THORAX
La fosse temporale surmonte l'orbite et s'en trouve incomplètement séparée par l'apophyse orbilaire. Ovalaire, couchée obliquement de haut en bas et de dedans en dehors sur les côtés du crâne, la fosse temporale est délimitée, en dedans par la crête pariétale, en dehors par le bord antérieur et la racine longitudinale de l'apophyse zygomatique; elle loge le muscle crotaphite.
Base ou extrémité supérieure de la tête. — Elle présente la protubérance occipitale, la tubérosité cervicale, le trou occipital, les crêtes et les scissures mastoïdiennes, les apophyses styloïdes de l'occipital, les écliancrures stylo-condyiiennes et iescondyles. — Sur un plan plus inférieur et en arrière, on remarque la portion recourbée du bord postérieur du maxillaire.
Sommet. — Formé par les petits sus-maxillaires et le corps du maxillaire inférieur , il supporte les dents incisives et représente une tubérosité plus ou moins arrondie, suivant l'âge des animaux, surmontée, en avant, par l'ouverture extérieure des cavités nasales; cette ouverture, comprise entre l'apophyse externe des petits sus-maxillaires et l'épine nasale, se trouve divisée, dans l'état frais, en deux orifices qui constituent les naseaux.
intérieur, la tête renferme les fosses nasales et la boite crânienne. Nous ferons la description de ces cavités en même temps que celle des appareils auxquels elles appartiennent. (Voyez Y appareil de la respiration et T 'appareil de l'innervation.)
Art. III. — - Du thorax.
Le thorax représente une cage conoïde, allongée d'avant en arrière, suspendue sous les vertèbres de la région dorsale, et destinée à contenir les principaux organes de la respiration et de la circulation. Il se compose des arcs osseux nommés côtes, au nombre de trente-six, dix-huit de chaque côté, et d'une pièce impaire, le sternum , qui sert de point d'appui direct ou indirect à l'extrémité inférieure des côtes.
§ I. — Des os du thorax en particulier.
1» Sternum (flg. 27).
C'est une pièce ostéo-cartilagineuse , allongée d'avant en arrière , comprimée d'un côté à l'autre dans ses deux tiers antérieurs, et de dessus en dessous dans son tiers postérieur, légèrement incurvée sur elle-même, située sous le thorax dans une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière. Elle oiïre à étudier une /ace supérieure, deux faces latérales, trois bords et deux extrémités.
Faces. — La face supérieure, légèrement concave dans le sens de sa longueur, représente un triangle isocèle très allongé dont le sommet est dirigé en avant ; elle constitue le plancher de la cavité thoracique. — Chaque face latérale comprend deux parties, l'une supérieure, l'autre inférieure. La première présente huit cavités diarthrodiales, qui reçoivent l'extrémité inférieure des cartilages des vraies côtes; ces cavités, allongées de haut en bas, sont d'autant plus rapprochées les uucs des autres qu'elles sont plus postérieures. La partie inférieure, plus étendue en avant qu'en arrière, offre aux puissants muscles pectoraux une large surface d'insertion.
Bords. — Les deux bords latéraux séparent la face supérieure des faces latérales; ils régnent au-dessus des cavités diarthrodiales creusées sur ces dernières, se réunissent antérieurement, et donnent attache, l'un et l'autre, à un cordon fibreux. — Le bord inférieur est opposé à la face supérieure ; convexe, mince et très proéminent dans ses deux tiers antérieurs, il simule, jusqu'à un certain point, la carène d'un navire.
Extrémités. — L'antérieure, aplatie d'un côté à l'autre et recourbée en haul, dépasse de quelques centimètres la première cavité articulaire des faces latérales; elle constitue le prolongement trachélien du sternum, — là postérieure est aplatie de dessus en dessous cl forme une large palette cartilagineuse, très mince, creuse en dessus, convexe en dessous, qui a reçu le nom de prolongement abdominal ou d'appendice xiphoïde.
Structure et développement. — Le sternum est une des parties du squelette qui ne subissent pas complètement la transformation osseuse. Il se développe, chez les solipèdes, par six noyaux impairs de substance spongieuse, rangés les uns à la suite des autres, à la manière des grains d'un chapelet. Jamais ces noyaux ne se soudent entre eux pour former une pièce unique; ils restent séparés, pendant toute la vie de l'animal, par la gangue cartilagineuse primitive. Celle-ci constitue entièrement le prolongement antérieur de l'os, sa carène et l'appendice xiphoïde. Quand ces parties du sternum s'ossifient, ce qui est rare, ce n'est jamais que partiellement.
Différences. — Ruminants. — Le sternum du Bœuf, fort large, est aplati de dessus en dessous dans toute son étendue ; il présente, par conséquent, une face supérieure, une face inférieure, et deux bords latéraux qui portent les cavités articulaires destinées à répondre aux cartilages costaux. Les pièces osseuses qui le constituent sont au nombre de sept; elles sont beaucoup plus compactes que celles du cheval, et se soudent de bonne heure entre elles, à l'excepliou de la première ; celleci s'unit à la seconde par une articulation diarlhrodialc qui lui permet d'exécuter des mouvements latéraux. Point de prolongement trachélien. Appendice xiphoïde peu développé et bieu détaché du corps de l'os. — Dans le sternum de la Chèvre et de la Brebis, les deux premières pièces ne se mettent point en rapport par une articulation diarthrodiale; elles sont simplement réunies par une couche de cartilage qui finit meme, chez les vieux animaux, par être envahie complètement par l'ossification.
Porc. — Le sternum de cet animal présente, dans sa conformation générale, les dispositions essentielles du sternum des grands ruminants. Il est pourvu d'un prolongement trachélien très prononcé, et se compose de six pièces divisées elles-
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mêmes, du moins les quatre ou cinq dernières, en deux noyaux latéraux. Celte parlicularilé se retrouve également chez les jeunes ruminants.
Carnassiers. — Le sternum du Chien et du Chat est formé de huit pièces allongées d'avant en arrière, évidées dans leur partie moyenne, renflées à leurs extrémités, conformées, en un mot, sur le même plan que les dernières vertèbres coccygiennes du cheval; elles ne se soudent jamais entre elles.
2* Des côtes.
On compte, avons-nous dit, pour chacune des moitiés latérales du thorax, dixhuit côtes (1), qui sont à peu près parallèles entre elles et séparées les unes des autres par les espaces appelés intervalles inter- costaux. Attachés, par leur extrémité supérieure, aux vertèbres de la région dorsale, ces os se tcrmiuent, à leur extrémité inférieure, par un prolongement élastique et flexible nommé cartilage costal , au moyen duquel ils se mettent en rapport direct ou indirect avec le sternum.
— Nous ferons connaître, d'abord, les caractères communs à toutes les côtes, puis les caractères spéciaux qui peuvent servir à les distinguer les unes des autres, et nous passerons enfin à l'examen des différences qu'elles présentent chez les animaux domestiques autres que les solipèdes.
A. Caractères communs a
TOUTES LES CÔTES* — NOUS les
étudierons dans une description type qui s'adressera successivement à la côte proprement dite et à son cartilage de prolongement.