‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 115 sur 180 · DU CANAL DÉFÉRENT · texte numérisé non relu

DU CANAL DÉFÉRENT

vésicules, s'accompagne quelquefois de bosselures qui donnent à cette partie du canal un aspect analogue à celui des vésicules séminales.

Le canal déférent constitue donc en cet endroit une sorle d'ampoule aplatie ou (le réservoir provisoire, au-dessous duquel il se rétrécit de nouveau, avant de s'ouvrir dans la cavité des vésicules séminales. Mais outre les bosselures qui font

(Fig. 248) (*)•

(Pig. 249)

saillie au dehors, et dont les plus inférieui'es prennent quelquefois un développement considérable, il existe, dans l'épaisseur même de la paroi de l'ampoule, des espèces de diverticules du canal principal, terminés en cul- de-sac et étendus parallèlement à ce dernier ; c'est ce que montrent très-bien les coupes pratiquées sur l'ampoule à diverses hauteurs. Ces diverticules, assez nombreux, sont plus ou moins développés ; les plus inférieurs s'ouvrent dans le canal déférent au voisinage de l'orifice de communication avec la vésicule.

La surface interne du canal déférent présente des plis longitudinaux, qui s'effacent lorsque le canal est ouvert et étalé; elle est blanche, rugueuse et aréolaire. Ces rugosités sont dues à de petits faisceaux fibreux diversement dirigés , qui font saillie à la surface de la membrane et circonscrivent de petites fossettes ou vacuoles superficielles.

Ces fossettes deviennent beaucoup plus marquées au niveau de l'ampoule terminale; elles constituent là des aréoles, séparées les unes des autres par des plis ou plutôt par des cloisons anastomosées en réseau et analogues à celles qui existent sur la muqueuse de la vésicule biliaire; ces aréoles, dont le diamètre est de i millimètre environ, sont subdivisées elles-mêmes en aréoles secondaires par des réseaux de cloisons plus petites.

La longueur totale du canal déférent déplissé est d'environ 50 centimètres, dont les deux tiers appartiennent à la portion non flexueuse. Son diamètre est de 3 millimètres à sa partie moyenne, et celui de sa cavité ne dépasse pas 0'°'",5. Cette grande épaisseur des parois du canal déférent, qui contraste si fortement

[') Sections transversales du canal déférent. — A, immédiatement au-dessus de l'ampoule. — B, C, a travers l'ampoule. — *, extrémité supérieure en cul-de-sac d'un diverlicule. — **, section transversale d'un diverlicule traversé par des cloisons.

(**) Section médiane de l'urcttirc et de la prostate, et culrémité inférieure de l'ampoule ilu canal déférent ouverte sur la ligue médiane cl étalée.— 1, prostate.— 2, urcllirc— 3, canal ejaculalcur. - 4, ouverture de la véiicule séminale. — 5, paroi postérieure de cette dernière.

Surface in terne du canal défé rent.

Longueur totale.

Diamètre.

Calibre.

Épaisseur des parois

SPLANCIINOLOGIE.

Structure.

Glandts.

avec l'étroitesse de sa cavité, est une particularit(5 qui dislingue ce canal de tous les autres canaux excréteurs. C'est aussi à celte épaisseur des parois qu'il doit celle rigidité qui l'cnipéche de s'afl'aisser quand il ne contient aucun liquide, et cette dureté qui permet de le reconnaître par le toucher au ' milieu des autres parties constituantes du cordon, soit dans l'élal physiologique, soit môme dans l'état de maladie, où il peut acquérir un volume assez considérable.

Structure. Trois tuniques superposées constituent la paroi du canal déférent : une tunique celluleuse, une tunique musculeuse et une tunique muqueuse.

La tunique celluleuse se continue extérieurement avec le tissu cellulaire qui entpure les éléments du cordon. Elle se compose de faisceaux de tissu conjonctif, entre lesquels se voient de nombreux vaisseaux sanguins et filaments nerveux, ainsi que des faisceaux longitudinaux de fibres musculaires de la vie organique.

La tunique musculeuse forme à elle seule plus des quatre cinquièmes de l'épaisseur totale de la paroi du canal déférent ; elle se compose d'une couche puissante de fibres circulaires, en dedans et en dehors de laquelle s'applique une couche plus mince de fibres longitudinales. De ces deux couches longitudinales, l'interne est beaucoup plus faible que l'externe , et manque même en certains points. Des fibres conjonctives et élastiques forment des réseaux entre les fais ceaux musculeux.

La tunique muqueuse comprend : 1° une membrane propre, formée de tissu conjonctif et de fibres élastiques; ces dernières, dans la portion externe de lamem braue, sont réunies en un réseau serré, à mailles allongées transversalement, tandis que, dans les couclu internes, elles sont isolées et dirigées principalement dans le sens longitudinal; 2° une couche épithéliale, formée de cellules cylindriques, mesurant O^^jOb de hauteur Outre l'aspect spécial qu'elle présenti lamuqueuse qui revêl l'ampoule du canal déférent, se dislingue par les(7/a?irfw/csspi'ciales qu'elle renferme. Ces glandules, qu i traversent toute l'épaisseur de la muqueuse, et s'étendent même quelquefois jusque dans la couche musculeuse, soni desglandese7i cœcum^ renflées à leur extré- , ,,,, ™ité close, ordinairement simples et dis-

posées parallèlemenl les unes aux autres, comme les glandes de Lieberkuhn de Imlestm grêle; quelquefois cependant elles sont unies entre elles el s'ouvrent

(') Section transversale do la paroi du canal dcfdrpni ( che n,„sculensc lonf-iludlnale interne. - 4. couche nuTcnlV '^^ T-"" '' ■^""•''""^ ''"P^^.r culaires longitudinales Cernes. - 6, tunique relluleuse " ~ ''

("î Section de la muqueuse qui paniil Pampoiilc du canal déférent.

(Fig. 251)

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