‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 111 sur 180 · TONIQUE MUSCULAIRE OU ÉRYTHROÏDE · texte numérisé non relu

TONIQUE MUSCULAIRE OU ÉRYTHROÏDE

(Fig. 229) n.

On donne ce nom (du grec Èpuôpo';, rouge) à une membrane rougeâtre, formée par l'épanouissement des fibres du crémasler. Très-prononcée chez les sujets jeunes et vigoureux, cette tunique est en partie atrophiée chez le vieillard (1).

Nous avons vu (voyez Mxjologie, t. I, p. 523) que le crémaster était essentiellement constitué par deux faisceaux de fibres, qui naissent, l'externe, de la gouttière de l'arcade crurale, en dehors du canal inguinal, l'interne, de l'épine du pubis. Les anses les plus inférieures du petit oblique et du transverse, quand elles existent, en sont complètement distinctes. Le faisceau externe, plus considérable, descend à la partie postérieure du cordon, et ses fibres vont en divergeant; le faisceau interne, beaucoup plus faible, descend au côté interne et s'épanouit également à la surface du cordon. Au niveau du testicule, tous ces faisceaux s'irradient en éventail et forment autour de cette glande une série d'anses aplaties, réunies en membrane par du tissu conjonctif et élastique qui établit des adhérences intimes entre la tunique érythroïde et la tunique celluleuse. Une lamelle celluleuse, prolongement de celle qui comble les mailles losangiques de l'aponévrose du grand oblique, se détache du pour, tour de l'anneau inguinal et recouvre les faisceaux du crémaster; cette lamelle se perd avant d'atteindre le testicule.

Le crémaster et la tunique érythroïde, qui en est l'épanouissement, sont les agents du mouvement d'ascension brusque du testicule, bien distmct du mouvement lent, graduel, vermiculaire, qui est le résultat de l'action du dartos. Chez

(') Portion inférieure de la cavité abdominale et scrotum ouverts et ^'^e proflU Les envei^^^^^^^^^ perficielles du testicule, ainsi que le feuillet pariétal de la tunique vagmale ont été e. levés P^^Uel emem pour permettre de voir le testicule eu place. - f , section de la branche hon^ontale du pub.s de la branche inférieure de l'ischion. - \ u.uscles divisés en travers. (Obturateur «J'^^f externe et pectiué.) - A.. Vc, artère et veine crurales. - 1, "''^^^'^'^^^^^/^'^t^^^^^^^ V, légère dépression de ce dernier dans l'anneau inguinal mterne. - 3, fasc.a '""s^';"'^'''^^^ i , oblique interne. - b, aponévrose du muscle oblique externe et p.l.cr ^"f "="%''«J;""^;"1"^;' d^.los. '6', pilier inférieur. - 6, fascia superGcialis. - 7,r, faisceaux du "•^'"''f -J'/'l" ,3'' hydaîido non - 10, tunique celluleuse. - 11, tunique vaginale, feu.Uet pariétal. - 12, "="'"=" *•...',' Revêtus du pédiculée. -li.épididyme. -15, hydatide pédiculée. - 16, vaisseaux du testicule, revêtus feuillet viscéral de la tunique vaginale.

(1) Le crémaster est extrômement développé chez le cheval entier; «^'f '"'"^""i^^.^'èri^^^^ animal qu'on peut bien constater la différence qui existe entre le creinastm eU«s 1. re. rieures du petit oblique, dont les anses n'existent pas, d'ailleurs, chez tous les suje . .

Le crémaster et la tunique érythroïde sont bien distincts des anses du petit oblique.

Mouvement d'ascension du testicule biendistinct du mouvement vermiculaire.

SPLANCHNOLOGIE.

un sujet dont la muqueuse uréthrale était très-irritable, l'introduction d'une bougie s'accompagnait' d'un soulèvement brusque et prolongé des testiculea,

(Fig. 230) {•). (Fig- 231) ('♦).

avec écartemeat de leurs extrémités inférieures. Ce mouvement d'ascension des testicules était tout à fait indépendant du dartos et du scrotum, lequel restait flasque et pendant au-devant des cuisses.

i° TUNIQUE CELLDLEHSE.

La tunique ttinique celluUuse forme au testicule et au cordon testiculaire une enveloppe ceiiuieuse Commune, à parois minces et transparentes, étroite le long du cordon, renflée inest"bTeTdTs férieurement, pour envelopper le testicule, d'où le nom de gaine fibreuse commune tincte de la au cordon et au testicule, sous lequel elle est généralement connue. Au niveau '"ginak testicule, la tunique celluleuse adhère à la tunique vaginale, dont elle ne peut

être séparée; sur le trajet du cordon elle forme une enveloppe distincte qu'on peut suivre dans l'intérieur du canal inguinal, jusqu'au fascia transversalis. Aussi quelques anatomistes ont-ils regardé cette tunique celluleuse comme un prolongement du fascia transversalis, qui serait entraîné par le testicule au moment où celui-ci s'engage dans le canal inguinal; cette manière de voir n'est pas sans fondement.

La tunique celluleuse joue à l'égard de la tunique vaginale, en dehors de laquelle elle est placée, le rôle de ce tissu sous-séreux que nous rencontrons dans les régions où les membranes séreuses revêtent des parois de cavité. La tunique celluleuse sert en outre de support au crémaster, qui y prend de? poinis d'insertion. Sa ténuité l'a fait longtemps négliger par les anatomistes : mais dans les cas de hernie, elle acquiert quelquefois une épaisseur considérable.

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