charnu ; accolé au côté externe du mus précédent; attaché, en arrière, sur la face inférieure du corps de l'atlas, en avant, le corps du sphénoïde et l'apophyse basilaire, à côté du grand droit antérieur ; rec( vert par la poche gutturale, et recouvrant l'articulation atloïdo-occipitale; concour aux mouvements de flexion de la tête.

* 9» Petit droit latéral.

Synonymie : Petit fléchisseur de la tête (Bourgelat). — Atloîdo-slyloîden (Gir.),

Plus petit encore que le précédent, prismatique et entièrement charnu comme 1 ce muscle, appliqué sur le côté de l'articulation atloïdo-occipitale, s'attache sur l'atl en dehors du petit droit antérieur {insertion fixe), et sur la face interne de l'apopli styloïde de l'occipital {insertion mobile). Il est congénère des deux muscles du antérieurs de la tête.

10» Scalène (fig. 91, 92, 93).

Synonymie : Costo-trachélien (Gir.).

Situation. Direction. Composition. — Situé profondément à la partie inférieure cou, dans une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière, ce muscle co prend deux portions d'inégale dimension, placées l'une au-dessus de l'autre.

Forme. Structure. Attaches. — h . L^i portion supérieure {scalène posté7'ieu/ l'homme), la plus petite, se compose de trois ou quatre faisceaux presque entièreni charnus, attachés par leurs extrémités sur les apophyses transverscs des trois ou qun dernières vertèbres cervicales. Le dernier vient aboutir à l'extrémité supérieure d( première côte.

B. L'inférieure {scalène anférie^ir), la plus considérable, aplatie d'un côté àTailB épaisse et large en arrière, mince et étroite en avant, est formée presque en entien fibres charnues d'autant plus longues qu'elles sont plus inférieures. Elle s'attacl 1° sur les apophyses transverses des quatre dernières vertèbres cervicales, par faisceaux courts, peu distincts les uns des autres, dont le premier se croise avec dernière languette du grand droit antérieur; 2° sur le bord antérieur et la face cxteï de la première côte, où toutes les libres composantes du muscle viennent aboutir.

Rapports. — Le scalène répond : par sa face externe, au sous-scapulo-hyoïdieuy mastoïdo-huméral et au sterno-préscapulaire; par sa face interne, au long du cou, à la t chée, à la carotide primitive, aux nerfs satellites de ce vaisseau et (celui du côté gaua seulement) à l'œsophage; par son bord inférieur, à la veine jugulaire. Les deux p( lions du scalène sont séparées l'une de l'autre, en avant de la première côte, part interstice que traversent les nerfs du plexus brachial.

Usages. — Quand le point fixe est à la première côte, ce muscle fléchit l'encol» directement ou en l'inclinant de côté. Lorsqu'il prend son point d'appui sur le coi

MUSCLES DU IRONC. 21»

e eu avant la première côte, et il la fixe clans cette position pendant la dilatation de poitrine, pour favoriser l'action inspiratrice des intercostaux externes.

11" Long du cou.

Uinonymie : Long flécliisseiii" ilu non (Doiirgelnt). — Sous-clorso-atloulien (Gii.).

Situation. Composition. — iMuscie impair, considérable, recouvrant immédiate- 3iit la face inférieure du corps de toutes les vertèbres cervicales et des six premières

,rsales, formé de deux portions latérales qui sont réunies sur la ligne médiane et qui

fiistituent, dans certains animaux, deux muscles distincts.

i Structure. Attaches. — Chaque partie latérale du long du cou se compose d'une jccession de faisceaux fortement tendineux. Le plus postérieur de ces faisceaux s'al- ,the à la face inférieure du corps des six premières vertèbres dorsales, et se dirige ji-eclement en avant pour gagner le tubercule inférieur de la sixième apophyse traélicnne, sur lequel il s'insère par un fort tendon. Les autres faisceaux, moins con- .érables et confondus en dehors avec les intertransversaires du cou, se portent me vertèbre cervicale à l'autre, et se dirigent en avant, en haut et en dedans, en overgeant vers ceux du côté opposé. Ils s'attachent successivement : en dehors, aux ophyscs transverses des six dernières vertèbres cervicales ; en dedans, à la crête ►'érieure du corps des six premières. Le faisceau le plus antérieur se rend donc au jercule inférieur de l'atlas, sur lequel il opère son insertion, par un tendon qui lui ( commun avec celui du côté opposé, et qui reçoit les fibres les plus superficielles •5 trois ou quatre faisceaux précédents.

Rapports. — En haut et en arrière, avec les vertèbres qu'il recouvre et leurs

iques interarticulaires; en bas et en avant, avec la trachée, l'œsophage, les vais-

ux et les nerfs qui accompagnent ces deux canaux; sur les côtés, avec les muscles

tnd droit antérieur et scalène, dans sa portion cervicale, et, dans sa portion inlra-

Dracique, avec les plèvres, des vaisseaux et des nerfs importants.

Usafjes. — Il fléchit l'encolure tout entière et les vertèbres cervicales les unes sur

autres.

CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES MUSCLES DE LA RÉGION CERVICALE DANS LES ANIMAUX

AUTRES QUE LES SOLIPÈDES

A. Région cervicale supérieure.

Rnminauts.— On remarque, chez le Bœuf, que V angulaire naît, par six denlures, de toutes les vertèbres cervicales, la première exceptée ; et que le splénius, u développé, ne s'attache ni sur la troisième ni sur la quatrième vertèbre cervicale. 'Dans le Dromadaire, le muscle angulaire est très-petit et ne dépasse pas en avant cinquième vertèbre cervicale. Tous les autres muscles de la région présentent des œensioni irès-réduites ; « si le splénius existe dans le Cliameau, il est si faible qu'il ■échappe souvent à la dissection » (Cuvier).

2» Porc. — Les muscles de la région cervicale supérieure, chez cet animal, sont '•néralement très-développés. Le rhomboïde se trouve divisé en deux corps charnus, »nt l'un procède de la protubérance occipitale, et l'autre du ligament cervical rudileniairc et des premières vertèbres dorsales. Vangulaire est attaché, comme dans Ruminants, sur six vertèbres cervicales, parfois même il présente une digitation descend de l'atlas. Le splmim ne se termine antérieurement que par trois corps

charnus; mais ils sont volumincnx et s'insèrent, l'un à l'atlas, l'autre à la crête mri toïdicnne, et le troisième à la protubérance occipitale. Dans le muscle fjrand a, plexus, les deux portions sont complètement séparées l'une de l'autre, excepté à Ici extrémité supérieure, par l'interstice dans lequel rampe l'artère cervicale supérieur. L'aponévrose au moyen de laquelle le muscle s'attache sur les apophyses épineiis des premières vertèbres dorsales n'est pas confondue avec celles du splénius et ( petit dentelé antérieur de la respiration. Quant au petit complexus, son corps clian atloïdien est peu distinct de la branche supérieure de l'ilio-spinal et des inlcriran versaires. Enfin, il est difficile de distinguer le muscle petit droit postérieur du f.i ceau profond du grand droit.

3° Carnassiers. — Dans ces animaux, les muscles de la région cervicale sup rieure sont presque tous volumineux, comme cela s'observe dans le porc. Le rhoi boïde est bifide à son origine, et sa branche antérieure vient de la crête masloïdieni Vangulaire s'attache aussi sur les six dernières vertèbres cervicales. Très-épais très-large, \e splénius ne va qu'à l'atlas et à la crête mastoïdienne. Les muscles obli^ qt droits postérieurs de la tête acquièrent une épaisseur remarquable,

B. Région cervicale inférieure ou trachélienne.

1" Ruminants. — Chez le Bceuf et le Mouton, le peaucier du cou présente c disposition qui s'éloigne considérablement de celle que l'on observe dans les solipè En effet, la portion charnue manque ou paraît manquer dans la région cervicale; ; muscles antérieurs du cou ne sont plus recouverts que par un mince fascia qu' développe sur les côtés de l'encolure. Lorsque ce dernier arrive sur la face, il se co~ nue avec des fibres charnues; un faisceau de ces fibres se comporte comme dam cheval et va se joindre à l'alvéolo-labial; un autre s'entrecroise dans l'auge ave faisceau analogue du côté opposé.

Le peaucier cervical du Bœuf se distingue encore par une particularité exlrêt? ment remarquable, particularité qu'il importe de faire connaître ici : La bande char cervicale, tout à fait absente chez le mouton, ne manque point chez le bœuf; d'après n' elle forme, sous le fascia aponévrotique signalé plus haut, la longue et épaisse lan qui a été décrite par les anatomisles vétérinaires comme l'analogue du ste: maxillaire du cheval. Cette lanière est attachée, à l'instar de la bande musculeuse? la représente chez les solipèdes, à la pointe antérieure du sternum. Mais ses fib au lieu de se répandre eu dehors sur le mastoïdo-huméral, montent, parfaiten isolées de ce dernier muscle, jusqu'au niveau du bord postérieur du maxillaire, elles se terminent (fig. 99, 18) par un tendon «nplati qui, après avoir gagné le) antérieur du masséter, se confond avec l'aponévrose de ce muscle et envoie quek brides fibreuses sur les muscles de la face.

Les deux portions du mastoïdo-huméral des Ruminants sont plus nettement s rées et plus obliques l'une sur l'autre que dans le cheval. La portion superfîc reçoit à sa face interne un petit faisceau funiculaire d'un rouge vif qui procè cartilage de la première côte, et que Meckel est tenté de considérer comme le ve du sous-clavier. Elle se divise supérieurement en deux branches : l'une (portion vicidaire du trapèze), très-large, se rend à l'apophyse mastoïde, à la ligne courir l'occipital et au ligament cervical, en se confondant avec le trapèze (fig. 99, , l'autre [cléido-mastoïdien) se termine par un tendon qui s'unit au slerno-sous-oceif et qui va s'insérer à l'apophyse basilaire, après avoir reçu les fibres du long fléchi

le la tÔte(fig. 99, 21). Quant l\ la portion profonde du maRtoïdo-luimùral , son jxtiTmité supôricuro s'insoro .'i l'allas seulemeni par un tendon aplati, distinct des iisci lions alloïdienncs du splénius et du petit complcxns. Chez le Mouton et la [hovrc, on ne trouve point la petite bandelette costale qui se joint .'i la portion sujurliciellc. Celle-ci se divise îi son extrémité inférieure en deux branches entre Ics-

luolles passe le biceps. La branche supplémentaire se rend b l'épitrochlée. Dans le

l}i-oiuadniro^ le mastoïclo-huméral , réduit h un seul corps charnu, est triangulaire, argc en avant, réuni par une aponévrose avec la portion cervicale du trapèze, et ,ixé snr les trois dernières vertèbres cervicales et sur la crête qui limite en avant la joultière de torsion de l'humérus.

I Le muscle sterno-maxillaire, au lieu de s'insérer sur le maxillaire inférieur, s'unit '\ la branche sous-occipitale du masloïdo-huméral pour aller s'attacher sur l'apophyse )asilaire. Nous discuterons plus tard (voy. nerf spinal) la détermination de ce muscle !t celle de la bande charnue considérée ici comme appartenant au premier.

Quant aux petits mwsdefi sterno-hyoïdien et stei^no- thyroïdien, ils sont plus épais ijue chez le cheval et non digastriques.

j Vomoplat-hyo'idien des animaux ruminants est un muscle peu développé qui pourrait recevoir le nom de trachélo-hyoïdien, car il procède de l'apophyse iransverse le la troisième ou de la quatrième vertèbre cervicale. A son passage sous la branche ^asilaire du mastoïdo-huméral et sous le sterno-sous-occipital (sterno-maxillaire), il contracte des adhérences avec les fibres de ces deux muscles.

Le grand droit antérieur de la tête descend jusqu'à la sixième vertèbre cervicale, îes insertions trachéliennes sont recouvertes par un très-fort faisceau musculeux qui j,ui est annexé. Ce faisceau part, commelui, de la sixième vertèbre cervicale, s'attachesurles kipophyses -transverses des quatre vertèbres qui précèdent cette dernière, en se contondant avec les intertransversaires, et se termine enfin à l'apophyse trachélienne de l'atlas par des fibres charnues et aponévrotiques. Ce faisceau musculeux renforce i.ingulièrement l'encolnre qu'il incline de côté. On pourrait l'appeler, à cause de ses jmtachcSj trachélo-atloïdien (fig. 99, 1h).

I Enfin, dans les Ruminants, le scalène supérieur est très-développé et représente Hine bande aplatie d'un côté à l'autre qui se prolonge, en s'épanouissant, jusqu'à la i urface du grand dentelé.

^ 2° Porc. — Chez cet animal, le peaucier du cou est formé de deux portions: ï 'une, inférieure, qui provient du prolongement [rachélien du sternum ; l'autre, supéb ieure, qui part de la région scapulaire externe. Elles se réunissent en avant, et se irolongent en commun sur les muscles de la face, en contractant des adhérences avec a face externe du corps et des branches de l'os maxillaire.

Les autres muscles de la région cervicale inférieure se rapprochent passablement le ceux des animaux ruminants.

Des deux portions du mastoïdo-huméral, la superficielle est bifide à son extrémité upérieure. La branche postérieure {portion claviculaire du trapèze) s'attache sur le :ôté de la protubérance occipitale; la branche antérieure {cléido-mastoïdien) se rend •eus l'hiatus auditif externe, à la crête qui remplace l'apophyse masloïdc; quant à la lortion profonde, elle s'attache en haut sur l'allas seulement.

Dans le porc, \c sterno-maxillaire représente exactement le stcrno-mastoïdicn, car ion tendon se rend directement à l'apophyse mastoïde.

Le sterno- thyroïdien est double. La branche supplémentaire se rend à la face mféieure du thyroïde.

Vomoplat-hyoïdien et le grand droit antérieur de la tête ressemblent à ceux dul bœuf. Le petit droit latéral est. peu distinct du petit oblique de la tête. Le scalènei supérieur s'étend jusqu'à la troisième côte. Les deux portions latérales du long dii cou sont séparées et forment deux muscles distincts. '

3" Carnassiers. — Chez le Chien, chuqm peaucier se dédouble en deux poriionsj comme dans le porc. Les fibres qui viennent du poitrail se dirigent, en divergeant;; sur la face, dans l'auge et sur la parotide, où elles forment le muscle parolido-aurin culaire. La portion qui provient de la région scapulaire externe est plus épaisse et pluj large; elle recouvre les parties latérales du cou, la parotide, le parolido-auriculairei passe par-dessus la précédente, et se termine sur la face et dans l'auge, où ses fibreti se réunissent avec celles du côté opposé. '

Le mastoïdo-huméral se comporte à peu près comme celui des Ruminants et ài\ porc. La portion superficielle est bifide supérieurement. L'une des branches se fixi^ sur l'apophyse mastoïde (cléido-mastoïdien) ; l'autre, sur la crête mastoïdienne et L: ligament cervical, en s'unissant par une aponévrose avec le muscle trapèze iportio) claviculaire du ti^apèze). La portion profonde va de l'atlas à l'épine scapulaire.

Le tendon du sterno-maxillaire se rend à l'apophyse mastoïde. h&s sterno-hyoïdier et thjjroïdien, épais et non digastriques, partent du cartilage de la première côte.

Les Carnassiers n'ont pas d'oinoplat-hyoïdien ; mais ils possèdent un scalène trèslong qui va jusqu'à la huitième côte, et un muscle long du cou qui tend à se divise* en deux portions latérales.

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